Liernais est une commune française située dans le canton d'Arnay-le-Duc du département de la Côte-d'Or, en région Bourgogne-Franche-Comté.
Géographie
Localisation, liens administratifs et géographiques Liernais est une petite commune rurale française au cœur de la Bourgogne, à l'extrémité ouest du département de la Côte-d'Or, dans l'arrondissement de Beaune. Elle est située à environ au sud-ouest de Dijon, au nord-ouest de Beaune, au nord d'Autun et au sud-est de SaulieuLiernais sur le site de l'Institut national de l'information géographique et forestière.
La commune a une superficie totale de dont 312 de forêtLiernais sur le site Trésor des Régions, son centre se situant à .
Le village est composé d'un bourg d'environ 400 habitants, et de plusieurs hameaux (Baroiller-Laborde, Baroiller-l'Étang, Cenfosse, la Guette, la Queue-Caillot, lHuis-Renaud, Maison-des-Champs, Paquier-Rousseau, Vesvres, Veullerot, Villars) regroupant environ 150 habitants (voir le chapitre Démographie).
La commune est située dans le massif du Morvan et fait partie de son parc naturel régional. Elle est également le chef-lieu du canton de Liernais, regroupant 14 communes pour un total d'environ habitants, et, depuis 2001, siège de la plus petite communauté de communes de Côte-d'Or : la communauté de communes de Liernais (les communes y participant étant les mêmes que celles du canton de Liernais).
Si Liernais est au cœur de la Bourgogne, il est également au centre de l'Europe. Le centre géographique de la zone euro était en effet situé à proximité du village en 2010, date d'adoption de la monnaie européenne par la SlovaquieLa zone euro sur le site Lormes.net..
Relief et géologie vignette|Le Morvan. Aux confins du massif montagneux granitique du Morvan et du plateau calcaire de l'Auxois, le bourg se situe à environ d'altitude (entre 424 et exactement). Une borne de l'Institut national de l'information géographique et forestière indique l'altitude exacte de à la gare du village.
Les genêts servent habituellement de référence pour établir la limite entre le Morvan et l'Auxois : ils poussent sur les sols granitiques mais pas calcaires. À Liernais, le hameau de Cenfosse est représentatif de cette frontière géologique : le haut est granitique, alors que le bas est calcaire (calcaire coquillier), riche en fossiles de coquillages ; et possédait autrefois un four à chaux. Il s'agissait, il y a bien longtemps, d'une « plage » où les vagues d'un océan venaient frapper les récifs granitiques de ce qui allait devenir le Morvan.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Prix-lès-Arnay à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Hydrographie Située sur le seuil de Bourgogne, la commune de Liernais est à cheval sur les bassins versants de la Loire (majeure partie de la commune) et de la Seine (de l'autre côté de la ligne de chemin de fer Autun-Paris)Claude de Rincquesen, Le canton de Liernais en 1900... à travers les cartes postales, Édition de Saint-Seine-l'Abbaye, 1984.
Elle est traversée par un petit ruisseau, également appelé le Liernais, qui alimentait autrefois un lavoir sur la place de la Fontaine, aujourd'hui désaffecté. À la sortie du village, il descend vers l'étang de la Gravotière, puis se perd dans le Creux-au-Diable, avant de continuer vers l'Arroux, dans lequel il se jette à VoudenayTranscription de Jacques-François Baudiau, Le Morvand ou Essai géographique, topographique et historique sur cette contrée, Tome III, seconde édition, Imprimerie de Paulin Fay, 1867.
La commune comprend également de nombreuses mares et étangs, comme l'atteste le hameau de « La Mer »Qui signifie la mare, en patois Bourguignon-morvandiau sur la commune limitrophe de Saint-Martin-de-la-Mer (pourtant située à plusieurs centaines de kilomètres de l'océan le plus proche). L'alimentation en eau potable du village se fait à partir du lac de Chamboux, également situé sur la commune de Saint-Martin-de-la-Mer. Les nappes phréatiques des environs sont peu volumineuses (sols essentiellement granitiques) mais très accessibles. De nombreuses maisons ont encore un puits dans leur cour, l'eau étant entre 1 et de profondeur. Cette eau souterraine avait une grande importance avant la construction du réseau d'eau, comme l'atteste le dicton patois : « mai mâyon, mon jairdin, mon poué, i seu chez moué » (ma maison, mon jardin, mon puits, et je suis chez moi)Pierre Pivert, Essai sur la vie des Paysans des Seigneuries de Liernais et de Villars, Éditions l'Arche d'Or, 1985.
Faune et flore Le paysage, la flore et la faune de Liernais tiennent à la fois du Morvan et de l'Auxois.
Au nord, au sud et à l'ouest de la commune, c'est le Morvan qui prime, avec ses collines boisées (feuillus et résineux) ou en prés, ses lacs et ruisseaux. On y trouve de nombreuses espèces d'oiseaux (sédentaires ou migrateurs), du gibier en abondance (sangliers, chevreuils, lièvres, faisans, etc.), d'autres animaux forestiers (renards, écureuils, chouettes, etc.), ainsi que du poisson en quantité dans les nombreux cours et plans d'eau (perches, carpes, brochets, etc.).
vignette|right|Une charolaise et son veau. À l'est, c'est le plateau de l'Auxois qui commence, plus plat, moins boisé mais plus riche en prairies et champs de céréales. Très emblématiques de la région, la commune est couverte de vaches blanches de race charolaise. Les chevaux de trait (notamment la race Auxois) autrefois utilisés pour le travail des fermes, sont un peu moins nombreux qu'avant au profit des tracteurs, mais aussi des chevaux de selle et des ânes.
La flore sauvage est abondante (notamment des orchidées) dans le Morvan comme dans l'Auxois. Les nombreux champignons poussant dans les bois (girolles ou chanterelles, trompettes de la mort, etc.) ou dans les prés (rosés, tricholome de la Saint-Georges ou mousserons, pieds-de-moutons, etc.) font le régal des dîners d'été et d'automne.
Transports Réseau routier On peut arriver et quitter Liernais par l'autoroute A6 via la sortie 22 à Avallon (en provenance du nord (Paris)), ou via la sortie 24 à Pouilly-en-Auxois (en provenance du sud (Lyon)).
Deux routes départementales desservent également la commune : la , anciennement Nationale 6 (sortie « La Guette » en provenance de Pouilly-en-Auxois ou d'Arnay-le-Duc), et la (sortie l'''« Huis-Renaud » en provenance d'Autun ou de Saulieu).
Trains et autocars La gare SNCF de Liernais se situe sur la ligne Autun-Saulieu-Avallon-Auxerre-Paris Bercy. Plus aucun train ne s'arrête à compter du cadencement par la SNCF.
Des bus TER, sur la place de la Fontaine, parcourent plusieurs fois par jour la ligne Autun-Saulieu. Les tickets peuvent être achetés directement dans le bus, en gare, ou dans les offices du tourisme de Saulieu et d'Autun.
Le trajet Paris-Liernais peut se faire en 2 h 15 en prenant le TGV Paris-Montbard, puis le bus Montbard-Saulieu et enfin le bus Saulieu-Liernais.
Avion L’aérodrome de Saulieu - Liernais peut accueillir ou louer des avions.
Urbanisme Typologie Au , Liernais est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (82,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (83,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (68,7 %), forêts (13,3 %), terres arables (7,3 %), zones agricoles hétérogènes (6,8 %), zones urbanisées (2,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Liarnais (1198) ; Juxta Liernaias (1203) ; Liarnaies (1208) ; Liernaes (1210) ; Liernais (1210) ; Liernaies (1212) ; Liarnayes (1217) ; Liarnaes (1250) ; Lyenaies (1268 n. st.) ; Le barrochaige de Lianayes (1276) ; Liernaas, Lyernaas (1277) ; Lienais, Lienas (XIVe siècle) ; Johannes de Liennas (1368) ; Lyenois (1384) ; Lyenays (1388) ; Lyenaiz (1401) ; « Lienas, mouvant ou fied de Nivernois » (1474) ; Lyennars (1476) ; Liernaix en Bourgogne (1598) ; « Liernois, en ce qui est de Bourgogne » (1645) ; Lyernois en Bourgogne (1657)..
Histoire Préhistoire Bien qu'aucun reste préhistorique n'ait été retrouvé sur la commune, les alentours en sont peuplés depuis bien longtemps, comme l'attestent par exemple dans le canton de Liernais le menhir de Pierre-Pointe (à Sussey), celui de la Pierre Levée (à Diancey), ou encore le « trésor de Blanot », dépôt de l'âge du bronze découvert en 1982 sous un arbre déraciné par une tempête, contenant de nombreux objets et bijoux d'or et de bronze, actuellement exposés au musée archéologique de Dijon. On peut supposer que d'autres « trésors » anciens dorment sous les pieds des Liernaisiens.
Antiquité On a découvert une antique villa gallo-romaine, située le long de la Via Agrippa, voie romaine dont on observe le tracé rectiligne de Saulieu à Brazey-en-Morvan (Brazey-Bas). Les quelques restes d'une autre villa romaine furent retrouvés plus tard, lors du terrassement du terrain de football du village, mais ne contenaient que quelques pièces de faible valeur archéologique.