Ivry-en-Montagne était une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté qui a fusionné le avec Jours-en-Vaux, pour donner naissance à Val-Mont.
Géographie L'ancienne nationale 6, aujourd'hui D 906, traverse la commune.
Accès
Communes limitrophes
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Guido de Yvreio, presbiter (1169) ; Yvriacum (1199) ; Hugo de Yvré miles (1225) ; Hugo de Hyvré (1238) ; Yvrer, Hyvrer (1285) ; Yvreyum (1296) ; Ivrey (1365) ; Yvrey (1371-1372) ; Ivré (XIVe-XVe siècle) ; Hivry (1625) ; Yvry (1628) ; Ivry (1672) ; Ivry-en-Montagne (XIXe siècle)..
Le toponyme est issu du radical gaulois eburo- l'if ou du nom propre gallo-romain Eburius, signifiant un « lieu planté d'ifs » ou le « domaine dEburius » (voir Albert Dauzat, Ernest Nègre, Xavier Delamarre).
Le déterminant « en-Montagne » fait référence à la situation géographique du village sur les hauteurs de la Côte-d'Or.
Ses habitants s'appellent les Ivryens et les Ivryennes.
Histoire Les sœurs de la providence s'occupaient de l'enseignement des filles au Centre beaunois d'études historiques.
La commune, très tôt au , fut desservie par le train, traversée par le tracé du chemin de fer d'Epinac, construit de 1829 à 1835, qui allait d'Épinac au canal de Bourgogne« Le premier chemin de fer de Saône-et-Loire », article de Jean-François Nosjean paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 76 (Noël 1988), pages 22 et 23.. Au lieu-dit "Le Grand Champ" apparaît sur la carte d'état-major de 1826-1866 la mention "machine à vapeur". Cette machine stationnaire à vapeur servait à faire remonter les trains le long d'un rare plan incliné. Lors du développement des machines locomotives à vapeur, tout comme à Montceau-et-Echarnant, la voie fit un détour, mais cette fois vers le sud-est afin de leur présenter une pente moins abrupte.
Politique et administration
Démographie
Économie La Société coopérative agricole Élevage Moderne de Bourgogne (SCAEMB) fabrique des aliments pour animaux de ferme.
Lieux et monuments Château de Corabœuf
En 1228, existe la sentence de l'archidiacre d'Autun entre la dame de Corrabœuf et ses fils et l'abbaye de Saint-Martin d'Autun, au sujet de la terre de MonnetoyCartulaire de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun, charte n°XLIIIbis.(1228). Texte en ligne.
Malgré les assauts des Écorcheurs, la démolition de 1478 ordonnée par Louis XI et l'incendie de 1576 par l'armée huguenote, une grande partie du château nous est parvenue. Il associe d'authentiques vestiges du (la tour d'entrée, le mur d'enceinte, les tours est, ouest et sud de la cour carrée), à un édifice du élevé dans le style du . Le château de Corabœuf exalte cette puissance propre à l'architecture militaire féodale.
Le château est constitué d'un donjon du flanqué de deux ailes formant équerre. L'aile est, également du , a été remaniée et aménagée au par Jean-Baptiste Richard de Curtil, qui fait ériger ses biens en marquisat. L'aile nord a été entièrement refaite au par Paul de Richard d'Ivry (à l'exception de la tour-porche à son extrémité ouest qui date du Moyen Âge) : bâtiment construit en 1860 dans le style néo-gothique par l'architecte Roidot-Errard ; le décor intérieur a été conçu par l'architecte Charles Suisse et réalisé par Xavier Schanosky dans le goût néo- (salon orné de boiseries, plafonds peints...). Paul Xavier de Richard d'Ivry est compositeur, il écrivit, entre autres un opéra "Les Amants de Verone" qui fut joué au Théâtre Ventadour à Paris et à Covent Garden.
Un pavillon isolé au fond du parc date également du .
Coraboeuf fait partie du patrimoine historique privé et appartient à la même famille depuis le . Les propriétaires actuels, à la suite de mariages et héritages, sont les Law de Lauriston-Boubers.
Ce château est ouvert à la visite gratuitement. On peut visiter la salle basse du donjon, l'arboretum et les parcs et jardins. Église Saint-Étienne d'Ivry Son chœur est roman. Elle comprend également une chapelle seigneuriale voutée d'ogive du .
Personnalités liées à la commune Paul de Richard d'Ivry (1829-1923), compositeur, contemporain et ami de Gounod, écrivit un opéra « les amants de Vérone »article Bien Public 06/04/2012 Maurice Thiney, explorateurL'aventure à bras-le-corps, 2006, M. Thiney et C. Bouchard. Rudolf Eggs, Compagnon de la Libération, repose à Ivry-en-Montagne.
Héraldique
Voir aussi Liste des communes de la Côte-d'Or
Notes et références Notes
Références
Liens externes
Ivry-en-Montagne sur le site de l'Institut géographique national
Ivry-en-Montagne Catégorie:Commune déléguée dans la Côte-d'Or Catégorie:Ancien chef-lieu de canton dans la Côte-d'Or