Arc-sur-Tille est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie Arc-sur-Tille se trouve à environ par la route à l'est de Dijon et est traversée par la route départementale 70 qui relie Dijon à Gray, dans la Haute-Saône, puis Vesoul.

La commune se trouve également à la hauteur de la sortie de l'autoroute A31 qui relie Beaune au Luxembourg.

Géologie Située dans une plaine marécageuse.

Hydrographie Le territoire communal est baigné par la Tille, affluent de la Saône. Elle a souvent par le passé, débordé et créé des dommages au village et aux cultures. Le lac d'Arc-sur-Tille, ancienne gravière aménagée depuis 2002 (plus grande plage de sable de Bourgogne) est très fréquenté en été par les baigneurs et permet de nombreuses activités nautiques (voile, canoë-kayak, ski nautique et pêche sur des bassins réservés).

Villages, hameaux, lieux-dits, écarts (liste non exhaustive) BruceyFut plus tard détaché pour former une paroisse. En latin Bruceyo ce village nommé au Brecey, a été de tous temps et dès l'origine de son existence de la paroisse d'Arc-sur-Tille, la bulle du pape Adrien IV en l'an 1156 en est une preuve certaine ; puisque dans le dénombrement qu'elle fait des églises dépendantes de l'abbaye Saint-Étienne, elle en parle comme d'une simple chapelle, dépendant de l'église mère et paroissiale de Arc-sur-Tille. Puis Jean de Maupeou, évêque de Chalon-sur-Saône ayant révoqué la faculté que ses prédécesseurs avaient donnée au curé d'Arc de dire une seconde messe les jours de fêtes et dimanches dans l'église de Brucey et ayant permis le aux habitants de ce lieu d'ériger des fonts baptismaux en leur église, quelques prêtres particuliers prenant cette érection de fonts baptismaux, pour une érection à titre de cure, s'en firent pourvoir en cour de Rome. Les habitants sous prétexte qu'ils étaient mal desservis par un simple vicaire qu'ils avaient eu en conséquence d'un accord du , faite entre eux, le chapitre de Saint-Étienne et le curé d'Arc, ils présentèrent requête le , à Henry Félix, évêque de Chalon, pour qu'il érige l'église en titre de cure, ce qu'il fit le . Mais l'abbé de Saint-Étienne, Claude Fyot, se plaignit en Cour de Rome et interjeta appel. Les parties par acte du passent en présence et du consentement de Henry Félix qu'il serait procédé de nouveau suivant les formes prescrites par les canons et les ordonnances à l'érection de l'église de Brucey en cure aux conditions portées par le même acte et spécialement que le droit de présenter à cette nouvelle cure, appartiendra à perpétuité aux abbés de Saint-Étienne. Cette église est dédiée au titre de Saint-Martin comme celle d'Arc, avec la différence qu'elle en célèbre la fête le , jour du décès de son saint patron, mais elle est du même diocèse, archidiaconé, et bailliageClaude Fyot de la Marche, op.cit.. Corbeton (Court-Betton ou Courbeton), qui fut un fief Archives de Côte-d'Or : archivesenligne.cotedor.fr, 50 F – Archives du château d'Arcelot, page 30 http://archivesenligne.cotedor.fr/cache/corpus_pdf_frad021_000001209.pdf la Rente du Fossé Forest …

Communes limitrophes

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique altéré et le climat océanique altéré et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (), un été chaud (), un air sec au printemps et en été et des vents faibles. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Dijon à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Arc-sur-Tille est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine d'Arc-sur-Tille, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dijon, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (84,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (80,6 %), zones urbanisées (6 %), forêts (5,4 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (2,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,5 %), zones agricoles hétérogènes (1,5 %), prairies (1,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Arcus (1124) ; Archus villa (XIIe siècle) ; Arc (1203) ; Arc sus Tille (1260) ; Archus super Tiliam (1275) ; Arcus super Tyliam (1296) ; Arc Subtille (deuxième moitié XIIIe siècle) ; Arc sus Tile (1303) ; Archus supra Thiliam (vers 1320) ; Arc sur Tille (1389) ; Arc suis Tile (1390) ; Arcus supra Tiliam (XIVe siècle) ; Arc sur Thille (1508) ; Ar sur Thille (1656) ; Ars sus Thille (1701) ; Arc-sur-Tille (XIXe siècle)..

Pluriel de oil arc « arche de pont » , qui au pluriel a signifié : « arches de pont, pont à arches ».. Dans le haut moyen âge, les ponts en pierre étaient très rares.

La Tille est une rivière de l'Est de la France, qui coule en région de Bourgogne-Franche-Comté, dans le département de la Côte-d'Or. La toponymie locale constitue un indice sur l’importance de cet élément, notamment pour les noms de communes ou de lieux-dits indiquant la présence du cours d’eau dont l'étymologie du mot est dans l'idée de frontière (du prélatin Tyla). On rapproche la « Tille » du latin médiéval tiliae, « le pli du vêtement », en référence à la topographie des deux valléesD'après Richard Louis et Catherine et Alain, 1997 - « Le domaine des eaux dans la toponymie haut-marnaise »..

Histoire La paroisse d'Arc-sur-Tille avait au son nom corrompu car le vulgaire prononce par abréviation AstilleClaude Fyot de la Marche, Histoire de l'église abbatiale et colégiale de Saint Estienne de Dijon , Dijon, 1696, chapitre II, p. 316. Le village est du bailliage, recette et grenier à sel de Dijon. Dépend de la collation de l'évêque de Chalon-sur-Saône et de l'archidiaconé de l'Oscheret. La dixme est pour les trois-quarts au seigneur du lieu, l'autre revenant au curé. Elle est de 11, 12 ou 13 gerbes de toutes sortes de grain.

Le patron de cette paroisse est saint Martin, archevêque de Tours, dont le fête principale n'est pas le jour de son décès, mais le , jour de la Translation de ses reliques ; la dédicace de l'église est célébrée le dimanche qui précède le .

Les abbés de l'abbaye Saint-Étienne de Dijon ont le droit de présenter à cette église, droit accordé par Gautier, évêque de Chalon-sur-Saône en 1080-1121, qui le leur donna en 1117 ; Jotsalde ou Joussaud (Gothaud), son successeur à l'évêché en 1121-1126, le ratifia la même année en plein synode de Tournus et il a été confirmé depuis par divers papes : en 1124, par Calixte II ; en 1139, par Innocent II ; puis en 1156, 1185, 1238, 1245 et 1290. Cette terre en toute justice fut élevée au marquisat. Le seul commerce est celui du charbon. On y cultive le froment, l'orge, l'avoine et le conceau., point de vignes, et des prés qui donnent un très méchant foin. Les habitants, , y sont très pauvres, sauf trois ou quatreEnquête de l'Intendant Bouchu (1666-1669), déposé au bureau des finances.

En 1260, Henry de Vergy, sire de Mirebeau et sénéchal de Bourgogne, déclare tenir en fief lige du duc de Bourgogne — Henri en étant le seigneur éminent vis-à-vis des sires locaux les tenant de lui — les fiefs de Tasnay, de Bere (Beire ou Beire ?), de Janle/Janly et d'Arc-sur-Tille. Ce village a donné son nom à une ancienne famille seigneuriale locale, les d'Arc (de Archo). Maifroi de Archo, rendit à l'abbé de Saint-Étienne les terres enclavée dans la seigneurie d'Arc et lui donna le droit de chauffage dans les bois en 1115.

C'est au que la dernière héritière de cette seigneurie, Jehanne d'Arc, l'apporte à son époux Eudes de Saulx-Vantoux () : Arc entre ainsi dans la Maison de Saulx-Tavannes qui la possède encore au , époque où elle obtient aussi par mariage Til-Châtel : ainsi, Henri-Charles de Saulx comte de Tavannes (fl. depuis 1705, † en 1761 ; petit-fils de Jacques de Saulx), baron de Lux, maréchal de camp et lieutenant-général, est qualifié de marquis d'Arc-sur-Tille et de Til-Châtel..

La Levée a coûté aux États la somme de en 1614. Il s'y tenait, avant la Révolution, quatre foires par an, les , mars, mai et septembre. En 1636, Arc est incendié par Matthias Gallas, le château pillé et détruit.

Près d'Arc, le , se passa une action assez vive entre les troupes du roi, conduites par le marquis de Tavannes et celle du comte, son neveu, qui commandait celles du prince de Condé, alors prisonnier au Havre. Le premier fut défait et perdit tous ses équipages.

Politique et administration Tendances politiques et résultats

Liste des maires Sous l'Ancien Régime 1115 av - Maifroi de Archo 1314 - Jeahan d'Arc chevalier, sire d'Arc 1329 - Jehan d'Arc chevalier, sire d'Arc 1331 - Guy d'Arc et son épouse Alix de Nus 1380 - Humbert d'Arc, chevalier d'Arc - Jehanne d'Arc, épouse Eudes de Saulx 1543 - Elyon de Mailly, seigneur d'Arc, Charette-Varennes, et Terrans 1650 - Marquis de Tavannes 1666 - Jacques de Saulx, comte de Tavanne, bailly de Dijon

Depuis la Révolution

Population et société Démographie Évolution démographique