Le canon de Modèle 53 et dérivés est un canon naval multicible (mer-air, mer-mer, mer-sol) dont les différentes versions équipent la plupart des navires militaires français post-Seconde Guerre mondiale..
Histoire L'étude a été lancée en 1953 au STCAN (Service technique des constructions et armes navales) d'un canon naval polyvalent capable d'assurer la défense antiaérienne, la lutte antinavire ou le tir sur des objectifs terrestres. Fabriqué par l'ECAN (Établissement des constructions et armes navales) Ruelle.
La première tourelle de modèle 53 a été d'abord testée sur l'escorteur rapide Le Brestois en 1958 avant d'équiper progressivement tous les nouveaux bâtiments de combat français, des avisos type A69 aux porte-avions, et ce jusqu'aux frégates de la classe La Fayette construites à partir de 1999.
Evolutions Sa portée antiaérienne est de et de contre des cibles flottantes ou terrestres. Sa cadence initiale de par minute a été portée à par minute sur le modèle 64 puis par minute sur les modèles 68 et 100TR.
L'automatisation réalisée sur le modèle 68 ne nécessite plus de servant.
La version 100TR (Technologie Renouvelée) est mécaniquement identique, mais permet de réduire la signature radar du canon, via l'emploi de matériaux composites.
Galerie
Bâtiments français équipés de la tourelle de 100 mm 2 porte-avions (, ), 8 pièces à l'origine 1 croiseur ( après refonte), 2 pièces 3 frégates ASM (classe Tourville), 3 puis 2 pièces 7 frégates ASM (classe Georges Leygues), 1 pièce 2 frégates AA (classe Cassard), 1 pièce 5 frégates légère furtives (classe La Fayette), 1 pièce 6 frégates de surveillance (classe Floréal), 1 pièce 17 avisos (classe d'Estienne d'Orves), 1 pièce
Modèle 1953
6 escorteurs d'escadre ( plus 5 de type T 47 refondus ASM), 2 pièces 9 avisos escorteurs (classe Commandant Rivière), 2 ou 3 pièces 4 destroyer (classe Hamburg), 4 pièces 6 frégates (classe Köln), 2 pièces
Modèle 1964
1 porte-hélicoptères (), 4 pièces 2 frégates lance engins (), 2 pièces
Succession Des années 1960 aux années 2000, ce canon, constamment amélioré et qui donnait pleine satisfaction, est embarqué sur tous les bâtiments de combat français et vendus à l'exportation. Pour les FDA classe Horizon, les FREMM classe Aquitaine et les FDI classe Amiral Ronarc'h, c'est le canon Oto-Breda de 76 mm qui constitue l'artillerie principale de ces bâtiments de nouvelle génération.
Chine
Dans la marine chinoise, des versions sous licence et adaptées à l'électronique utilisée en Chine sont construites depuis les années 1980 sous le nom de type 210 et type H/PJ87.
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes Otobreda 76 mm Liste des canons antiaériens de marine
Liens externes
Catégorie:Artillerie navale française Catégorie:Artillerie de calibre 100 mm Catégorie:Canon antiaérien