de Bretagne, aussi connu sous le nom de François le Bien-Aimé, né le à Vannes et mort le au manoir de Plaisance à Saint-Avé (actuel département du Morbihan), fils aîné du duc de Bretagne Jean V et de Jeanne de France, fille du roi de France Charles VI, devient duc de Bretagne et comte de Montfort à la mort de son père, le .
Partisan dans cette période de la fin de la guerre de Cent Ans (1337-1453) de l'alliance avec le roi de France Charles VII, François subit au début de son règne plusieurs attaques anglaise (Fougères, La Guerche) et participe ensuite aux dernières campagnes en Normandie.
Son règne est marqué par l'emprisonnement en 1446 de son frère Gilles, partisan de l'alliance anglaise, et surtout par sa mort en prison en 1450, mort dont le duc est considéré comme responsable, peu avant la sienne propre.
Biographie Origines familiales et formation
François est un des ducs de la dynastie de Montfort, qui règne sur la Bretagne de la guerre de Succession (1341-1364) à la fin du (mariage d'Anne de Bretagne avec Charles VIII).
Fils de Jean V et de Jeanne de France, il a deux frères cadets, Pierre (né en 1418) et Gilles (né en 1420).
François prête serment dès le en tant que futur comte de Montfort..
Avènement
upright=0.9|thumb|left|Couronnement du duc à Rennes Sa devise est : « Sans souverain sauf Dieu ».
L'avènement de , élevé , entraine une importante modification de la politique extérieure de la Bretagne.
Vicissitudes de la guerre de Cent Ans finissante Les capitaines bretons participant désormais à la guerre de Cent Ans (1337-1453) du côté du roi de France Charles VII, subit des représailles anglaises dès lorsque le duc de Somerset à la tête de s'empare de La Guerche-de-Bretagne et la pille.
Le , un capitaine de routiers, François de Surienne dit « l'Aragonais », au service de l'Angleterre, s'empare de Fougères par surprise. Le duc doit mobiliser son armée et de l'artillerie pour reprendre la villeJean-Pierre Leguay et Hervé Martin, Fastes et malheurs de la Bretagne ducale 1213-1532, Ouest-France Université, Rennes (1982) 202-204.
À la tête de six mille hommes, sous les ordres de son oncle, Arthur de Richemont, connétable de France qui le fait chevalier, il contribue l'année suivante à expulser les Anglais de Normandie.
Décisions d'ordre protocolaire C'est sous son règne que l'ordre de l'Hermine institué par est doté d'un nouveau collier d'épis de blé tressés et devient l'ordre de l'Hermine et de l'Epi.
François de Bretagne et Louis de Luxembourg sont élus chevaliers de l'ordre de la Toison d'or, créé par les ducs de Bourgogne, lors du chapitre de 1445, mais ils refusent le collierEmile Van Arenbergh, Louis de Luxembourg, Biographie nationale de Belgique, 1892-1893, T. 12, col 600..
En 1446, il octroie à son chambellan de Châteaubriant-Beaufort, qui occupe ce poste depuis 1439, le droit de tenir une foire annuelle dans le bourg de Plerguer.
En 1448, il réussit une réconciliation avec les Penthièvre à qui il restitue une partie de leurs biens, confisqués en 1425 à la suite de la capture en 1420 de Jean V par Marguerite de Clisson.
Emprisonnement et mort de son frère Gilles (1450) Gilles de Bretagne, ami du roi d'Angleterre Henri VI, est qui représente en Bretagne le parti de l'alliance avec l'Angleterre face au roi de France, politique à laquelle s'oppose alors la haute noblesse bretonne.
En 1446, le fait arrêter et jeter en prison. Après une détention , Gilles meurt étranglé en 1450.
Bien qu'on ne sache pas si François en avait donné l'ordre ou si ce meurtre est le fait de ses officiers locaux, les contemporains le considèrent comme responsable. . Mais il est libéré de la menace d'un possible successeur qui aurait pu changer de politique extérieure.
Mort et funérailles Il meurt peu de temps après Gilles.
Selon sa volonté, François est enseveli devant l'autel de l'abbatiale Saint-Sauveur de Redon, dans le pays de Vannes.
Sa veuve, la duchesse Isabelle d'Écosse, lui survit jusqu'en 1494.
En 1780, son tombeau est déménagé dans une des chapelles du déambulatoire de l'église abbatiale. Il est détruit au cours de la Révolution française.
Mariages, descendance et problèmes successoraux Il est fiancé à quinze ans à Bonne de Savoie, fille d' et de Marie de Bourgogne. Mais elle meurt à quinze ans, le , juste avant leur mariageDaniel Chaubet, , dans Journal des savants, 1984, 1-2. , 44 et 45.Arkstee et Merkus (éditeurs), Histoire universelle depuis le commencement du monde jusqu'à présent, , 1776 ; ..
Il épouse en premières noces à Nantes le Yolande d'Anjou (1412-), fille de , comte d'Anjou et de Yolande d'Aragon, qui lui donne un filsGénéalogie de sur le site Medieval Lands : Renaud, né en 1434 et mort vers 1439, comte de Montfort.
Il se remarie à Auray le avec Isabelle d'Écosse (1426-vers 1494), fille de , roi d'Écosse, et de Jeanne Beaufort, qui lui donne deux filles : Marguerite (1443-1469), mariée en 1455 avec François, comte d'Étampes puis duc de Bretagne (neveu de ) ; Marie (1446-1511), mariée en 1462 à (mort en 1516), vicomte de Rohan et comte de Porhoët.
Malgré les protestations de la cour d'Écosse, ces deux princesses ne sont pas reconnues comme héritières présomptives du duché. choisit pour héritier son frère Pierre.
Il laisse également une fille de naissance illégitime : Jeanne, dite « la Bâtarde de Bretagne », qui épouse en 1458 Jean Morhier, seigneur de Villiers-le-Morhier.
Galerie
Ascendance
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie . Réédition : Mayenne, Joseph Floch, 1972. Jean-Pierre Leguay et Hervé Martin Fastes et malheurs de la Bretagne ducale 1213-1532 Ouest-France Université Rennes (1982)
Articles connexes Liste des héritiers du trône de Bretagne
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