Anne Laure Joséphine Hurel, dite Anaïs Perrière-Pilté, née en 1809 et morte le à Paris , est une femme de lettres, une salonnière et une compositrice française.

Biographie Anne Laure Joséphine Hurel naît à Paris en 1809, fille de Louis Hurel et Anne Charlotte Jeanne Marguerite PercinActe de mariage du , reconstitué après le , Archives de Paris (vue 4/51) ; elle utilisera ensuite, y compris sur son état civil, le prénom d’Anaïs.

Elle épouse en 1836 à Paris Pierre Perrière-Pilté, riche industriel qui acquiert une grosse fortune avec des sociétés de gaz et l’installation de réverbères à ParisMontjoyeux (alias Jules Poignard), « La comtesse Pilté », in Le Gaulois, quotidien, (numéro 3722). Ils ont cinq enfants. En sus de ses activités industrielles, Pierre Perrière-Pilté rachète et exploite le théâtre du Vaudeville à ParisPhilippe Chauveau, Les Théâtres parisiens disparus : 1402-1986, Éd. de l'Amandier/Théâtre, Paris, 1999.

En 1869, le pape Pie IX octroie un titre de noblesse pontificale à Anaïs Perrière-Pilté et à sa familleLe Figaro, quotidien, (n° 27). Elle se fera dorénavant appeler « comtesse Pilté ». Le titre de comte a été porté par son fils aîné, Henri Pilté (né en 1837).

Pendant le siège de Paris, son hôtel particulier est transformé en ambulance. Son fils cadet, Alphonse Pilté (1838-1891), maître de forges et plus tard conseiller municipal de Joinville-le-Pont, sert comme brigadier à cheval dans une unité de volontaires, l’escadron FranchettiEdgar Rodrigues, Les Volontaires de 1870, Michel Lévy, Paris, 1874.

Anaïs Perrière-Pilté meurt le à son domicile du 57, rue de Babylone à ParisActe de décès à Paris , n° 2593, vue 4/10.. Elle était âgée de 69 ans. Elle est inhumée deux jours plus tard au cimetière du Montparnasse (division 6Registre journalier d'inhumation, , cimetière du Montparnasse, Archives de Paris). En 1975, ses restes sont transférés à l'ossuaire du cimetière de l'Est.

Parcours Salonnière Anaïs Perrière-Pilté anima, après la mort de son mari en 1853, un salon dans ses hôtels particuliers successifs, rue Monsieur-le-Prince (jusqu’en 1867) puis, rue de Babylone à ParisRevue cosmopolite, 1867 (A1, N4-16). Selon un chroniqueur du journal Le Gaulois, Montjoyeux, « Un goût naturel l'attirait vers les arts. Elle s'y voua tout entière, et son salon devint, en peu de temps, un des plus curieux de Paris. »

Le salon de Pilté, était, d’après James de Chambrier James de Chambrier, La Cour et la société du Second Empire, Paris, Perrin, 1902-1904

De réceptions de deux types étaient organisées. . La presse y fait écho entre 1867 et 1877.

Des séances hebdomadaires avaient également lieu.

Femme de lettres Sous le pseudonyme d'Anaïs Marcelli, Anaïs Perrière-Pilté fait publier plusieurs ouvrages de poésie ainsi qu’une pièce de théâtre. Sa production principale se situe entre 1860 et 1866. Elle était membre de Société des auteurs et compositeurs dramatiquesAnnuaire de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques, Paris, 1886.

En 1875, elle fait représenter Le Talon d'Achille au théâtre VentadourLa Gazette des femmes, .

Compositrice lyrique Également sous la signature d'Anaïs Marcelli, Anaïs Perrière-Pilté est l’auteur de plusieurs pièces lyriques, diffusées entre 1866 et 1873.

Son opéra-comique en un acte, Le Sorcier, est représenté au théâtre lyrique du Chatelet à Paris le Gazette anecdotique, littéraire, artistique, Librairie des bibliophiles, Paris, . Deux ans plus tard, il est monté au théâtre de la Monnaie de BruxellesFélix Clément, Dictionnaire des opéras, Larousse, Paris, 1869.

Selon Montjoyeux, Anaïs Perrière-Pilté pouvait apposer son pseudonyme (Anaïs Marcelli) sur des travaux réalisés par d’autres :

Pour Arthur Pougin, en dehors de son salon, les œuvres d’Anaïs Perrière-Pilté . Selon ce critique musical, Arthur Pougin, Biographie universelle des musiciens. Supplément et complément - Volume 2, Firmin-Didot, Paris, 1881

Bibliographie Poésie Chants de Memphis, E. Dentu, 1860 Musée poétique, J. Hetzel, Paris, 1866 Théâtre Le Talon d'Achille, comédie-drame en 3 actes, J. Claye, 1865 L'Écouteuse, comédie, 1874 Œuvres lyriques Le Sorcier, opéra-comique en 1 acte, paroles et musique de Mme Anaïs Marcelli. Michel-Lévy frères, 1866 Les Vacances de l'amour, 1867 La Dryade, 1870 Jaloux de soi, proverbe lyrique en 1 acte, pour chant et piano, 1873 Les Souvenirs du sorcier, 1877

Sources Adolphe Bitard, Dictionnaire général de biographie, M. Dreyfous, Paris, 1878 Montjoyeux (alias Jules Poignard), La Comtesse Pilté, in Le Gaulois, quotidien, 02/01/1879 (3722). James de Chambrier, La Cour et la société du Second Empire, Perrin (Paris) 1902-1904Le est consacré intégralement au salon d’Anaïs Perrière-Pilté. Arthur Pougin, Biographie universelle des musiciens, Firmin-Didot, 1881

Notes et références Notes

Références

Liens externes

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