Óscar López Águeda (), né le à Madrid, est un homme politique espagnol membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE). Il est ministre de la Transformation numérique et de la Fonction publique depuis .

Il est assistant parlementaire au groupe socialiste du Parlement européen entre et , puis il devient pendant huit ans coordonnateur du département de l'Organisation du PSOE, sous l'autorité de José Blanco. Il est élu en député de Ségovie au Congrès des députés et représente son parti dans les débats concernant la radiotélévision publique.

En , il est porté au secrétariat général du Parti socialiste de Castille-et-León-PSOE, ce qui l'amène à se présenter comme chef de file aux élections aux Cortes de Castille-et-León de 2011, au cours desquelles les socialistes perdent quatre députés tandis que le Parti populaire conforte sa majorité absolue. Il devient donc porte-parole de son groupe et chef de l'opposition, des responsabilités qu'il partage avec un mandat de sénateur.

En conclusion du du PSOE, le nouveau secrétaire général Alfredo Pérez Rubalcaba le choisit comme secrétaire à l'Organisation et numéro trois de la direction, ce qui le conduit à renoncer à son mandat à la chambre haute des Cortes Generales. Il est remplacé en par César Luena et retrouve alors les bancs du Sénat, où il est initialement secrétaire général du groupe socialiste. Il renonce alors à son mandat de député en Castille-et-León.

Désigné en porte-parole du groupe socialiste sénatorial par Pedro Sánchez, il paie l'année suivante son soutien à ce dernier lors de la crise ayant conduit à sa démission, en se voyant relever de son poste de porte-parole sénatorial au profit de Vicente Álvarez Areces par la direction provisoire du PSOE, puis de ses fonctions de porte-parole à la commission parlementaire de l'Éducation. Pour les primaires du du PSOE, il conduit la campagne de Patxi López, qui termine troisième avec moins de 10 % des voix.

Pedro Sánchez ayant accédé au pouvoir en , Óscar López est nommé président-directeur général de l'entreprise publique d'hôtellerie Paradores de turismo. Il ordonne la fermeture de l'ensemble des établissements de à dans le cadre de la pandémie de Covid-19 et obtient la prolongation du rabais sur la redevance que verse la compagnie à l'Institut du Tourisme, préservant d'euros entre et .

Il est appelé en par Pedro Sánchez pour devenir son directeur de cabinet dans le cadre d'un important remaniement ministériel. Il est réélu député au Congrès deux ans plus tard mais n'y siège que très peu, ayant été reconduit auprès de Pedro Sánchez. En , Pedro Sánchez l'intègre à son troisième gouvernement comme ministre de la Transformation numérique. Il prend cinq mois plus tard la direction du PSOE de la communauté de Madrid.

Vie privée Óscar López Águeda naît le à Madrid.. Il passe tous les étés de son enfance à Riaza, dans la province de Ségovie, où ses parents possèdent une résidence secondaire..

Sa famille réunit les deux camps de la guerre d'Espagne : le père de sa mère, originaire de Bercimuel, était garde civil sous le régime franquiste, tandis que la mère de son père avait fui les Asturies pour se réfugier à Melilla après la chute de la Seconde République. Un de ses oncles a été dirigeant du Parti communiste d'Espagne (PCE) et un autre a aidé à fonder l'Union du centre démocratique (UCD)..

Il épouse Marta Suárez le à , considérant le chiffre sept comme porte-bonheur. Assistent à la cérémonie le ministre de l'Intérieur Alfredo Pérez Rubalcaba, la secrétaire d'État Leire Pajín ou encore le dirigeant socialiste José Blanco.. Ils sont parents de deux filles, nées à Madrid en et ... Le couple divorce par la suite..

Formation et parcours professionnel Études Óscar López est titulaire d'une licence en science politique de l'université complutense de Madrid, avec une double spécialité en études internationales et en administration publique. Il la complète par une année d'études post-grade sur l'économie internationale à l'université de Newcastle upon Tyne..

Vie professionnelle Óscar López adhère au Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) le , le lendemain de la défaite du parti de Felipe González aux élections générales anticipées.

Il commence à travailler peu après, comme assistant au groupe socialiste au Congrès des députés. À ce poste, il fait la connaissance de José Blanco. Il rejoint en le groupe socialiste du Parlement européen où il travaille trois ans, faisant la connaissance de Pedro Sánchez.

À la suite du du Parti socialiste, organisé en , José Blanco devient secrétaire à l'Organisation et recrute Óscar López, âgé de , pour occuper le poste de coordonnateur du département dont il a la charge.

Député de Ségovie Pour les élections générales du 14 mars 2004, Óscar López est investi en tête de liste dans la circonscription de Ségovie.. Au début de la législature, il est désigné par le groupe socialiste porte-parole au sein de la commission bicamérale de contrôle de la Radiotélévision espagnole (RTVE).. À l'occasion du socialiste, organisé en suivant, il est promu membre sans responsabilité de la commission exécutive fédérale du PSOE..

Au titre de ses responsabilités parlementaires, il défend en l'adoption de la loi modifiant le régime juridique de la société de la radiotélévision publique. Il dénonce ainsi lors du vote solennel le l'opposition du Parti populaire (PP) à cette réforme, qui supprime la nomination du directeur général par le gouvernement au profit de l'élection d'un président par les Cortes Generales parmi les douze membres du conseil d'administration, eux-mêmes désignés par les deux chambres à la majorité des deux tiers, limite le recours à l'endettement et crée une société anonyme à capitaux intégralement publics comptant deux filiales, une pour la télévision et l'autre pour la radio..

Il est de nouveau investi en tête de liste dans la province de Ségovie pour les élections générales du 9 mars suivant, alors que le PSOE cherche à conforter la présence de ses jeunes cadres au sein du groupe parlementaire.. Réélu au Congrès des députés, il est confirmé dans ses fonctions de porte-parole à la commission du service public télévisuel. Il soutient ainsi l'année suivante le projet de loi relatif au financement de la RTVE, qui prévoit notamment de supprimer la présence de la publicité sur les ondes..

Chef des socialistes de Castille-et-León Secrétaire général du PSCyL-PSOE À la suite des élections générales, le nom d'Óscar López est évoqué au sein des instances dirigeantes du PSOE pour prendre le poste de secrétaire général du Parti socialiste de Castille-et-León-PSOE (PSCyL-PSOE) en dépit de sa faible présence au sein de cette fédération régionale et du fait qu'il ne siège pas aux Cortes de Castille-et-León.. Il confirme publiquement le son intention d'être candidat lors du prochain congrès, affirmant bénéficier du soutien du président du gouvernement et secrétaire général du PSOE José Luis Rodríguez Zapatero.. Il n'est pas reconduit à la commission exécutive fédérale élue par le du PSOE, le ..

Il est effectivement élu secrétaire général du PSCyL-PSOE le suivant par le régional, recueillant 96,36 % des voix des délégués présents, après que la secrétaire fédérale à l'Organisation Leire Pajín lui a apporté le soutien de la direction nationale du parti dans son discours d'ouverture.. Il fait élire le lendemain une nouvelle commission exécutive avec le soutien de 92,56 % des délégués, qui compte , sans responsabilité exécutive, voit la disparition du poste honorifique de président occupé par et la nomination de la secrétaire d'État Amparo Valcarce en qualité de vice-secrétaire générale et celle de Pedro Muñoz comme secrétaire à l'Organisation..

Candidat à la présidence de la Junte Óscar López fait connaître le sa volonté d'être candidat du Parti socialiste à la présidence de la Junte de Castille-et-León lors des élections parlementaires du 22 mai 2011.. Le suivant, le secrétaire à l'Organisation Pedro Muñoz annonce que la commission exécutive régionale lui apporte son soutien à l'unanimité..

Il fait adopter le par le comité électoral ses listes de candidats dans les neuf circonscriptions de la communauté autonome, lui-même occupant la première place dans celle de Ségovie tandis que quatre femmes sont positionnées en tête de liste. Il procède à cette occasion à un fort renouvellement, puisque seulement 11 des sortants sont de nouveau candidats.. Il formule six semaines plus tard un programme de centrées sur l'insertion professionnelle, l'aménagement du territoire, la lutte contre l'exode rural, l'accès à la santé et aux services publics, et s'engage à réduire de douze à sept le nombre de départements exécutifs du gouvernement territorial..

Le jour du scrutin, le Parti socialiste et Óscar López enregistrent une nette défaite : le Parti populaire de Castille-et-León est reconduit au pouvoir pour la cinquième fois, offrant sa troisième victoire de rang au président de la Junte Juan Vicente Herrera, mais avec , il surpasse le record établi par Juan José Lucas en avec , tandis que les socialistes perdent quatre élus et comptent désormais avec 28,9 % des suffrages exprimés.. Le , il s'accorde avec les secrétaires généraux provinciaux du parti pour constituer la direction du groupe parlementaire, dont lui-même sera porte-parole en remplacement d'Ana Redondo, qui prend les fonctions de porte-parole adjointe.. Ayant démissionné du Congrès des députés le afin de pouvoir siéger aux Cortes, au profit de l'élue municipale de Ségovie Clara Luquero., il donne la réplique à Juan Vicente Herrera lors du débat d'investiture de ce dernier, le dans l'hémicycle du parlement de la communauté autonome..

Lors de la séance du suivant, il est élu sénateur par ses pairs, aux côtés des candidats du Parti populaire, l'ancien président de la Junte Juan José Lucas et l'ancienne vice-présidente , tous trois bénéficiant de favorables sur 81 votants.. Ils sont assermentés le jour même au palais du Sénat à Madrid.. En réponse aux critiques du porte-parole du groupe populaire quant à son cumul de mandats et fonctions, Óscar López indique qu'il renoncera à son indemnité de député territorial pour ne percevoir que celle de sénateur, confirmant par ailleurs son intention de rester chef de l'opposition et de se représenter aux élections de 2015..

Cadre national du PSOE Secrétaire à l'Organisation Proche d'Alfredo Pérez Rubalcaba Óscar López est désigné le coordonnateur de la conférence politique du Parti socialiste ouvrier espagnol, convoquée du au à Madrid et qui doit poser les bases du programme électoral pour les élections générales anticipées du 20 novembre. Le rapport de la conférence sera rédigé sous la coordination de Cristina Narbona, le programme électoral élaboré par Jesús Caldera et la campagne électorale dirigée par Elena Valenciano.. La conférence, clôturée par un discours du chef de file électoral du parti Alfredo Pérez Rubalcaba, marque un virage à gauche des positions politiques du PSOE et une réaffirmation de l'attachement aux valeurs de la social-démocratie face aux conséquences de la crise économique.. À la suite de la lourde défaite du PSOE, il fait partie des neufs dirigeants de la « jeune génération » interrogés par El País sur l'avenir et les erreurs du Parti socialiste avec Pilar Alegría, Susana Díaz, Emiliano García-Page, César Luena, Eduardo Madina, Juan Moscoso, Leire Pajín et Laura Seara..

vignette|Óscar López est nommé secrétaire à l'Organisation de la commission exécutive du PSOE en .