Paysage, Antibes est une huile sur toile de Nicolas de Staël réalisée en 1955. Elle apparaît sous forme d'un « timbre poste » en noir et blanc dans le premier catalogue raisonné des œuvres de Nicolas de Staël établi par André Chastel, Françoise de Staël et Jacques Dubourg sous le titre Paysage, 1955, sous le . Puis dans le catalogue raisonné établi par Françoise de Saël une trentaine d'années plus tard, toujours reproduit en noir et blanc, en plus grand format, sous le ..

Longtemps resté dans une collection privée, celle de Jacques Dubourg d'abord ainsi que l'indique le catalogue raisonné de 1968, le tableau a changé de propriétaire pour finalement aboutir à la collection Senn-Foulds qui en a fait don en 2009 au MuMa.

Paysage, Antibes a été très peu souvent montré. Le catalogue raisonné de Françoise de Staël n'indique aucune exposition où il figure jusqu'en 1997. En 2014, il est au MuMa - Musée d'art moderne André Malraux, Le Havre, dans l'exposition Nicolas de Staël. Lumières du Nord, Lumières du Sud, du au , qui comprend 130 œuvres du peintre de 1951 à 1955 parmi lesquelles : Agrigente (1954) et Les Mouettesannonce au Musée du Havre.

Le tableau figure en avant dernière page de la plaquette destinée aux visiteurs du musée du Havre.

Contexte Depuis son retour d'Italie au cours duquel s'est révélée la grande passion du peintre pour Jeanne Mathieu, Staël a quitté sa famille pour s'enfermer seul dans son atelier de Lagnes puis de Ménerbes, puis à Antibes où il peint anonymement Jeanne qui devient son « inconnue », sa « femme assise », son « nu assis figure accoudée » et dont il confie, dans une lettre à René Char :

À Antibes, sa solitude est encore plus grande puisqu'il apparaît que Jeanne l'abandonne progressivement. Il peint désormais avec une fureur fiévreuse et reconnaît, dans une lettre du à Jacques Dubourg :

Description Les couleurs pastel n'ont aucun rapport avec les couleurs violentes des Agrigente, ni des couleurs habituellement vives du midi. Staël se rapproche des « lumières du nord » en présentant une montagne que l'on pourrait croire enneigée, à moins que l'éclat du soleil ne blanchisse la pierre.

Selon l'analyse du MuMa, :

Le motif est calme, reposant. La toile a pourtant a été réalisée pendant une période d'angoisses et d'extrême solitude du peintre. Toutefois, à l'inverse de plusieurs critiques d'art qui ont vu dans les toiles de Staël l'expression de sa solitude et de sa désolation, Jean-Claude Marcadé considère qu'aucune toile ne témoigne du drame vécu par l'artiste: En particulier, Marcadé s'inscrit en faux contre le jugement de Germain Viatte qui trouvait que les peintures de Staël étaient presque toutes marquées par « l'angoisse et l'atroce solitude du peintreGermain Viatte dans » . Cette atroce solitude lui était nécessaire pour son accomplissement.

Expositions 2014. MuMa - Musée d'art moderne André-Malraux, Le Havre: du au une exposition intitulée Nicolas de Staël. Lumières du Nord, Lumières du Sud, consacrée au paysage dans l'œuvre de l'artiste. Plus de 130 œuvres sont réunies réalisées entre 1951 et 1955. Un quart d'entre elles est inédit ou n'a jamais été exposé en Europe.MuMa - Musée d'art moderne André MalrauxPaysage, Antibes, auquel la toile a été offerte parmi les œuvres de la donation Senn-Foulddonation Senn-Foulds,

Bibliographie .

Notes et références

Catégorie:Tableau de Nicolas de Staël Catégorie:Tableau réalisé en 1955 Catégorie:Œuvre d'art contemporain Catégorie:Paysage dans la peinture Catégorie:Alpes-Maritimes dans la peinture Catégorie:Art à Antibes Catégorie:Œuvre de Nicolas de Staël en France Catégorie:Œuvre conservée au musée d'Art moderne André-Malraux