La australienne est une unité de l’Armée australienne qui rassemble toutes les brigades de réserves d’Australie : la de l’État de Victoria, les et de Nouvelle-Galles du Sud, la Australie-Méridionale et Tasmanie, et la Australie-Occidentale. La a été formée pour la première fois en 1915, au cours de la Première Guerre mondiale au sein de la première force impériale australienne et combattit au cours de la campagne de Gallipoli puis sur le front occidental en France et en Belgique.
Historique La australienne a été formée en Égypte, le au sein de la première force impériale australienne pour servir de renfort à l’Armée britannique pendant la Première Guerre mondiale. Elle combattit au cours de la dernière phase de la bataille des Dardanelles.
Le commandement de la division fut confié au lieutenant general James Legge. Des unités de la furent envoyée à l’ANZAC Cove à la mi- dans un secteur calme de la ligne de front. Seul le connut de sérieux combats le . En , la regagna l’Égypte.
Elle fut ensuite engagée sur le front occidental jusqu’à la fin de la guerre. Dissoute après la Grande Guerre, la australienne a été reconstituée comme unité de réserve.
Bataille de la Somme
Les et australiennes furent envoyées en France dans le secteur d’Armentières. À la mi- alors intégrée à l’ANZAC, elle fut envoyée sur le front de la Somme.
Bataille de Pozières
L’ANZAC rejoignit l’armée de réserve britannique du général Hubert Gough et participa à la bataille de Pozières. La monta en ligne à partir du , après de retrait de la australienne qui avait subi de très lourdes pertes. Les combats furent acharnés sans réels gains de terrain. La attaqua de nouveau le et prit la ligne de et une partie de la crête. Les Allemands ripostèrent par de violents tirs d’artillerie. Après douze jours sur la ligne de front et après avoir perdu , la fut relevée par la australienne, le .
Bataille de la ferme du Mouquet
Le , relevant une nouvelle fois la australienne, la prit part à la bataille de la ferme du Mouquet, point fortifié de l’Armée allemande, qu’elle investit le au prix de la perte de sans parvenir à l’enlever. Au soir du , la australienne relevait la .
Le , l’ANZAC était envoyé au repos à Ypres puis fut rappelée sur la Somme où elle rejoignit la britannique pour tenir le secteur de Flers.
La , dans un terrain boueux, réussit, le , à prendre une série de tranchées allemandes appelée le « Labyrinthe ». Une contre-attaque allemande réduisit à néant ces efforts et les pertes totales de la furent de pour les deux attaques.
Retrait allemand sur la ligne Hindenburg À la mi-, la fut relevée par la australienne. À la fin , lors du retrait allemand sur la ligne Hindenburg, la fut chargée de mener des attaques contre l’arrière-garde allemande sur la ligne Loupart-Le Tranloy. À partir du , la fut réorganisée et poursuivit l’attaque de la retraite allemande. Le , la attaqua le village fortifié de Noreuil dans le Pas-de-Calais sans succès. Le , ce fut la prise du village de Lagnicourt. Le , Noreuil, Louvernal et Doignies étaient pris par les et australiennes. Les troupes australiennes étaient désormais à distance de frappe de la ligne Hindenburg.
Ligne Hindenburg Lors de l’offensive d’Arras, la australienne était en appui pendant la première bataille de Bullecourt le . Le débuta la deuxième bataille de Bullecourt pendant laquelle la subit six contre-attaques allemandes. Le , la fut relevée par la australienne.
Troisième Bataille d’Ypres
Le , la australienne participa à la dite « bataille de Passchendaele ». Lors de la deuxième phase de la bataille, elle prit part à la bataille de la route de Menin avec la australienne et la écossaise. Le , la australienne relevait la . Du au , la australienne prit part à la bataille de Broodseinde. Le lors d’une attaque allemande qui fut repoussée, la atteint tous ses objectifs au prix de . À la bataille de Poelcappelle qui débuta le sur un sol boueux, la ne put gagner du terrain mais tint ses positions jusqu’au où elle fut relevée.
Bataille du Kaiser
La australienne revint dans la Somme le pour contrer l'offensive allemande connue sous le nom d’opération Michaël dans le secteur de Villers-Bretonneux et de Dernancourt. Jusqu’au , ses unités en appui de l’Armée britannique participèrent aux combats autour de Villers-Bretonneux. Devenue division de réserve le , la australienne attaqua les Allemands et prit les villages de Morlancourt et de Ville-sur-Ancre. Le général Charles Rosenthal prit le commandement de la le . Le , la australienne réussit une percée entre Morlancourt et Sailly-Laurette grâce à une attaque bien planifiée montrant l’absence d’offensive allemande prévue sur Amiens.
Bataille du Hamel
En réaction face à la percée australienne de Morlancourt, l’artillerie allemande riposta près du village du Hamel à proximité de Villers-Bretonneux. La prise du saillant du Hamel fut décidée. Les , et australiennes attaquèrent le . Ce fut une victoire totale des troupes australiennes qui brisèrent la résistance allemande en . Deux bataillons du du corps expéditionnaire américain étaient venus renforcer la australienne.
Offensive des Cent-Jours Bataille d’Amiens
Le , commençait la bataille d’Amiens, prélude à l’offensive des Cent-Jours. Les et australiennes attaquèrent les positions allemandes à Villers-Bretonneux, atteignant leurs objectifs ; elles furent renforcées par les et australiennes. Les villages de Vauvillers, Framerville-Rainecourt furent enlevés par la australienne entre les et , au prix de . La division fut relevée le . Le , la avançait le long de la Somme vers Péronne. L’objectif était la prise du point fortifié allemand du mont Saint-Quentin qui dominait la ville et la vallée de la Somme.
Bataille de Mont-Saint-Quentin
L’Armée australienne réussit à prendre le mont Saint-Quentin, au nord de Péronne, le en faisant agir conjointement les , et . Mais une contre-attaque permit aux Allemands de reprendre ce point stratégique. Les Australiens attaquèrent de nouveau le et l’attaque se poursuivit le . Le la , qui avait perdu , était relevée.
Ultimes batailles Début , le corps d’armée australien et les troupes américaines étaient parvenus à s’emparer des principales défenses de la ligne Hindenburg lors de la bataille du canal de Saint-Quentin, localisée dans le département de l’Aisne. Il restait à s’emparer de la troisième ligne de défense allemande, la ligne Beaurevoir. Le , la australienne attaquait Beaurevoir mais fut arrêtée dans son élan. Elle conquit néanmoins le village de Montbrehain. Au soir du , la était relevée.
Après le , la et la australiennes étaient fusionnées. Les troupes australiennes furent transférées en Angleterre, en . Le , le corps expéditionnaire australien était officiellement dissous.
Lieux de mémoire
À Péronne, dans le quartier de Mont-Saint-Quentin , où la australienne a capturé une des positions défensives allemandes les plus redoutables sur le front occidental, a été érigé, en 1925, un monument à la mémoire des soldats de la australienne. Les autres mémoriaux australiens ont la forme d'un large obélisque en pierre grise : à Pozières, le mémorial à la australienne et une stèle à la australienne ; à Sailly-le-Sec, le mémorial à la australienne ; à Bellenglise, au lieu-dit « Les Chaudries », le mémorial à la australienne ; à Zonnebeke au bois du Polygone, le mémorial à la australienne ; le mémorial national australien de Villers-Bretonneux ; le mémorial australien du Hamel, en souvenir de la bataille du Hamel.
Annexes Bibliographie
Articles connexes Histoire militaire de l'Australie pendant la Première Guerre mondiale Circuit du Souvenir Bullecourt Porte de Menin Histoire de Péronne
Notes et références
Catégorie:Histoire militaire de l'Australie Catégorie:Mémoire de la Première Guerre mondiale en France Catégorie:Bataille de 1915 Catégorie:Bataille de 1916 Catégorie:Bataille de 1917 Catégorie:Bataille de 1918 Catégorie:Histoire de la Somme Catégorie:Histoire de la Belgique Catégorie:Histoire de l'Australie 2e division australienne Catégorie:Division de l'Australian Army