Théodore Lescouvé, né le à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) et mort le à Paris 8e (Seine)Son acte de décès (n° 321) dans les registres de décès du 8e arrondissement de Paris pour l'année 1940., est un magistrat français.

Biographie Théodore Lescouvé est fils de magistrat. Il songe à une carrière militaire mais un handicap issu d'un accident de cheval l'amène à suivre la carrière paternelleCf. sa biographie donnée lors de l'audience d'octobre 1940 : site de la Cour de cassation. Attaché de chancellerie en 1887, il suit un stage au barreau parisien : bon orateur, il est troisième secrétaire de la Conférence du stage en 1889. Il est ensuite nommé substitut du procureur de la République à Tours () puis à Lyon (). En 1896, Théodore Lescouvé devient chef adjoint du cabinet du garde des Sceaux Jean-Baptiste Darlan. L’année suivante, à l’âge de 33 ans, il est nommé substitut au Tribunal de première instance de la Seine. Poste qu'il occupe jusqu'en 1907. Il est parallèlement directeur du cabinet et du personnel (1900) puis des affaires criminelles (1910) au ministère de la Justice, lorsque son ami Louis Barthou est garde des sceaux. De 1911 à 1917, il est procureur de la République près du Tribunal de la Seine. De 1917 à 1923, il dirige la Cour de Paris. Procureur général près la Cour de cassation de 1923 à 1928, il devient ensuite président de la Cour de cassation, à la chambre civile puis à la chambre criminelle.

En , il est admis à la retraite : il subit la décision du gouvernement du Front populaire d'abaisser la limite d'âge des magistrats à la Cour de cassation de 75 à 72 ans et de ne pas lui conférer l'honorariat, contrairement à l'usageLe Matin, 23 avril 1940, Le Journal, 23 avril 1940, Le Petit journal, 23 avril 1940, Le Populaire, 4 juin 1937. C'est qu'il est peu apprécié par les gauches, qui lui reprochent sa : au moment de l'Affaire du conseiller Prince en 1934, il a examiné le cas du procureur de la République Pressard, beau-frère du ministre Camille Chautemps or il fit d'abord un rapport favorable sous le cabinet d'Édouard Daladier (gauche), puis un second, défavorable, sous le gouvernement de Gaston Doumergue (centre-droit). Il aurait en outre en tant que président d'une commission de classement instituée en 1934 et supprimée par le gouvernement du Front populaireLe Populaire, 12 avril 1937, Ibid., 25 août 1936, Ibid., 29 juillet 1936, Ibid., 12 juin 1936, Ibid., 2 mars 1935, Ibid., 15 janvier 1935? L'Humanité, 25 août 1936, Ibid., 22 août 1936.

Durant sa carrière, il a représenté le Parquet dans plusieurs procès célèbres, notamment devant la Haute Cour contre Joseph Caillaux.

Carrière Il a, successivement, été : Directeur des affaires criminelles et des grâces du Décret du 24 mai 1910, JORF 140 du 25 mai 1910, 4502. au , Procureur de la République de Paris du Décret du 28 janvier 1911, JORF 28 du 29 janvier 1911, 718. au , Procureur général de Paris du Décret du 12 décembre 1917, JORF 339 du 14 décembre 1917, 10149–10150. au , Procureur général près la Cour de cassation du Décret du 18 octobre 1923, JORF 284 du 19 octobre 1923, 10022. au , Premier président de la Cour de cassation du Décret du 4 février 1928, JORF 31 du 5 février 1928, 1562. au

Décorations Ordre de la Légion d'honneurSa fiche sur la base léonore Chevalier le Officier le Commandeur le Grand-Officier le Grand-croix le

Conjointe : Blanche Lescouvé Son épouse, née Morand, issue d'une famille de commerçants de Tours, est devenue une figure de la société parisienneBulletin de la Société archéologique de Touraine, juillet 1937. Elle s'occupe d'œuvres charitables et s'est engagée en politique, comme secrétaire générale de l'Union nationale pour le vote des femmes (UNVF), présidente de la Fédération nationale des femmesLa France judiciaire, 31 mai 1933, Discours de Mme Lescouvé lors du 2ème congrès de la Fédération, fondée en 1928 par Aimée Bazy, sa secrétaire générale, et animatrice de la section féminine de la Fédération républicaine, de 1935 à son décès en ; elle a intégré le conseil national de ce parti en Vie sociale : cahiers du CEDIAS, novembre 1984, L'Action française, 23 octobre 1936, Le Temps, 7 juin 1937. La Fédération nationale des femmes, association non confessionnelle mais d'inspiration catholique, se voulant indépendante de tout parti - quoique proche de la Fédération républicaineLe Temps, 19 décembre 1928 - , milite pour le droit de vote des femmes et le vote familial, défend une vision conservatrice et traditionnelle de la famille et de la patrie et propose un programme politique républicain national, de droitePhilippe Vervaecke (dir.), À droite de la droite: Droites radicales en France et en Grande-Bretagne au XXe siècle, Presses Universitaires du Septentrion, 2017, .Huguette Bouchardeau, Pas d'histoire, les femmes..., Perrin, 1977Journal des débats, 10 avril 1928, L'Effort algérien, 21 février 1928, "La fédération nationale des femmes : son programme", L'Intransigeant, 12 avril 1930..

Notes et références

Liens externes

Site de la Cour de cassation, Audience solennelle de rentrée du16 octobre 1940 : biographie de Théodore Lescouvé

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