Le postnationalisme ou non-nationalisme est le processus ou la tendance selon laquelle les États-nations et des identités nationales perdent de leur importance par rapport à des entités supranationales et mondiales. Bien que « postnationalisme » ne soit pas strictement antonyme de « nationalisme », les deux termes et leurs hypothèses sous-jacentes sont souvent vus comme antithétiques.

Selon la conception classique établie par Ernest Gellner, le principe nationaliste . Soit, une nation pour un État, un État pour une nation. Par contre, selon Jean-Marc Ferry, dans le postnationalisme,

Le passage du national au postnational est induit par divers facteurs : internationalisation de la production des biens et des services, ainsi que des marchés financiers, importance croissante des autorités supranationales et expansion des normes internationales protégeant les droits de la personne. En outre, les médias et le secteur du divertissement ont une empreinte globale qui favorise la formation d'une culture supranationale. Ce phénomène est accentué par les mouvements migratoires qui contribuent à l'expansion de la double citoyenneté et à forger des identités postnationales.

Union européenne La problématique postnationale se pose de façon particulièrement aiguë dans l'Union européenne, où le modèle national traditionnel est parfois vu comme antithétique à la formation d'un sentiment d'appartenance européenne. Selon Jean-Marc Ferry, cette opposition peut être surmontée à condition que les pays membres soient régis par et qu'ils partagent une culture politique commune

Dans les sports Le passage à une identité postnationale est évident dans le sport professionnel. Ainsi, le Championnat d'Europe de football 2008 est, selon Simon Kuper, le premier championnat postnational parce que pour les joueurs et les supporters, la célébration du sport était plus importante que les rivalités nationales.

Par ailleurs, comme les équipes nationales cherchent à engager les meilleurs joueurs, elles sont amenées à recruter des entraîneurs et des joueurs en dehors de leurs frontières et ceux-ci acquièrent normalement la citoyenneté après quelques années de séjour.

Il n'en va cependant pas toujours ainsi. Lors de la Coupe du monde de football 2022, afin de se conformer aux règles de la FIFA exigeant que tous les joueurs aient la nationalité du pays pour lequel ils jouent, le Qatar a accordé à ses joueurs étrangers une citoyenneté d'une classe spéciale, qui n'est pas permanente et ne leur donne aucun des bénéfices dont jouissent les citoyens qataris.

Critique Si la perspective d'un dépassement des identités nationales au profit d'un ordre mondial était assez bien accueillie dans les années 1990, elle a été démentie par l'histoire récente du qui a vu s'ériger des barrières à l'immigration et la montée des régimes autoritaires et de la xénophobie. L'attachement à une identité nationale reste très fort.

Selon l'historien et essayiste Pankaj Mishra, le point de rupture se serait manifesté vers 2015 avec le Brexit et l'élection de Trump :

Dès lors, comme le note le sociologue et historien Gérard Bouchard, Bouchard estime cependant que le dépassement de l'État-nation et de ses limites pourrait venir de

Notes et références

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