Charles Lambert, né le 1er octobre 1734 à Châtillon-sur-Seine (généralité de Bourgogne, actuel département de la Côte-d'Or), mort le 5 octobre 1816 à Paris (ancien 10e arrondissement), est un homme politique de la Révolution française.

Entre 1791 et 1795, il est député de la Côte-d'Or à l'Assemblée nationale législative puis à la Convention nationale où il vote la détention de Louis XVI.

Biographie Mandat à la Législative La France devient une monarchie constitutionnelle en application de la constitution du 3 septembre 1791.

Le même mois, Charles Lambert, alors juge de paix du canton de Châtillon-sur-Seine, est élu député du département de la Côte-d'Or, le cinquième sur dix, à l'Assemblée nationale législative. Il ne saurait être confondu avec son collègue homonyme Georges Lambert, député du Bas-Rhin.

Il siège sur les bancs de la gauche de l'Assemblée. Le 1er février 1792, il vote en faveur de la mise en accusation du ministre de la Marine, Bertrand de Molleville. Le 12 février, il propose au comité d'instruction publique : Je fais donc la motion expresse, et je demande :

1° que l'Assemblée nationale décerne les honneurs du Panthéon à la mémoire de Louis XII et d'Henri IV, comme étant les seuls de nos rois qui se soient montrés les pères du peuple. (Murmures)

2° qu'à l’avenir toute espère de monument publics ne puisse être érigée ni proposée en l'honneur d'aucune personne vivante, sous quelque prétexte que ce soit [...]. Le 9 avril, il vote pour que les soldats du régiment de Châteauvieux, qui s'étaient mutinés lors de l'affaire de Nancy, soient admis aux honneurs de la séance.

Mandat à la Convention La monarchie prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.

En septembre 1792, Charles Lambert est réélu député de la Côte-d'Or, le sixième sur dix, à la Convention nationale.

Il siège sur les bancs de la Plaine. Lors du procès de Louis XVI, il se prononce pour la l'appel au peuple et vote la détention : Citoyens, c'est comme législateur seulement, et non comme juge, que je crois devoir prononcer contre Louis une mesure de sûreté générale pour le salut du peuple [...].

En conséquence, je vote pour que Louis Capet, ci-devant roi, demeure renfermé pendant toute la durée de la guerre, et qu'à la paix, il soit déporté hors du territoire de la République française, à moins que le peuple ne donne aux législatures suivantes le pouvoir de prononcer autrement sur son sort.Il est absent lors du dernier appel nominal, relatif au sursis à l'exécution de la peine.

Le 13 avril 1793, il est absent lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat. Le 28 mai, il est également absent lors du scrutin sur le rétablissement de la Commission des Douze.

Après la chute de Robespierre, Charles Lambert adhère à la réaction thermidorienne. Le 18 floréal an III (le 7 mai 1795), il est élu membre de la Commission des Vingt-et-Un chargée d'examiner la conduite de Joseph Le Bon, accusé d'être responsable de la Terreur dans le Nord-Pas-de-Calais.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

Articles connexes Liste des députés de la Côte-d'Or Politique dans la Côte-d'Or

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