Marliens est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté.
Géographie Situation et description Marliens est situé à égale distance de deux voies de communication, la route nationale 5 qui passe à Genlis à 5 kilomètres et la route départementale 968 à Longecourt-en-Plaine à 3 kilomètres. Genlis est par ailleurs traversé par la Norges et Longecourt est situé sur le canal de Bourgogne. D'autre part, chacune de ces localités est également desservies par le chemin de fer.
Marliens se trouve au centre de cette configuration, limitée au nord-ouest par la plaine de Rouvres et au sud par la colline de Tart-le-Haut, seul accident géographique dans cette platitude.
La situation du village est dès lors privilégiée, enclavée au centre de son territoire, autour duquel sont tracées de bonnes voies de communication.
À l'est de ses limites s'ajoute la voie romaine rectiligne de Tart-le-Haut à Dijon, plus spécialement visible à FauverneySi Marliens m'était conté, Gabriel Charpy..
Communes limitrophes
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique altéré et le climat océanique altéré et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (), un été chaud (), un air sec au printemps et en été et des vents faibles. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Ouges à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Hydrographie Une rivière, la Biètre, de 17, 2 km prend sa source dans les frondaisons du château, longe le Colombier, traverse le village. Des résurgences ainsi que l'Oucherotte la grossissent tout au long de son cours jusqu'à Saint-Usage où elle se jette dans la Vouge, affluent en rive droute de la Saône.
Urbanisme Typologie Au , Marliens est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dijon, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (76,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (91,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (76,3 %), zones urbanisées (10,3 %), mines, décharges et chantiers (7,6 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (5,7 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Marlins (1141) ; Mailliens (1195) ; Marliens (1209) ; Mallyns (1225) ; Malliens (1242) ; Merliens (1294) ; Marlien près de Rouvre (1311) ; Marleans (1423) ; Marlien (1574) ; Marlyen (1585) ; Merlien (1611)..
Parlons du latin Mediolanum, issu lui-même du gaulois mediolanon (« au milieu de la plaine ». ou « plein-centre (lieu sacré) »).., apparenté directement au latin medius., « à mi-lieu ».: il conviendrait d’ajouter peut-être un autre nom aux liste généralement présentées dans les ouvrages spécialisés ; le nom sera celui de la commune de Marliens ; la présence de [r] n’a rien de bien surprenant dans cette zone où cette consonne disparaît régulièrement devant [l]. Il convient également d’examiner le site de ce village ; Marliens se trouve à proximité immédiate d’une longue ligne droite aujourd’hui purement administrative et qui sépare quelques communes ; jusqu’à preuve du contraire, cette longue ligne a des allures de voie romaine Elle semble être partie de Dijon aller en direction de la Saône. On la suit encore plus facilement sur la carte Seurre (IGN) où cette ligne droite est signalée par la mention Voie romaine ; elle traverse le village de Montot et franchit la Saône à St-Jean-de-Losne et à Losne ; elle prend la direction du Jura. Plus intéressant encore, Marliens appartenait à l’ancien diocèse de Langres, puis de Dijon, alors que les paroisses voisines, Genlis et Longecourt, dépendaient de Chalon ; on peut donc penser que ce site était vraisemblablement une ville-frontière entre les Éduens et les Lingons..
Histoire
Préhistoire Une fouille archéologique préventive menée par l'INRAP a permis de découvrir un site préhistorique qui fut occupé du Néolithique jusqu'au premier âge du Fer. L'occupation la plus ancienne correspond à un site totalement unique en son genre constitué de trois enclos imbriqués avec au centre un enclos circulaire de de diamètre auquel sont accolés, côté nord un enclos en forme de fer à cheval de de long, et, côté sud un enclos ouvert. les trois enclos ont été édifiés à la même époque. Les deux enclos latéraux comportaient une palissade. Le matériel archéologique découvert comprend des silex taillés, des pointes de flèches en silex, deux brassards d'archer, un briquet en silex et un poignard en alliage cuivreux. Entre et , une nécropole couvrant une surface de a été implantée sur le site. Une seconde nécropole, d'environ , a été installée à environ de la première au premier âge du fer. Elle comporte six tombes à incinération avec urnes à couvercle..
Antiquité La voie édifiée par les Romains, qui va de Tart-le-Haut à Dijon, appelée Voie Romaine, ou Les Romains, marque la délimitation du territoire avec Varanges. La proximité de cette voie a favorisé la découverte, au centre du village ancien, de pièces de bronze à l'effigie de la princesse Fausta, épouse de Constantin I, empereur romain et de pointes de lance en fer aux Gravières.
Moyen Âge et Temps modernes À Marliens, tout ou presque appartient au duc de Bourgogne ou à l'un des seigneurs sous sa tutelle. Le seigneur avait tous les droits, les fermiers avaient des devoirs.
Révolution française L'époque révolutionnaire passa sans trop de conséquences. À noter toutefois en 1790, madame de Marliens, veuve Fleutelot, privilégiée dans le rôle des contributions pour « 54 journaux et 26 soitures ».
Époque contemporaine Le , dans un champ de trèfles au lieu-dit Terraillot, d'étranges traces en forme d'étoile, difficilement explicables ont mis en émoi de nombreux médias, évoquant un événement ufologiqueSite liberation.fr, interview "Bruno Fuligni : L’année 1947 marque le début de la guerre froide et des soucoupes volantes".. Les autorités ont été prévenues par Émile Maillote, cultivateur et maire de la communeSite vsd.fr, article d'Anastasia Svoboda "Insolite, la petite histoire des extraterrestres en France"..
L'ouvrage de Bruno Fulgini, Atlas des zones extraterrestres, publié aux éditions Arthaud 2017, évoque cet incident sous le titre « L'Étoile de Marliens » dans les pages 38 et 39 en évoquant le rapport entre cette apparition et le blason de la communeSite liberation.fr, interview de Bruno Fuligni "L’année 1947 marque le début de la guerre froide et des soucoupes volantes"..
Politique et administration Administration municipale
Élections de 2026 Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Marliens, commune de moins de , est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes. Le nombre d'habitants au recensement de 2023Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026. étant compris entre 500 et , le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de 15..
Deux listes sont en présence lors du premier tour qui se tient le 15 mars 2026. Elles sont menées, par ordre décroissant de résultats, par Jean-Marie Ferreux (63,24 %), maire sortant., et Patrick Michel (36,76 %). 13 sièges de conseillers municipaux sont attribués dès le premier tour à la liste de Jean-Marie Ferreux et deux à celle de Patrick Michel. Jean-Marie Ferreux est réélu maire le .La liste officielle des maires du département de la Côte-d'Or en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Wikimedia Commons..
Liste des maires
Population et société Démographie
Enseignement La commune est rattachée à l'académie de Dijon.
Médias
Cultes
Économie
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Église de la nativité. Château de Marliens
Architecture locale Les paysans habitaient d'anciennes maisons de torchis, construites en charpentes de bois remplies d'argile pétrie avec de la paille hachée. Les poutres étaient souvent apparentes. La plupart des maisons étaient couvertes de chaume remplacées, dès 1920 par des tuiles plates de pays.
Patrimoine et tradition orales Langue locale : Parallèlement à l'organisation de l'instruction, le dialecte local, dérivé des langues celte et romane, avec une prononciation très accentuée sur les « r », se développe et demeure le langage coutumier jusqu'au milieu du , puis disparaît devant les progrès du français.
Personnalités liées à la commune Le baron de Jessé Levas, né en 1863, propriétaire du château de Marliens, et dont la généalogie aurait, selon la légende, une origine biblique et serait sortie de la lignée de Jessé.