Chamesson est une commune française située dans le canton de Châtillon-sur-Seine du département de la Côte-d'Or, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie vignette|redresse=1.8|centre Village de 302 habitants situé au nord de la Bourgogne à au sud de Châtillon sur Seine et à de Dijon (RD 971). Il fait partie du département de la Côte-d’Or (21) et du Pays Châtillonnais. Chamesson est dans le périmètre du parc national de forêts en bordure ouest.

Accès La commune est traversée par la route reliant Troyes à Dijon.

Hydrographie Chamesson est située dans la vallée de la Haute Seine, le fleuve est ici à de sa source. Il forme une île au centre du village, les versants de la vallée qu'il a creusé laissent poindre des sources alimentées par les eaux karstiques du vaste plateau du Duesmois.

Communes limitrophes

Accès et transports

La route départementale 971 (ex RN 71) traverse Chamesson et permet de rejoindre Châtillon-sur-Seine distante de vers le nord, et Dijon à vers le sud. La route départementale 980 toute proche permet de rejoindre Montbard distante de via la jonction D 21D entre Chamesson et ce tronçon. L'accès à la commune par l'autoroute est possible via l'autoroute A5 depuis la sortie à au nord, ainsi que via l'autoroute A6 depuis la sortie à au sud.

Chamesson ne possède pas de gare ferroviaire, la plus proche pour les voyageurs est celle de Montbard, desservie par le TGV et le TER Bourgogne.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Châtillon-sur-Seine à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Chamesson est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Châtillon-sur-Seine, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (61,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (62 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (59,9 %), terres arables (32,7 %), prairies (3,7 %), zones urbanisées (2,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,5 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Mainardus presbiter de Cameson (milieu XIIe siècle) ; Chameso (1178) ; Chamessun (1184) ; Chamessum (1195) ; Chamesson (1200) ; Chamessons (1204) ; Chamecon (1299) ; Chamesso (1312) ; Chameson (1315) ; Chennesson (1322) ; Chemesson (1393) ; Chasmeson (1391) ; Channosson (1398) ; Champson (1685) ; Chameçon (vers 1770). ; en l'An XII de la République Française, le village sera également nommé Chemeçon-sur-Seine. L'usage de Chamesson se fera vers 1815.

Dérivé de chaume « terrain aride » et formation médiévale ; le terme s’est maintenu comme nom commun dans les parlers du Centre de la France, avec le sens de « friche aride »..

Histoire Antiquité Des tumulus témoignent de la présence des celtes dans ce territoire, le long de la Seine. Deux tumulus furent fouillés en 1882 par la Société archéologique de Châtillon-sur-Seine. Ils mirent au jour des bracelets en bronze massif, des vases de poterie brune spécifique à la Gaule, une épée caractéristique de l’âge du fer, une coupe de bronze ainsi qu’une croix en bois d’if.

Moyen Âge Les premiers écrits mentionnant Chamesson datent du . À cette époque, deux fiefs des ducs de Bourgogne coexistaient, celui de Chamesson et celui d’Esporves. Il subsiste le moulin d’Esporves en amont du village au pont dit de la Tréfilerie. Les seigneurs de Chamesson fondèrent au le couvent des Cordeliers à Châtillon-sur-Seine.

Époque moderne

En 1560, une forge et un fourneau sont construits à Chamesson. Se succédèrent les familles Mesgrigny, Bruslart, Vichy, Leboeuf et Daguin qui hérite de Chamesson au . Les archives de la famille de Vichy Famille de Vichy sur Geneawiki sont consultables sur internet et donnent divers dossiers sur la vie de Chamesson au . Nicolas Bruslart affranchit la commune de Chamesson en 1682. Jusqu’à cette époque, les liens entre le seigneur et ses serfs étaient régis comme suit :

Il s'agit de l'affranchissement de la « main morte », état des serfs qui étaient privés de la faculté de disposer de leurs biens par testament. Il fallait s’en libérer en payant un droit. Nicolas Bruslart était un homme d'un rare mérite. Nommé premier Président du Parlement de Bourgogne, en 1657, à l'âge de 33 ans, il montra dans les affaires une pénétration et une fermeté qui le placent au rang des plus grands magistrats.

Le pont sur la Seine est construit au . L'usine d’Esporves qui comprend un fourneau et une forge fut convertie en tréfilerie vers 1842, puis en tréfilerie-pointerie vers 1860. De 1856 jusqu’en 1886, la population avoisine les 640 habitants. En 1896, 655 habitants, 20 commerçants et artisans, une épicerie, un buraliste, un boucher, deux marchands de fromages, trois auberges, un brasseur, un serrurier-mécanicien, quatre carriers, un meunier, deux maçons, deux charrons, un horloger.

Époque contemporaine 1913, 519 habitants, 1923 411 habitants

En , dans la nuit 19 au , l’inondation du siècle. Le pont infranchissable. Victor Boscheron se signale en sauvant à la nage les chevaux désemparés emportés par le courant. L’eau est aux grilles du château, les habitations riveraines sont inondées, les rez-de-chaussée sont envahis. La communication entre les deux rives est rétablie le à 3 h du matin.

Un tramway passait à Chamesson. Il s’agissait d'un réseau de chemin de fer à voie étroite, dit d'intérêt local, peu coûteux à construire car il suivait les routes et ne nécessitait aucun ouvrage d’art important ; la ligne Châtillon-Dijon en 1924 était desservie par deux allers et retours journaliers. Le trajet était de et durait 7 heures. Ce train à vapeur prit fin en 1933 avec l'essor de l'automobile. Vers 1830, l’ancien château est détruit pour être remplacé par la bâtisse actuelle propriété de la famille Daguin cédée en 1923 à un marchand de biens, puis à Charles Béranger un boucher parisien puis à la famille Richard actuelle propriétaire.

La guerre de 1914-1918 vignette|Monument aux morts. Au cours de la Première Guerre mondiale, Chamesson eut 115 mobilisés pour 519 habitants et 135 électeurs tous de sexe masculin à l’époque. Il y eut 17 morts. Le monument aux morts près de la mairie fut inauguré en 1921. Fernand Daguin a été maire de 1884 à 1921. Il a fait ériger une croix sur ses terres, au-dessus du château. La procession de la fête Dieu partait de l'église jusqu'à la croix. Il a légué sa collection d'oiseaux tués dans la région à la ville de Châtillon-sur-Seine qui sont exposés au Musée de Châtillon-sur-Seine. Il a aussi légué à la commune de très beaux tableaux.

La guerre de 1940-1945 Au cours de la Seconde Guerre mondiale, Chamesson eut 5 morts dont un aviateur anglo-saxon abattu lors du bombardement de la gare de Châtillon alors qu'il faisait son alignement au-dessus de Chamesson. Il est enterré au cimetière de Chamesson et honoré chaque année par les habitants lors des commémorations du et du . La fondation de la famille Halff alloue une récompense chaque année au meilleur élève de CM2 de la commune.

Depuis 2000, Chamesson a un blason que nous devons à Bernard Cormier et Michel Diey, il a été réalisé en tenant compte de l'histoire et de la vie économique du village. En langage héraldique, il se lit comme suit : « De vair plein, qui est Vichy-Chambord, au chef de gueules à deux pics de carriers d'or, accosté de deux clous d'argent ». En 2002, Benoît Geneletti, jeune artiste chamessonnais, a réalisé deux blasons en marqueterie, exposés à la mairie et dans la salle polyvalente Pré du RoyLes Cahiers du Châtillonnais, n°203.

Politique et administration vignette|Blason du village sur la mairie de Chamesson. Administration municipale Élections de 2026 Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Chamesson, commune de moins de , est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes. Le nombre d'habitants au recensement de 2023Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026. étant compris entre 100 et 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de onze..

Une seule liste, menée par Céline Peutin, maire sortant., est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 58,03 %.. François Riotte est réélu maire pour un troisième mandat le .La liste officielle des maires du département de la Côte-d'Or en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Wikimedia Commons.. Liste des maires

Démographie

Économie vignette|Carrière de Chamesson.