Gomméville est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or, en région Bourgogne-Franche-Comté. Elle fait partie de la communauté de communes du pays châtillonnais.

Géographie

vignette|redresse=2|centre Gomméville est située à au nord de Châtillon-sur-Seine, chef-lieu de canton du nord du département de la Côte-d'Or. Gomméville est à la frontière des départements de la Côte-d'Or et de l'Aube, et de deux régions la Bourgogne et la Champagne. Le village est bordé en bord de Seine par des pâtures puis, plus haut sur les coteaux calcaires, par des cultures céréalières jusqu'à atteindre des massifs boisés principalement constitués de feuillus parsemés de vignes et de vergers.

Accessibilité

Gomméville est située sur la , ancienne RN 71 reliant Troyes (à ) à Dijon (à ). Les deux villages les plus proches de Gomméville sont Mussy-sur-Seine, au nord, dans l'Aube () et Charrey-sur-Seine (), au sud, dans la Côte-d'Or. La deuxième ville la plus proche après Châtillon-sur-Seine est Bar-sur-Seine, située à au nord, dans l'Aube.

Hydrologie

Gomméville est traversée par la Seine qui coule en direction de Troyes. Le fleuve reçoit en rive gauche en amont du village la Noue-Rot descendue du plateau couvert par la forêt communale, après un détour par Noiron-sur-Seine, et en rive gauche en aval le ruisseau intermittent du Val Dîme, venu de l'autre plateau forestier qui touche la commune à l'ouest et qui porte la forêt domaniale de Vauxoué. Un grand déversoir alimentant un bief a été construit pour apporter l'eau au moulin.

Communes limitrophes

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Châtillon-sur-Seine à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Gomméville est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Châtillon-sur-Seine, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (65,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (65,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (62,9 %), terres arables (23,6 %), zones agricoles hétérogènes (5,2 %), prairies (3,3 %), zones urbanisées (2,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,4 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Le nom de la localité est attesté dés 1198Loiselet David, Gomméville, un village entre Bourgogne et Champagne, les Cahiers du Châtillonnais, , Association des Amis du Châtillonnais, 2010 puis sous les formes Gummevilla et Gummuvilla (1209)Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1979 (réédition), . ; Gomevilla (1220) ; Gommevilla (1228) ; Gomeville lou Grant (1273) ; Gommeville (1339) ; Gommeville le Petit (1344) ; Gomesville (1575) ; Comméville (1664) ; Commeville (1754)..

Il s'agit d'un toponyme d'époque mérovingienne ou carolingienne en -ville, au sens ancien de « domaine rural » (d'où le dérivé vilain, au sens de paysan médiéval). Le terme est issu du latin villa rustica.

Le premier élément, comme c'est généralement le cas pour ce type toponymique, s'analyse comme un nom de personne. Il s'agit probablement du nom de personne d'origine germanique Gumulf, basé sur les éléments gum-, homme et ulf, loupAlbert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.Gérard Taverdet, Les noms de lieux en Bourgogne, Centre régional de documentation pédagogique de l’Académie de Dijon, : la Côte d’Or, .. Cependant, si la de 1209 est juste, on peut également avoir recours à l'anthroponyme germanique GommoErnest Nègre, Toponymie générale de la France, Volume II, . ou Guma, reconnu dans Gommegnies (de Gummeneis en 1146), suivi du double suffixe -in-iacasAlbert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit., ..

Histoire

Antiquité Une ciste à cordons datée du découverte avant 1870 et deux tumulus fouillés au début des années 1880 attestent d'une occupation celtique.

En 1881 une petite cave gallo-romaine est découverte lors des fouilles entreprises pour la construction de la voie ferrée. En 1932 un trésor de 5000 petits bronzes du est découvert à la combe Martinot puis un lot de monnaies gallo-romaines au sud-est du village en 1938..

Moyen Âge Du , Gomméville dépend territorialement des comtés de Bar-sur-Seine et de Tonnerre.

Époque moderne vignette|Le haut du village (anc. Gomméville-le-Petit).|285x285px Du au , Gomméville souffre de la guerre de Cent Ans et de la guerre de la Ligue. À cette époque Gomméville dépend du bailliage de SensLoiselet/Micard. Construction à la fin du d'importantes fortifications. Aujourd'hui totalement disparues, il ne reste qu'un fossé tout autour de l'ancien village Gomméville-le-Grand.

Jusqu'au au moins, il y a deux villages, réunis sous un seul vocable aujourd'hui, Gomméville. Gomméville-le-Grand, qui correspond à la partie située autour de la Seine et positionnée avant l'église, et Gomméville-le-Petit correspondant aux lotissements actuels, partie située après l'église, en lisière de la forêt. Les deux villages réunis totalisent 141 feux en 1571Micard. Philippe le Hardi, Charles VI, Charles IX, Louis XIII et Louis XIV passent par Gomméville étant donné la position du village sur l'axe Troyes-Dijon.

Jusqu'à la Révolution française, Gomméville est lié aux villages de Pothières et de Mussy-sur-Seine (Aube). L'abbaye de Pothières a des possessions à Gomméville et un vicaire, chanoine de Mussy, dessert l'église de Gomméville jusqu'à la fin de l'Ancien Régime. Les abbayes de Clairvaux et d'Auberive ont également des possessions à Gomméville. Durant les troubles de la Révolution, les habitants se montrent fidèles au clergé et au roi.

Durant les guerres napoléoniennes et la guerre de 1870 les habitants de Gomméville subissent l'occupation limitée de l'ennemi bien que des réquisitions élevées touchent les habitants.

Temps présent

À la fin la Seconde Guerre mondiale, à la suite d'une altercation ayant eu lieu entre des résistants et des soldats allemands, Gomméville faillit être détruit par l'armée allemande en représailles. Partant de Châtillon-sur-Seine et se dirigeant vers Gomméville, les Allemands s'arrêtèrent à Montliot et mirent au courant quelques habitants. L'un d'entre eux appela du café de Montliot, la gare de Bar-sur-Seine, ville dans laquelle l'armée américaine avait stoppé sa progression. Un petit détachement américain (trois véhicules) se rendit jusqu'à Gomméville et mit en déroute les Allemands qui s'apprêtaient à encercler le village.

Gomméville a été, et a continué à être jusqu'à la fin du , un village essentiellement composé d'agriculteurs, de vignerons et d'artisans. Au début du , un grand nombre d'habitants deviennent des ouvriers et s'en vont travailler à Mussy-sur-Seine, petit bourg industriel aubois alors en plein essor et ce jusqu'à la fin des Trente Glorieuses.

Lieux, monuments et pôles d'intérêt En 2018, la commune compte inscrit aux monuments historiques., répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel., classé à l'inventaire des objets historiques. et répertoriés à l'Inventaire général du patrimoine culturel..

Patrimoine religieux

Église Saint-Antoine de Gomméville

Église Saint-Antoine le Grand, inscrit aux monuments historiques..

Construction Église édifiée au milieu du , en partie financée avant 1551, par Claude de Longwy de Givry, évêque de Langres de 1530 à 1561. La construction, de style champenois, s'est achevée en 1573. Église qui desservait originellement Gomméville-le-Grand et Gomméville-le-Petit où elle était construite : la disparition de Gomméville-le-Petit laissa l'église isolée. De 1218 à 1790 : église desservie par un vicaire, membre des chanoines de Mussy-sur-Seine.

Travaux Reconstruction du clocher du au . Reconstruction de la sacristie achevée le . Reconstruction de la première travée des bas-côtés vers 1803. Reconstruction du clocher en 1887. L'église et la croix du cimetière érigé en 1779 ont été inscrites aux monuments historiques par arrêté du Base Mérimée.

Chapelle Saint-Hubert La chapelle Saint-Hubert située rue du Caron porte la date de sa reconstruction par les habitants de Gomméville, 1786, gravée sur le linteau de la porte. La première pierre aurait été posée par le prieur de l'abbaye de Pothières, dom Barthélémy Rondot. Cette chapelle a été fondée en 1728 par Charles Perreau Perraut, vigneron et sa femme Catherine Profillet. Elle renferme un groupe en bois polychrome représentant saint Hubert et un cerf et une représentation de saint Claude enfant en bois polychrome doré.