Marie-Thérèse Join-Lambert, née Kourilsky le à Paris et morte le dans la même ville, est la première présidente de l’Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale de 1999 à 2005« Marie-Thérèse Join-Lambert : un expert des relations sociales » (article du 12 janvier 1998, Les Échos).
Elle est la fille du professeur Raoul Kourilsky.
Biographie
Jeunesse et études Marie-Thérèse Join-Lambert est diplômée de l'Institut d'études politiques de Paris.
Parcours professionnel Elle est directrice des études et du conseil professionnel à l'Agence nationale pour l'emploi (ANPE) de 1974 à 1977, puis rapporteur adjoint du Centre d'études des revenus et des coûts (CERC) jusqu'en 1981.
En , elle est nommée comme chargée de mission auprès du cabinet du premier ministre Pierre Mauroy.
Chef du service des affaires sociales de 1981 à 1982, elle est vice-présidente du groupe de stratégie industrielle « organisation du travail industriel » au commissariat général du Plan 1982 à 1985 et est nommée inspectrice générale des affaires sociales en 1985.
En 1988, elle devient la conseillère sociale au cabinet du nouveau premier ministre Michel Rocard. Elle est chargée de la préparation et de la mise en œuvre de la loi créant le revenu minimum d'insertion (RMI) de 1988 à 1990.
Elle est membre du collège du Haut Conseil à l'intégration de 1990 à 1997..
À la suite du mouvement des chômeurs qui s'est déroulé en , elle est chargée par le premier ministre Lionel Jospin d'une mission destinée à mettre à plat l'ensemble du système d'aide aux chômeurs Le Monde,« Une nouvelle mission pour Mme Join-Lambert »Paris Match, Numéros 2540 à 2541, 1998. Elle lui remet son rapport sur l'indemnisation du chômage et sur les minima sociaux le .
Elle est la première présidente de l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale (ONPES) de 1999 à 2005« Marie Thérèse Join-Lambert présidente de l'Observatoire de la pauvreté » (article du 14 mai 1998, Les Échos).
Au sein de l'Institut d'études politiques de Paris, elle a donné le cours de questions sociales contemporaines à la suite de Pierre Laroque, aux côtés de Jacques Fournier et Jean-Emmanuel Ray.
Elle préside la Commission lutte contre l’exclusion de l’Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés sanitaires et sociaux (UNIOPSS) et du groupe « Mal-Logement » du Conseil national de l'information statistique (CNIS).
Elle est l'autrice de nombreux rapports et d'un manuelWorldcat.org,World catalogGoogle Scholar dont en particulier en 1997 « Politiques sociales » aux éditions Dalloz et Presses de Sciences Po , institut, Persée.fr dans lequel elle a enseigné et supervisé l'enseignement en questions sociales.
Lors de la promotion du , Marie-Thérèse Join-Lambert est promue à la dignité de grand officier de la Légion d'honneur par le président François Hollande.
Elle s’éteint le à l’âge de 86 ans..
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Famille Join-Lambert Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale
Liens externes
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