vignette|Photo de l'objet de la ceinture de Kuiper (486958) Arrokoth photographié par la sonde spatiale New Horizons. vignette|L'instrument HP3 embarqué par InSight rencontre des problèmes de mise en place sur le sol martien. vignette|Le Dragon V2. , vaisseau utilisé la relève des équipages de la station spatiale, effectue son premier vol de qualification en 2019 lors de la mission SpX-DM1. vignette|Photo détaillée de la surface de l'astéroïde (101955) Bénou prise par la sonde spatiale américaine OSIRIS-REx le 28 mars 2019. La zone photographiée fait de large et le plus gros rocher en haut à gauche est large de Cette page présente une synthèse des événements marquants qui se sont déroulés durant l'année 2019 dans le domaine de l'astronautique : missions spatiales scientifiques, satellites d'application, programme spatial habité, lanceurs, etc.

Principaux événements de l'année 2019 Ce chapitre présente la chronologie des événements marquants qui se sont produits durant l'année 2019 dans le domaine de l'astronautique.

Sondes interplanétaires

Planètes externes New Horizons survole Arrokoth le à une distance de avec une vitesse de , devenant la première sonde spatiale à survoler un objet de la ceinture de Kuiper. Juno poursuit sa mission en orbite autour de Jupiter. Les sondes Voyager 1 et Voyager 2 continuent à s'éloigner du Soleil. Début 2018 elles sont respectivement à plus de et unités astronomiques du Soleil.

Corps mineurs La sonde japonaise Hayabusa 2 parvient à collecter un échantillon du sol de l'astéroïde Ryugu, autour duquel il s'est mis en orbite en 2018, malgré un terrain particulièrement chaotique. Le premier prélèvement est effectué le , le second est réalisé le non loin d'un cratère artificiel creusé par un impacteur projeté par la sonde spatiale. Celle-ci reprend la direction de la Terre le . Il est prévu que la capsule contenant les échantillons atterrisse sur Terre fin 2020. OSIRIS-REx s'est placé en orbite autour de l'astéroïde Bennu (490 mètres de diamètre) le .. Pour la première fois un engin spatial photographie à plusieurs reprises l'éjection de matériaux depuis la surface d'un petit corps. Ce phénomène est inexpliqué. D'avril à juin, la sonde spatiale réalise de nombreuses photos sous différents angles d'éclairage pour identifier la nature des terrains et permettre la sélection des zones d'atterrissage potentielles. Mi juin OSIRIS-REx se place sur une orbite basse (680 mètres au dessus de la surface) pour déterminer avec plus de précision les caractéristiques du champ gravitationnel de l'astéroïde et obtenir des cartes plus détaillées de la surface. Quatre sites d'atterrissage sont sélectionnés en août. Un seul d'entre eux doit être sélectionné en décembre.

Mars À la suite de l'atterrissage de la sonde spatiale InSight de la NASA à la surface de la planète Mars le , le sismomètre SEIS développé par l'Institut de physique du globe de Paris est activé début février. Pour la première fois dans l'histoire de l'exploration de Mars, une secousse sismique est détectée le . L'instrument HP3, qui nécessite l'enfoncement d'une sonde dans le sol, rencontre un problème lié à la nature du sol qui n'est toujours pas résolu à la fin de l'année. La sonde européenne ExoMars Trace Gas Orbiter qui circule sur une orbite basse circulaire de poursuit le recueil des données scientifiques. L'orbiteur Mars Odyssey, le satellite le plus ancien de la "flotte" martienne, poursuit son étude de surface de la planète. L'orbiteur MRO s'intéresse principalement aux variations saisonnières de l'atmosphère et de la surface de Mars. MAVEN poursuit son étude de l'atmosphère martienne et joue un rôle croissant dans la retransmission vers la Terre des données collectées par le rover Curiosity au sol. Mars Express qui en est à son sixième prolongement de mission mène une étude de l'atmosphère de Mars conjointement avec MAVEN en réalisant simultanément des occultations radio. L'orbiteur indien Mars Orbiter Mission poursuit son étude de Mars. Il s'agit toutefois plus d'un démonstrateur technologique que d'une mission scientifique et un deuxième orbiteur mieux équipé devrait le rejoindre en 2021. La NASA annonce qu’elle renonce à essayer de contacter le rover Opportunity, injoignable depuis lorsqu’une gigantesque tempête de sable a recouvert les panneaux solaires qui lui fournissent son énergie. Le rover, qui explorait la planète rouge depuis , s’est alors placé en hibernation et l’agence spatiale américaine a mis en place un système d’"écoute passive" du vieil atterrisseur, qui n’a pas abouti à une reprise de contact avec celui qu’on surnommait "Oppy". Cette annonce marque la fin du programme Mars Exploration Rover, débuté à l’été 2003. Le rover Curiosity poursuit son ascension du mont Sharp.

Vénus La sonde spatiale japonaise Akatsuki poursuit son recueil des données sur l'atmosphère de cette planète.

Mercure La sonde spatiale BepiColombo développée conjointement par l'Agence spatiale européenne et de la JAXA est en cours de transit vers Mercure autour de laquelle elle se mettra en orbite en 2026.

Lune La sonde spatiale chinoise Chang'e 4, lancée en , se pose sur la Lune le . C'est la première sonde spatiale à se poser sur la face cachée de la Lune. Le rover Yutu 2, embarqué sur la sonde spatiale, parcourt plus de durant l'année. Beresheet est une petite sonde spatiale développée par une équipe d'ingénieurs et techniciens israéliens réunis au sein de la société israélienne SpaceIL créée pour tenter de remporter le . D'une masse particulièrement réduite de elle emporte une charge utile symbolique composée de caméras et un magnétomètre. Le , l'engin spatial est placé sur une orbite terrestre elliptique par une fusée Falcon 9. Il réussit à s'insérer en orbite lunaire le . Au cours des jours suivants modifie son orbite pour abaisser son périgée puis, le , entame la descente vers le sol lunaire en utilisant sa propulsion pour réduire sa vitesse. La sonde spatiale rencontre des problèmes avec sa propulsion dont le fonctionnement est interrompu avant de reprendre alors que l'altitude est déjà trop basse. L'équipe au sol perd le contact avec alors que l'engin se trouve à une centaine de mètres de la surface de la Lune et que sa vitesse est encore de plusieurs centaines de km/h. La sonde spatiale, insuffisamment ralentie, s'écrase sur le sol lunaire... La sonde spatiale Chandrayaan-2 développée par l'agence spatiale indienne, l'ISRO, est le premier engin spatial de ce pays à tenter de se poser sur un autre corps céleste. La sonde spatiale d'une masse de kg comprend un orbiteur de kg, l'atterrisseur Vikram de kg qui, après s'être posé sur le sol lunaire, doit déposer l'astromobile (rover) Pragyan d'une masse de 27 kilogrammes. Chandrayaan-2 est placée sur une orbite elliptique le par un lanceur GSLV Mk III et s'insère sur une orbite lunaire . L'atterrisseur tente de se poser en douceur sur la surface de la Lune le , mais le contact est perdu alors que l'engin spatial se trouve encore à quelques centaines de mètres de la surface. L'atterrisseur est considéré comme perdu. L’atterrisseur Chang'e 3 devrait continuer de fonctionner. Par contre le statut du rover Yutu associé n'est pas connu. L'orbiteur américain Lunar Reconnaissance Orbiter dispose de suffisamment d'ergols pour poursuivre sa mission durant plusieurs années.

Soleil L'observatoire solaire Parker Solar Probe de la NASA effectue deux passages rapprochés du Soleil et un survol de Vénus au cours de l'année. Les premiers résultats de la mission sont publiés en décembre.

Satellites scientifiques

Trois nouveaux satellites scientifiques sont placés en orbite : Le télescope spatial à rayons X germano-russe Spektr-RG est lancé le puis est placé en orbite autour du . Ce projet dont le début du développement remonte aux années 1990 a vu son achèvement repoussé par la crise économique russe. L'objectif de la mission est d'effectuer un recensement exhaustif des sources de rayonnement X et étudier certaines d'entre elles. Il emporte deux télescopes à rayons X de type Wolter 1 : le télescope allemand eRosita (0,2 à 12 keV et résolution angulaire de 15 secondes d'arc) et le télescope russe ART-XC (5 à 30 keV, résolution angulaire de une minute d'arc.. La mission ICON est un petit satellite de la NASA dont l'objectif est d'étudier oit évaluer l'influence des changements du régime du vent solaire liés aux éruptions solaires et de la météorologie terrestre sur la thermosphère. Le lancement initialement prévu au cours de l'été 2017 mais plusieurs fois différé à cause de problèmes rencontrés sur le lanceur aéroporté Pegasus XL a finalement lieu le . Le télescope de l'Agence spatiale européenne (ESA) CHEOPS est un télescope spatial de petite taille développé conjointement par le Swiss Space Office (et l'Agence spatiale européenne (ESA). CHEOPS a pour objectif de mesurer la taille, la masse et, dans la mesure du possible, les caractéristiques de l'atmosphère d'exoplanètes déjà identifiées orbitant autour d'étoiles lumineuses (magnitude apparente comprise entre 6 et 12) situées au voisinage du Système solaire. CHEOPS est la première mission de classe S du programme scientifique Cosmic Vision de l'ESA.

Le radiotélescope spatial russe RadioAstron/Spektr R, qui avait été lancé en 2011 et dont la mission avait été prolongée jusqu'en 2019, cesse de fonctionner le ..

Missions spatiales habitées vignette|Le vaisseau Crew Dragon s'amarre pour la première fois à la station spatiale internationale (mars 2019).

Le développement des deux nouveaux vaisseaux américains qui doivent prendre en charge la relève des équipages de la Station spatiale internationale et mettre fin à la dépendance des Etats-Unis vis à vis des moyens de lancement russes prend de nouveau du retard, et le lancement d'un premier équipage prévu en 2019 est repoussé à 2020. Les deux vaisseaux effectuent leur premier vol sans équipage en 2019 : Le Dragon V2 de SpaceX effectue un premier vol de qualification sans équipage (mission SpX-DM1) le . Après s'être amarré à la Station spatiale internationale, le vaisseau revient sur Terre le . Mais lors d'un essai statique des moteurs-fusées de la même capsule réalisé au sol, celle-ci explose. Cet incident, attribué à une fuite dans les circuits d'alimentation en ergols, repousse à début 2020 le premier vol avec équipage. Le CST-100 Starliner de Boeing, dont le développement a pris du retard à la suite de différents problèmes, effectue son premier vol sans équipage le (mission Boe-OFT). Mais à la suite d'une erreur du logiciel installé sur l'ordinateur de bord, le vaisseau s'insère en orbite en consommant trop d'ergols et n'est plus en mesure de s'amarrer à la station spatiale internationale. La mission est raccourcie et le vaisseau atterrit le lendemain de son lancement.

Le système d'éjection du vaisseau Orion est testé une deuxième fois le .

A bord de la Station spatiale internationale, Christina Koch et Jessica Meir ont effectué la première sortie extravéhiculaire composée de deux astronautes féminins.. Par ailleurs Christina Koch est désormais la nouvelle détentrice du record de séjour dans l'espace qui état détenu jusque là par Peggy Whitson avec des séjours d'une durée cumulée d'un peu plus de 289 jours.

Lancements et lanceurs

Lancements

En 2019 il y eut 102 lancements soit un nombre sensiblement inférieur à l'année précédente (114). La Chine est largement en tête avec 34 tirs suivi de la Russie (25) et des Etats-Unis (21 en n'incluant pas les lancements de la fusée Electron néo-zélandaise).

Les petits lanceurs chinois privés