vignette|Temple bouddhiste Sensō-ji d'Asakusa. Il existe de nombreuses religions au Japon mais les deux principales sont le shintoïsme et le bouddhisme. Ces deux religions peuvent s'exprimer simultanément sous la forme d'un syncrétisme ancien appelé .
L'État lui même ne reconnait ni ne finance de religion. Cette liberté religieuse et cette séparation des religions et de l'Etat sont garanties par l'article 20 et l' de la constitution.
Histoire des religions au Japon
Shintoïsme Les origines précises du shintoïsme sont inconnues. Néanmoins, son apparition peut être datée vers la fin de la période Jōmon, soit approximativement de 13 000 à 400 avant Jésus-Christ.
Bouddhisme
Le bouddhisme a été introduit de Chine à partir du .
Le christianisme
vignette|La cathédrale de la Résurrection à Tokyo.
L'arrivée du christianisme au Japon date de l'arrivée de François Xavier en 1549 au baptême du premier daimyô Ômura Sumitada, en 1563.
La grande majorité des chrétiens abandonnent leur foi après les persécutions, par suite de l'interdiction du christianisme par le shogunat Tokugawa en 1614.
Les chrétiens du Japon vivant cachés sont appelés kirishitan.
En , l'interdiction est levée.
La Convention baptiste du Japon a été officiellement fondée en 1947 William H. Brackney, Historical Dictionary of the Baptists, Rowman & Littlefield, USA, 2021, p. 326.
L'Église orthodoxe du Japon est une juridiction autonome de l'Église orthodoxe rattachée canoniquement au Patriarcat de Moscou et de toute la Russie.
Shintoïsme d'État
Avec la refonte de la constitution en 1868 sous l'ère Meiji, le shinto devint une religion d'État : le .
Judaïsme
Il existe une présence juive relativement récente au Japon et deux synagogues se trouvent dans la capitale à Tokyo, une orthodoxe et une reformée : la synagogue Beth David. La synagogue de Nagasaki date de 1889. À Kobé existe une communauté juive très active originaire de juifs arrivés de Syrie, du Yémen et d’Iran entre 1845 et 1865. Une seconde vague arriva au Japon : il s’agissait de juifs fuyant la guerre civile en Russie de 1917 à 1920 en provenance de Mandchourie (région japonaise à l’époque).
L'islam, venu de Turquie et d'Asie centrale
vignette|La mosquée de Tokyo. L’histoire de l’islam au Japon est récente. En 1877, l’islam est introduit sur l’archipel en tant que philosophie occidentale. C’est durant cette période que la vie du prophète Mahomet sera traduite. En 1889, l’Ertuğrul, navire ottoman, quitte le port de Constantinople pour le Japon afin d’y nouer des relations diplomatiques. Mitsutaro Takaoka et Torajiro Yamada seraient ainsi les premiers Japonais à s’être convertis à l’islam.
La progression de l’islam a avant tout commencé après la Première Guerre mondiale avec l’arrivée de musulmans d’Asie centrale. La mosquée de Kobe sera construite en 1935 et la mosquée de Tokyo en 1938. Les chocs pétroliers des années 1970 ont fait prendre conscience aux Japonais de la nécessité de créer des liens avec le monde musulman. Les statistiques actuelles incertaines indiquent que à vivraient au Japon, concentrés principalement dans de grandes villes urbaines telles que Hiroshima, Kyoto, Nagoya, Osaka et Tokyo. En 1970, le centre islamique de Tokyo est créé dans le but de promouvoir la religion musulmane notamment en éditant des ouvrages traduits en japonaisL’Islam au Japon sur Buddhachannel.
Aujourd'hui
Syncrétisme shinto-bouddhiste vignette|Exemple de syncrétisme à Kamakura : renards Inari, torii, stūpa, etc.
La plupart des Japonais ont une vision neutre de la religion et en pratiquent plusieurs dans leur vie. Ils s'identifient au bouddhisme et au shintoïsme, sous la forme d'un syncrétisme ancien appelé . Ainsi, en 2015 (sur une population totale de 127 millions), l'Agence pour les Affaires culturelles du ministère de l'Éducation, de la Culture, des Sports, des Sciences et de la Technologie japonais comptabilisait : de shintoïstes (plus de 70 % de la population) ; de bouddhistes (près de 70 % de la population) ; de chrétiens (moins de 2 % de la population) ; de Japonais pratiquant d'autres religions (7 % de la population). En 2010, le centre islamique du Japon estimait à le nombre de musulmans dans le pays « Japan Muslims worried by graveyard shortage », Yomiuri Shinbun, 16 août 2010. Seuls 10 % d'entre eux seraient japonaisBenjamin Gauducheau, « Le manque de places dans les cimetières inquiète les musulmans du Japon », Aujourd'hui le Japon, 19 août 2010.
Une même personne peut aller prier au sanctuaire shinto au nouvel an pour une bonne année et avant les examens d'entrée à l'école pour implorer son succès, puis plus tard avoir un mariage à l'occidentale dans une égliseUn mariage chrétien nécessite que les deux époux soient baptisés et préparés à ce sacrement, ce qui exige un réel investissement et du temps ; sinon, il s'agit d'une bénédiction et non d'un mariage. plutôt qu'un mariage shinto, et enfin des funérailles dans un temple bouddhiste. Les rites funéraires, d'origine bouddhiste et shintoïste, consistent en une crémation du corps puis une mise en terre des cendres dans la tombe familiale. Les chrétiens au Japon suivent généralement ces rites, contrairement aux musulmans qui souhaitent être enterrés sans crémation. Selon l'association des musulmans japonais et le centre islamique du Japon, seuls trois cimetières au Japon leur offrent cette possibilité : à Kōshū, Kobe (réservé aux résidents de la ville) et Yoichi (sous-préfecture de Shiribeshi, Hokkaidō). Le cimetière à Kōshū, le plus accessible, se situe dans le temple de l'école Sōtō : sont réservés aux musulmans, sont pour le moment occupées. Il devrait cependant être plein d'ici quelques années, et la pratique de non-crémation effrayant une partie de la population, une nouvelle parcelle semble difficile à construire.
L'Agence pour les Affaires culturelles dénombrait en 2005 plus de religieuses pour près de religieux (chaque édifice religieux d'une même organisation pouvant avoir sa propre personnalité juridique). Dans le détail, on trouvait : shintoïstes ( ayant une personnalité juridique) ; bouddhistes () ; chrétiennes () ; organisations ().
En 2013, le Japon compte environ , la plus grande étant la mosquée de Tokyo« Tokyo Camii : La plus grande mosquée du Japon », Nippon.com, 16 août 2013.
Nouvelles religions
Un certain nombre de nouvelles religions (Shinshūkyō) se sont établies au Japon au , et ont aujourd'hui une place relativement importante au Japon. Beaucoup de ces sectes sont des syncrétismes entre la pensée traditionnelle japonaise et la pensée occidentale, et certaines incorporent des éléments de l'hindouisme et du fondamentalisme. Appelées shinshūkyō, les principales sont Sōka Gakkai, Sūkyō Mahikari, Konkokyo et Omoto Kyo. L'une d'elles, Aum Shinrikyo, est responsable de l'attaque d'une station de métro de Tokyo au gaz sarin le . Le bilan de cet attentat s'établit à tuées et plus de . Cependant, cet acte isolé n'est pas représentatif du climat de paix qui règne entre les différentes communautés religieuses au Japon.
Un mouvement religieux fondé par Ikurō Teshima en 1948, la secte forte de plus de qui croient que les Japonais sont originaires de la tribu de Zébulon l’une des dix tribus perdues d’Israël arrivée au Japon il y a , est connu au Japon. Une branche protestante chrétienne proche du judaïsme est connue à Kyoto sous le nom de Beit Shalom Yapan.
Religieux célèbres
À partir de 1547 ou 1549, plusieurs figures religieuses joueront un rôle dans la diffusion de la foi au Japon, malgré les dangers encourus. Parmi eux, 26 seront reconnus comme les premiers martyrs du pays. : Paul Miki – François Fahelente – Pierre Sukégiro – Come Tachégia – Michel Cozaki – Jacques Kisaï – Paul Ibarki – Jean de Goto – Louis – Antoine – Pierre-Baptiste – Martin de l'Ascension – Philippe de Jésus – François Blanco – François de Saint-Michel – Mathias – Léon Carasumaro – Bonaventure – Thomas Cosaki – Joachim Saccakibara – François de Méaco – Jean Kimoia – Gabriel de Dcisco – Paul Suzuki – Thomas Danki – Gonzalve Garcia. Leur sang et leurs vêtements furent recueillis par les fidèles. On dit que les toucher opère des miracles. Ils furent canonisés le par Pie IXLes Saints Martyrs du Japon, Magnificat.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie
Liens externes
L’héroïsme missionnaire au Japon et La rentrée du Christ au Japon par Georges Goyau : récit des missions catholiques au Japon
Articles connexes
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