Les critiques du socialisme se réfèrent aux critiques des modèles socialistes d'organisation économique, de leurs efficacités et de leurs faisabilités, ainsi que des implications politiques et sociales de tels systèmes. Certaines critiques ne sont pas dirigées vers le socialisme en tant que système, mais sont dirigés vers des mouvements socialistes, des partis politiques socialistes ou des États socialistes existants.

Certaines critiques considèrent le socialisme comme un concept purement théorique qui doit être critiqué pour des raisons théoriques, d'autres soutiennent que les expériences socialistes peuvent être critiquées sur les faits. Certains encore veulent englober plusieurs exemples historiques d'États communistes dans une forme de socialisme.

Le socialisme est donc une notion large, certaines critiques présentées dans cet article ne s'appliqueront qu'à un modèle spécifique du socialisme qui peuvent différer considérablement des autres types de socialisme.

Les libéraux et libertariens considèrent l'entreprise privée, la propriété privée des moyens de production et l'échange sur le marché comme des phénomènes naturels ou , au centre de leurs conceptions de la liberté. Et par opposition, les membres de ces deux groupes peuvent percevoir la propriété publique des moyens de production, des coopératives et de la planification économique parrainée par l'État comme des atteintes à la liberté, causant la soumission, la servitude et la contrainte des individus envers une administration autoritaire peu respectueuse de la vie privée.

Les membres de l'école néoclassique d'économie critiquent les théories socialistes qui favorisent la participation de l'État ou de la centralisation du capital sur les motifs du manque de motivation au sein des institutions de l'État d'agir sur l'information aussi efficacement que les gestionnaires dans les entreprises capitalistes parce qu'ils n'ont pas de forte contrainte (profit et mécanisme de perte), ce qui réduit le bien-être économique global pour la société. Les membres de l'école autrichienne d'économie soutiennent que les systèmes socialistes basés sur la planification économique sont impossibles parce qu'ils n'ont pas l'information pour effectuer le calcul économique, en premier lieu en raison d'un manque de prix libre, qu'ils croient nécessaires pour rationnelle calcul économique. Les membres du mouvement politique socialiste critiquent souvent les conflits internes du mouvement socialiste en créant une sorte de .

Critiques de la définition du socialisme

Un plus grand dénominateur commun de ce terme peut donner les définitions suivantes :

L'acception étroite du terme, surtout depuis la fin des années 1960 et l'avènement de la Nouvelle Gauche, n'a plus guère de sens, comme l'indique clairement la définition suivante:

L'importance de la diversité est également renforcée par le fait que le terme socialisme décrit à la fois les méthodes et les buts, les mouvements sociaux et politiques aussi bien que des phases socio-historique et des systèmes de la société existante; en particulier : sur l'interprétation, l'analyse, la critique, l'idéal et / ou la conception pratique de certaines conditions sociales sur des thématiques socio-économique, de théorie politique, philosophique, éthique ou éducatif; un mouvement politique, qui a tenté de mettre en œuvre des pratiques justifiées par les demandes du socialisme et ses objectifs; l'état de la société ou l'ordre social qui incarne des formes de vie du socialisme dans la production économique; dans le cadre du marxisme-léninisme, un développement historique mondial dans la transition de communistes à la formation sociale capitaliste. le terme «État socialiste/socialisme réel» désigne les États qui ont été écartés depuis 1917 par un parti communiste, habituellement dans un système de parti unique.

Critiques de la gestion des principaux courants

Critiques de la social-démocratie européenne

Pour une critique plus détaillée, voir Critiques du socialisme social-démocrate en Europe

Le socialisme social-démocrate tel qu'il existe en Europe à la fin du est critiqué sur sa gestion passée et ses valeurs, lors des campagnes électorales, à la fois par son aile gauche comme par son aile droite.

Sur son aile-gauche, le socialisme est critiqué pour avoir mené une politique capitaliste de droite trahissant les idéaux socialistes. Ainsi en Europe, le(s) parti(s) socialiste(s) est critiqué pour avoir accepté la privatisation et l'ouverture à la concurrence sous forme de marchés des services d'intérêt généraux tels que le gaz, l'électricité, et les services postaux, téléphoniques, autoroutiers, ferroviaires et aériens. Il est également critiqué pour avoir privé l'État des moyens de mener une politique monétaire propre, au travers de l'indépendance de la banque centrales, et du pacte de stabilité. Au Royaume-Uni, il a également été critiqué pour les frais universitaires. Il est également critiqué pour les effets de dumping fiscal créés par la libéralisation de la circulation des biens et des personnes à l'intérieur de l'Union européenne alors que l'harmonisation fiscale n'est pas aboutie.

Le socialisme est critiqué par la droite, pour sa position sur le droit du travail, pour le niveau des dépenses de l'État et le niveau et la répartition des impôts, ainsi que pour le cout plus élevé de travail en Europe par rapport à la Chine populaire. Il est également critiqué pour ses politiques sociales considérées comme de l'assistanat.

Le socialisme est enfin critiqué par l'extrême droite, sous les motifs du chômage, de l'insécurité, et de la présence de personnes d'origines étrangères sur le territoire national. Il est également critiqué pour avoir libéralisé la circulation des biens et des personnes à l'intérieur de l'Union européenne.

Critiques du communisme d'Union-soviétique

Critiques théoriques

Un certain nombre de penseurs, d'économistes et d'historiens soulèvent certains problèmes découlant des théories socialistes. On peut citer entre autres Frédéric Bastiat, Milton Friedman, Ayn Rand, Ludwig von Mises, Friedrich Hayek.

Comptabilité, marché et centralisation

Les systèmes d'économie de marché (et aussi le système capitaliste) induisent des éléments de comptabilité économique tels que le profit, les prix et les salaires variables qui par des mécanismes de comparaison peuvent jouer un certain rôle d'autorégulation. Un socialisme qui supprime ou réduit tout ou partie de ces éléments d'information peut conduire à les remplacer par une décision (planification?) centrale pour déterminer le fonctionnement de l'économie. Ce type de décision centrale se trouve classiquement dans de nombreux systèmes politiques, par exemple pour fixer le salaires des fonctionnaires, les taux de taxes (dans la TIPP) ou les tarifs médicaux, mais il se retrouve également dans de grand conglomérats qui décident de manière centrale du taux de profitabilité, ou de l'évolution de l'enveloppe de la masse salariale.

Avant 1991, le débat était féroce sur la possibilité (ou non) d'une planification efficace. Ce débat est maintenant plus apaisé avec la chute du Mur.

Les éléments du débats sont : l'existence de groupes qui représentent une fraction significative de l'économie de leur pays d'origine, et qui par ailleurs représentent une force économique (en chiffre d'affaires, en nombre de salariés, etc.) supérieure à des petits pays. Pourtant, ces groupes réussissent suffisamment bien à gérer leurs affaires. la disponibilité de moyens de calcul colossaux, tout à fait à même de gérer l'optimisation de plusieurs milliers de paramètres, ce qui est suffisant pour les grandes masses de l'économie. l'échec des économies planifiées des régimes d'inspiration marxiste-léniniste, qui n'est pas l'unique idée du socialisme.

La conclusion de ces débats est que le problème de la planification ne réside pas dans le manque de moyens de calcul, et ne réside que peu dans la faible qualité de l'information. C'est essentiellement un problème de motivation tant des chefs que des subordonnés.

Motivation de l'individu

Le socialisme collectiviste ou communiste entendrait, selon critiques, soumettre les individus à la volonté du groupe pour tendre vers ce qui serait supposé être l'intérêt général. : Alors que dans une économie à base individuelle chaque acteur peut tester concrètement ses propres idées, ce qui conduit à de nombreuses variantes, au contraire le groupe socialiste ne teste, le plus souvent, qu'une seule option à la fois. la prise de décision par un groupe est toujours plus lente et plus difficile que la prise de décision par un individu seul. Inversement, il est difficile pour le groupe de faire marche arrière et de revenir sur une décision antérieure : une telle proposition constitue toujours une critique implicite de celui qui a pris la décision, beaucoup plus difficile dans un cadre public et alors qu'il n'y a pas d'alternative à la légitimité du groupe. le traitement des désaccords profonds au sein du groupe (ceux qui menacent jusqu'à son existence) pose une grave difficulté. l'expression d'une opinion dissidente peut mener à l'exclusion sociale de l'individu qui doit se soumettre à la pensée du groupe qui seul peut détenir la vérité. l'individu peut être récompensé ou puni par le groupe ; cependant, les déterminants des décisions en la matière relèvent entre autres des affinités qu'il peut nouer au sein du groupe. Il peut être plus rentable de travailler directement son image au sein du groupe, que de travailler tout court (puisque cela ne constitue qu'un des éléments de son image au sein du groupe). Dans ce contexte, les efforts d'un individu ne lui profitent que peu.

Les socialistes insistent beaucoup, pour résoudre ces problèmes en partie, sur l'importance de l'éducation et de la morale civique, or : Il est douteux que l'éducation permette de débarrasser l'Homme de tout son égoïsme, ou d'amener toutes les personnes à tendre systématiquement vers les mêmes choix ou préférences. Il apparait immédiatement la question de la mesure du succès dans cette entreprise d'éducation, et des conséquences d'un échec : que faut-il faire des égoïstes incorrigibles ou des individus en désaccord ? Doivent-ils se soumettre à la loi commune de socialisation ou développer un autre système en parallèle ?

Place des groupes intermédiaires

Comme il est difficile d'imaginer consulter la population globale pour toutes les questions, et que cela n'apparait même pas souhaitable sur le plan de la justice sociale, il faut nécessairement des groupes intermédiaires. Cela pose alors le problème de leur place et de leur importance au sein de la collectivité socialiste (nous parlons ici d'un système autogéré).

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