Chaume-lès-Baigneux est une commune française située dans le canton de Châtillon-sur-Seine du département de la Côte-d'Or, en région Bourgogne-Franche-Comté.
Géographie vignette|redresse=1.7|centré Sur le plateau du Duesmois, Chaume-lès-Baigneux est une commune de la haute vallée de la Laignes (ou Laigne). Cette rivière, qui disparaît dans une perte karstique sur la commune de Puits à une quinzaine de kilomètres au nord-ouest, donne le point d'altitude minimum du territoire à à sa sortie du finage, et sépare deux parties plus élevées du plateau : celle du sud vouée à l'agriculture culmine à , celle du nord partagée entre bois et agriculture s'élève à . Au fond des vallées de la Laignes et du ruisseau de la Planchotte s'ouvrent de belles prairies à pâturages, surtout près du village où se réunissent les deux cours d'eau.
Accès Le territoire de plutôt allongé nord-sud est traversé ouest-est par la route départementale 21 () qui relie Laignes à la (de Châtillon-sur-Seine à Dijon, ex RN 71 de Troyes à Dijon) près de Baigneux-les-Juifs.
Hydrographie Après avoir alimenté trois étangs sur les communes de Jours-lès-Baigneux puis d'Étormay, la Laigne (ou ruisseau de Marcenay.) entre sur le territoire de la commune par le sud-est en s'orientant vers le nord, suivant la limite de commune sur environ deux kilomètres. Elle contourne ensuite le village par le nord pour se diriger vers le nord-est et traverser le finage ; c'est dans cette courbe qu'elle reçoit en rive droite le ruisseau de la Planchotte., né sur le finage d'Ampilly-les-Bordes qui forme également deux petits étangs sur la commune de Jours-lès-Baigneux. Un autre ruisseau, sans nom sur la carte de l'IGN, part du lavoir au sud du village pour rejoindre la Laigne après la confluence de la Planchotte en rive gauche ; c'est le seul cours d'eau à courir entièrement sur la commune. La Laigne grossie de ses affluents disparaît dans une perte karstique à Puits pour réapparaître comme résurgence dans le bourg de Laignes plus au nord après une vingtaine de kilomètres de parcours souterrain (on trouve parfois le toponyme Laigne (sans s) pour différencier ce premier cours de celui qui se jette dans la Seinevoir page Laigne, le site du SANDRE le nomme ruisseau de Marcenay). Quelques autres sources existent sur la commune (comme dans la combe Gautrot) mais ne donnent pas suite à des cours d'eau.
Hameaux, écarts, lieux-dits La population est regroupée dans le village, la commune n'a pas de hameau rattaché. Habitat ou bâti écarté : ferme de Combe Là-Haut, un moulin et une huilerie en ruines. Lieux-dits d'intérêt local : le Pré aux Merles, combe Gautrot, bois de Chaume, de la Vaseroye.
Communes limitrophes
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Montbard à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme Typologie Au , Chaume-lès-Baigneux est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (83,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (79,8 %), forêts (14,9 %), prairies (2,8 %), zones urbanisées (2 %), zones agricoles hétérogènes (0,5 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie
Chaume est attesté sous les formes Villa que dicitur Calmis (1139-1145) ; Villa de Calmis (1147) ; Chalma (1151) ; Villa que dicitur Chalmis (1169) ; Chalmae (1214) ; Chaumes, Chaumae (1236) ; Theobaldas de Chaumis, domicellus (1276) ; Chaulmes (1423) ; Chaulme (1574) ; Jauma (1635) ; Chaume (1657) ; Chaume-les-Baigneux (1873) ; La Chaume (1884)..
Le nom de Chaume emprunte à l'oronymie avec le sens de plateau dénudé, issu du pré-celtique et du latin populaire calmis, du bas latin calma, de l'oïl chaume « friche, lande, plateau désert »., exprimant l'idée d'une hauteur déserte et par extension « le domaine de la hauteur dénudée ».
La préposition « lès » permet de signifier la proximité d'un lieu géographique par rapport à un autre lieu. En règle générale, il s'agit d'une localité qui tient à se situer par rapport à une ville voisine plus grande. La commune de Chaume indique qu'elle se situe près de Baigneux.
Histoire Moyen Âge L'abbé de Châtillon est le seigneur des lieux depuis une donation de 1117.
Époque moderne Les habitants sont affranchis par une charte de 1515 puis le village est clos de murs par autorisation d'Henri III.
Époque contemporaine Le train à voie métrique Châtillon-Dijon avait une halte-gare à Chaume-les-Baigneux..
Politique et administration Administration municipale Élections de 2026 Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Chaume-lès-Baigneux, commune de moins de , est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes. Le nombre d'habitants au recensement de 2023Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026. étant compris entre 100 et 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de onze..
Une seule liste, menée par Jean-Marc Geliquot, est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 57,81 %.. Jean-Marc Geliquot est élu maire le .La liste officielle des maires du département de la Côte-d'Or en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Wikimedia Commons.. Liste des maires
Démographie
Économie Culture locale et patrimoine Lieux, monuments et pôles d'intérêt vignette|redresse=1.2|L'huilerie. En 2016, la commune compte inscrits à l'inventaire des monuments historiques., répertoriés à l'Inventaire général du patrimoine culturel. et répertoriés à l'IGPC..
Huilerie . : ruines dans un bosquet au nord-ouest hors du village en rive gauche de la Laignes. Plusieurs croix monumentales et plusieurs bâtiments (maisons, fermes et une grange anciennes) sont répertoriées IGPC sur la commune. Église de l'Annonciation. Statuaire en bois polychrome du : saint Jacques et saint Roch (IGPC 1990).. Mairie-école début , bâtiment avec un étage, en moellons enjolivé de pierres de taille dans les angles et autour des ouvertures (IGPC 1990).. Lavoir en moellons, couvert d'un toit à demi-croupe, au sud du village sur une source qui rejoint la Laignes (IGPC 1990)..
Personnalités liées à la commune
Notes et références Notes
Cartes
Références
Bibliographie
Articles connexes Liste des communes de la Côte-d'Or
Liens externes
Chaume-lès-Baigneux sur le site de l'Institut géographique national
Chaume-les-Baigneux Catégorie:Commune du Châtillonnais