Eugène Jean-Baptiste Charles Lefébure est un homme politique français né le au Havre (Seine-Maritime) et décédé le à Orbey (Haut-Rhin).
Biographie Eugène Lefébure naît le au Havre. Sa mère s’appelle Thérèse Charlotte Costé et son père, Jean Baptiste Arnould Lefébure, est un marchand. Après des études secondaires au lycée du Havre, il fait des études supérieures à la faculté de médecine de Paris, ce qui lui permet d’entrer dans l’armée en tant que médecin militaire. Affecté à la garnison de Colmar, il y rencontre Adèle Herzog, fille de l’industriel Antoine Herzog, qu’il épouse le . Son nouveau beau père, qui possède déjà les usines textile du Logelbach, l’associe vers 1840 à un projet de construction d’une usine de calicot à Orbey, dont il lui confie la direction.
Eugène Lefébure est sollicité en 1852 pour porter les couleurs du gouvernement dans la première circonscription du Haut-Rhin. Très largement élu le avec plus de dix-sept mille voix d’avance, il rejoint au Corps législatif le groupe de la Majorité dynastique. Il est réélu lors des élections du et du . Il ne se représente pas à l’issue de son troisième mandat, son siège étant alors repris par son fils Léon Lefébure. Outre son mandat national, il obtient aussi des mandats locaux et est ainsi maire d’Orbey de 1857 à 1870 et conseiller général du Haut-Rhin pour le canton de Lapoutroie de 1848 à 1867, son fils Léon le remplaçant également dans ce rôle.
Après la chute du Second Empire et le rattachement de l’Alsace-Moselle à l’Empire allemand, il opte en 1872 pour la nationalité française. Ne pouvant désormais résider de manière permanente en Alsace, il alterne les séjours entre la Côte d’Azur et Orbey, où il meurt le .
Positions politiques En tant que député, Eugène Lefébure intervient principalement sur les questions commerciales, surtout quand elles concernent ses propres intérêts ou ceux de sa famille. Il exige ainsi en l’accélération de la colonisation de l’Algérie et le soutien des plantations de coton qui s’y installent, projet qui profite directement à son fils et à son beau-frère, qui possèdent des plantation en Oranie et au Sénégal.
Sur les questions plus politiques, il signe en 1861 « l’Adresse quatre-vingt-onze », qui condamne la politique romaine du gouvernement. En 1864, il se joint aux signataires des amendements libéraux, qui vont servir de socle au Tiers parti.
Eugène Lefébure est également un farouche défenseur des prérogatives des maires et de l’administration municipale. Il publie notamment une brochure intitulée Les droits d’option des conseils municipaux entres instituteurs laïques et maîtres congréganistes, qui revendique le droit pour les maires de privilégier le recrutement de religieux comme instituteurs. En conflit de 1859 à 1861 avec le préfet et l’inspecteur d’Académie du Bas-Rhin à ce sujet, il ne parvient toutefois pas à faire accepter ses positions.
Ses mandats locaux sont marqués notamment par la reconstruction de l’église d’Orbey, la réorganisation de l’hôpital de Pairis et l’initiation d’un programme de reboisement des Vosges.
Distinctions Chevalier de la Légion d’honneur.
Références
Annexes Bibliographie . .
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