Fernand Bouxom, né le à Wambrechies (Nord) et mort le à Argenteuil (Val-d'Oise), est un homme politique français.

Biographie Fils d'un employé de bureau du Nord et d'une repasseuse, Fernand Bouxom, juste après l'obtention du certificat d'études, entre dans la vie professionnelle comme coursier, puis employé de bureau.

Il s'engage d'abord dans le syndicalisme, au sein de la CFTC, et participe à la création en 1926 de la Jeunesse ouvrière chrétienne, dont il devient permanent en 1929.

En 1934, il est élu secrétaire général de la JOC. Se situant à l'aile gauche de la mouvance chrétienne sociale, il participe à la fin des années 1930 à la création de la Ligue ouvrière chrétienne puis du Mouvement populaire des familles.

Mobilisé en 1939, puis rendu à la vie civile en , il participe à la résistance, essentiellement dans le cadre de Témoignage Chrétien.

A la Libération, il entre au comité de rédaction du quotidien L'Aube, et adhère au nouvellement créé Mouvement Républicain Populaire.

C'est sous cette étiquette qu'il est élu conseiller municipal d'Epinay-sur-Seine en 1945, avant de mener la liste de son parti dans la 5ème circonscription de la Seine, pour l'élection de la première assemblée constituante en . Il obtient 27,5 % des voix et est élu député.

De nouveau candidat en , il subit la concurrence d'une liste de droite, absente l'année précédente, et voit son résultat légèrement baisser : avec 23,9 % des voix, il est cependant facilement réélu.

Devenu vice-président de l'Assemblée, il fait en août une intervention remarquée en faveur d'une politique nataliste soutenue par des prestations familiales de haut niveau.

Réélu en novembre, avec cette fois 22,6 % des voix, il conserve son mandat de vice-président de l'assemblée.

Député très actif, il apparaît vite comme un des spécialistes de la politique familiale et le porte parole du MRP sur ces questions. En , il fait ainsi partie de la commission spéciale qui doit étudier l'ensemble de cette politique. Il défend alors l'instauration d'un « minimum vital familial ».

Fidèle au positionnement de son parti, il est assez farouchement anti-communiste, mais aussi opposé au gaullisme autoritaire du RPF. Il est aussi très engagé dans le Mouvement Européen.

De nouveau candidat en 1951, il subit cependant la concurrence gaulliste et n'obtient que 8,3 % des voix, ce qui est suffisant pour se faire réélire.

Reconduit à la vice-présidence de l'Assemblée, il est toujours très actif sur les questions familiales.

En 1956, son résultat électoral chute encore. Avec seulement 5,7 % des voix, il sauve son siège de justesse. Toujours actif sur ses dossiers de prédilection, mais plus en retrait sur les questions de politiques générales, c'est sans doute parce qu'il mesure toute la difficulté d'une réélection au scrutin majoritaire qu'il abandonne la vie politique à la fin de la Quatrième République.

Il est alors présenté par la CFTC au poste de directeur de la caisse d'assurance-chômage (ASSEDIC) Seine-Sud, poste qu'il occupe jusqu'à sa nomination comme directeur général de l'ASSEDIC de Paris, en 1973.

Bibliographie (notice SUDOC n°078443709)

Détail des fonctions et des mandats

Mandats parlementaires - : Député de la Seine - : Député de la Seine - : Député de la Seine - : Député de la Seine - : Député de la Seine

Notes et références

Voir aussi

Article connexe Liste des députés de la Seine

Lien externe

Sa fiche biographique sur le site de l'Assemblée nationale

Catégorie:Membre de la Jeunesse ouvrière chrétienne Catégorie:Député de la Seine Catégorie:Membre de l'Assemblée constituante de 1945 Catégorie:Membre de l'Assemblée constituante de 1946 Catégorie:Député de la Seine (Quatrième République) Catégorie:Décès à Argenteuil (Val-d'Oise) Catégorie:Décès en juillet 1991 Catégorie:Naissance dans le département du Nord Catégorie:Naissance en octobre 1909 Catégorie:Décès à 81 ans