François Marie Léonce Angrand, né le à ParisArchives de la Ville de Paris, Etat civil reconstitué, 5Mi1 145, vue 37/51 : acte de naissance de Léonce Angrand et mort le dans la même villeArchives de la Ville de Paris, Etat civil, V4E 5946, acte n°593, vue 15/31 : décès de Léonce Angrand, est un diplomate, dessinateur et collectionneur français.
Biographie
Carrière diplomatique redresse|gauche|vignette|Eugénie Servières, Portrait de Léonce Angrand, musée Louis-Philippe, château d'Eu. Fils du diplomate Marie Aimé François Pascal Angrand (1770-1850)Archives diplomatiques, microfilm, P/18060, n° 86 : dossier de carrière de Marie Aimé François Angrand, il profite de l'influence de son père et commence sa carrière en 1831 auprès de Bertin de Vaux, ambassadeur de France à La HayeArchives diplomatiques, microfilm, P/18060, n° 87 : dossier de carrière de François Marie Léonce Angrand. Il existe parfois une confusion entre Léonce, son père et ses deux frères, Anatole Ladislas Nicolas (ca. 1813-1881) et Evariste Philippe Gonzalve (1814-1904)Archives de la Ville de Paris, État civil reconstitué, 5Mi1 177, vue 20/51 : acte de naissance d’Evariste Angrand : ces derniers accompagnent Angrand père lors de sa nomination au consulat d'Edimbourg et l'assistent dans son travail entre 1833 et 1836.
Léonce Angrand est successivement vice-consul à Cadix (1831-1833) puis à Lima (1833-1838). En 1839, il est nommé consul de deuxième classe à Santiago de Cuba, puis il est de nouveau nommé à Cadix, où il reste de 1843 à 1846. Il est d'ailleurs promu officier de la Légion d'honneur en 1845. Il occupe ensuite le poste de consul de première classe à Chuquisaca (actuelle Sucre) entre 1847 et 1850. Sa dernière nomination est celle de consul général et chargé d'affaires à Guatemala, poste qu'il occupe officiellement de 1851 à 1857. Placé en inactivité en , il est officiellement à la retraite en .
Connaisseur et collectionneur Les aquarelles qu’il a réalisées à Lima entre 1836 et 1839 et les dessins qu’il a faits de plusieurs villes du Pérou constituent une contribution précieuse à la connaissance de ce pays dans la première moitié du James Higgins, Lima : A Cultural History, Oxford University Press, 2005, p. 16 (en ligne)Leonce Angrand (1808-1886).
Ces nombreuses années passées en Amérique latine lui permettent d'acquérir une solide connaissance de la région et de ses sites archéologiques (par exemple le site de Tiahuanaco) qu'il partage avec ses contemporains érudits : il rédige les notes de bas de page d'un ouvrage d'Ernest Desjardins, et Charles Wiener fait référence à son mentor à de nombreuses reprises. gauche|vignette|230x230px|Un des objets du don Angrand au Louvre. Ses affectations diplomatiques lui permettent également de constituer une importante collection d'objets, principalement péruviens, dont il fait don au musée du Louvre ainsi qu'à la Ville de Genève. Il réalise un premier don au Louvre en 1839, qu'il réitère ensuite à trois reprises (1850, 1851 et 1855), cette fois dans le contexte de l'ouverture du musée américain du Louvre en 1850Susana Guimarães, Le musée des antiquités américaines du Louvre (1850-1887) : une vision du collectionnisme américain au XIXᵉ siècle, mémoire de maîtrise, Université Paris I Panthéon-Sorbonne, Centre de recherche en archéologie précolombienne, 1994, p. 108 (Lire en ligne). À la fermeture du musée, la collection Angrand est déplacée au musée d'Ethnographie du Trocadéro, puis au musée de l'Homme ; elle se trouve aujourd'hui au musée du quai Branly - Jacques Chirac, sous le numéro 71.1887.115. La Ville de Genève reçoit quant à elle deux donations, en 1881 et 1887 : en remerciement, il est décidé qu'une médaille soit frappée en son honneurMémorial des séances du conseil municipal de la Ville de Genève, année 1881, p. 486-489 (lire en ligne). Les objets se trouvent aujourd'hui au musée d'ethnographie de Genève.
En 1885, il lègue ses collections à la BnF., dans laquelle il avait travaillé au Département des estampes. S’élevant à 1 200 pièces, elles contiennent principalement des ouvrages d’histoire et de géographie de l’Amérique latine, ainsi que ses carnets de dessins et une cinquantaine d'aquarelles, presque toutes consacrées à LimaL'œil du consul (images du Pérou).
Il fonde un prix quinquennal du meilleur ouvrage sur les langues, l’histoire et les antiquités précolombiennesJournal de la Société des Américanistes, Année 1903, Volume 1, Numéro Ns 1-1, p. 128.
Distinctions
Galerie d'images
Références et notes
Bibliographie
José de Mesa et al, Léonce Angrand : un diplomático francés en Bolivia (1847-1849), La Paz, Total Exploration Production Bolivie, coll. « Sendas abiertas, Franceses en Bolivia », 1999 Pascal Riviale, « Léonce Angrand. Le charme discret d’un collectionneur américaniste », Alma, 2 : 28-34, 2001
Liens externes
Catégorie:Diplomate français du XIXe siècle Catégorie:Dessinateur français Catégorie:Collectionneur français d'œuvres d'art Catégorie:Officier de la Légion d'honneur promu en 1845 Catégorie:Naissance en août 1808 Catégorie:Naissance dans l'ancien 3e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en mars 1886 Catégorie:Décès dans le 6e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 77 ans