Mimeure est une commune française située dans le canton d'Arnay-le-Duc du département de la Côte-d'Or, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie Localisation Le territoire de la commune de Mimeure a des limites bien définies depuis de longues années. Au nord, les communes de Clomot (à hauteur de l'Eau de Beaune) et de le Fête ; à l'est les communes de Musigny et Foissy en définissent les frontières, à l'ouest la commune de Jouey, et enfin, au sud, la commune d’Arnay-le-Duc.

Par ailleurs, les terres de cette commune sont assez accidentées. Au nord-est, on rencontre le vaste plateau de Thoreille qui occupe toute la partie du territoire situé entre le hameau de Thoreille et le finage de Musigny. De ce plateau se détachent dans la direction du nord-est au sud-est les collines du bois du Puits, de la Garenne ou des Tronçois, les collines de Contaut, de Solonge ou du Chêne au Poltron et de la Buissenaye. Ainsi, ces mamelons sont situés entre plusieurs comme ou combes. L’extrémité nord-ouest du territoire comprend le versant côté est du plateau des Grandées ou de Treney, situé sur le finage de Jouey.

Géologie D'un point de vue géologique, le sous-sol de la partie supérieure du plateau de Thoreille et de toutes les collines qui s'en détachent est formé par les calcaires du lias (calcaires à gryphées et lumachelles). Dans le versant des collines, on rencontre la marne et les grès de l'infra-lias ainsi que plusieurs couches d'argile propres à la fabrication de la tuile. Les vallons contiennent des marnes, des grès, du trias et du granit. Il n'existe que de faibles affleurements de marnes irisées sur ce territoire, mais les grès de trias atteignent dans plusieurs endroits une assez grande épaisseur. Il y en a de très bonne qualité pour les constructions. Notamment, les ponts d'Arnay-le-Duc ont été construits en 1778 avec des grès provenant de Mimeure et de Saint-Prix.

Mimeure a un assez bon sol pour la culture des céréales. Ses prairies sont de bonne qualité.

Le territoire de Mimeure est compris dans le bassin de l'Arroux. La partie nord-est est traversée par la rivière la Solonge qui vient de l'étang de le Fête ; elle coule du nord au sud-ouest. Cette rivière alimentait l'étang de l’Eau de Beaune, les écluses de Solonge et de Boulon qui servaient de bief aux moulins de mêmes noms. La rivière de Solonge reçoit à droite la rivière de Clomot et de Promenois ; à gauche, le petit ruisseau de la Grand Cour, des Prâlots, de la comme Bolard, de Flacelière, du pré Chaponnot et de la fontaine Croule-Cul. À l'exception de la rivière de Clomot et du ruisseau de Promenois, tous ces petits ruisseaux ont leur source sur le territoire de Mimeure. Dans le versant de l'Arroux proprement dit, on rencontre le ruisseau de Mimeure qui a son origine à la fontaine de la Pierraillouse, sur le territoire de Musigny, et qui verse ses eaux dans l'Arroux à Arnay-le-Duc, en passant par le village de Mimeure. Le ruisseau de Thoreille, entre la Garenne et le bois du Puits, verse ses eaux dans l'étang Fouchey. Enfin le ruisseau de Ravery, formé par la réunion de deux petits cours d'eau dont l'un a pour origine la fontaine de Ravery à Thoreille et le second une fontaine située sur la rive ouest des bois communaux de Thoreille, verse ses eaux dans l'étang Barrot.

Hameaux Solonge Le hameau de Solonge (Salonge en 1396) dépendait anciennement de la Seigneurie de Musigny. Il est moins important que Thoreille. Ce village est sirué au nord-ouest de Mimeure, sur le versant de gauche de la vallée de la Sollonge. Jadis, c'était un village « mal bâti mais assez propre ». Le quartier dit des Prâlots est situé à 500 m au sud du village principal ; ce quartier s'étend jusque vers le moulin, dit moulin de Solonge, dont nous parlerons un peu plus loin.

Thoreille

Le hameau de Thoreille (Toraillis en 1213) est situé à l'est de Mimeure en haut et sur le versant de droite du petit vallon dit de l'étang de chat, qui verse ses eaux dans l'étang Barrot sur le territoire d'Arnay-le-Duc. « Thoreille est un village assez important mais il est mal bâti ; ses rues sont malpropres », dit un document d'autrefois. C'est parfois vrai encore aujourd'hui. Sur l'origine de ce nom de Thoreille ou Thorey dont la racine est fréquente en Bourgogne, les , etc. (Cf. Les implantations Burgondes entre la Seine et le Rhône).

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Prix-lès-Arnay à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Mimeure est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (71,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (75,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (58 %), forêts (20,8 %), terres arables (9,7 %), mines, décharges et chantiers (5,3 %), zones agricoles hétérogènes (3,8 %), zones urbanisées (2,4 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). Le village de Mimeure est l'un des villages les plus visités de Côte-d'Or avec près par an. Ils viennent principalement pour admirer La Chapelle contaut ainsi que l'église Notre-Dame et la tombe du seigneur de Mimeure : François le bon.

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes In Villa Memorias (925-926) ; Mimur (1088) ; Murmuri (1229) ; Mimurres (1230) ; Murmures (1230) ; Mimerium (1258) ; Philippus de Murmurio (1258) ; Meneures, lisez Memeures (1264) ; Mimures (1275) ; Mimerium (1275) ; Mirmures, Mymures (1304) ; Mimuire (1315) ; Mimeures (1371) ; Mimehures (1376) ; Mymeure (1461) ; Mymeures (1498) ; Mimeure (1574)..

Histoire

Politique et administration Administration municipale Élections de 2026 Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Mimeure, commune de moins de , est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes. Le nombre d'habitants au recensement de 2023Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026. étant compris entre 100 et 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de onze..

Une seule liste, menée par Frédéric Renault, maire sortante., est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 55,51 %.. Marie-Reine Maître est réélue maire pour un troisième mandat le .La liste officielle des maires du département de la Côte-d'Or en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Wikimedia Commons.. Liste des maires

L'église

+ Liste des curés de Mimeure Dates Nom Notes biographiques ?-1793 Abbé Benjamin Langeron (né à Ciry-le-Noble, en 1736, il était fils de Benjamin Langeron, avocat et notaire royal à Ciry) Il avait un petit domaine de seize soitures de prés et de soixante-cinq soitures de champs. Avec les dixmes et gerbes de Passion, il vivait comme ses paroissiens. Il disparaît au moment où la Constituante impose à l'Eglise en France une organisation qui la séparait pratiquement du Pape. Cette constitution Civile du Clergé fut condamnée par le Pape. Mais l'Assemblée Nationale décréta que les prêtres devaient prêter serment à cette Constitution Civile du Clergé. Les réfractaires furent arrêtés, déportés sur les pontons de la Rochelle ou guillotinés. Ceux qui prêtèrent serment furent appelés les « jureurs » ou encore les « intrus ». Il y eut un prêtre jureur en fonction à Voudenay. Le curé de Mimeure disparut de la circulation en 1793. 1793-1804 Jean-Baptiste Monnot la paroisse est vacante. Les actes de baptêmes et de mariages sont cependant rédigés par le curé de Jouey qui s'était réfugié dans la clandestinité. Cet abbé, J.Baptiste Monnot, curé de Jouey accompagne toujours sa signature des mots suivants : Prêtre de la Sainte Église, Catholique, Apostolique et Romaine. Dans tel acte il valide un mariage qui avait été béni par « l'intrus » de Voudenay, nommé Rasse. Pour vivre, il exerçait la profession de rémouleur, ce qui lui permettait de disparaître de temps en temps. Chez nous, il exerçait son ministère à Boulon, Pont de Colonne, Flacelière, Moulin de Solonge. Il redevint curé de Jouey en 1804, quand Bonaparte, par le Concordat, rétablit la paix religieuse. 1805-1807 Abbé Jean-Etienne Belin Enterré à Mimeure 1808-1817 Abbé Antoine Faulque 1817-1828 Abbé Etienne Bertrand Enterré à Mimeure 1828-1831 Abbé Louis-Etienne Bessey 1832-1838 Abbé Hugot 1838-1846 Abbé Dulniaut 1846-1863 Abbé François Broissant Une rue de Dijon porte le nom de son neveu, « Caporal Broissant », en raison de sa mort héroïque devant les Prussiens, en 1870 1863-1925 Abbé Léon Gueniffey Né à la Roche-en-Brenil, curé pendant 62 ans. Il est enterré à Mimeure 1921-1926 Abbé J. Carmellino Vicaire d'Arnay-le-Duc, il est le suppléant du précédent durant 4 années 1926-1933 Abbé Claudius Boulicault 1933-1976 Abbé Pierre Naudin Enterré à Mimeure aux côtés de l'abbé St Martin

La chapelle Contaut