Nolay est une commune française située dans le canton d'Arnay-le-Duc du département de la Côte-d'Or, qui se retrouve quasiment au centroïde de la région de la Bourgogne-Franche-Comté. Deux hameaux dépendent de la commune de Nolay : le hameau de Cirey-les-Nolay et celui de Saigey.
Géographie Localisation
Géologie et relief La commune de Nolay se trouve entre deux failles subméridiennes en relation avec l'effondrement de la cuvette de la Saône. Dans ce voussoir, le Lias forme les pentes et le calcaire à entroques, l'entablement des plateaux que couronne le Bathonien des « Chaumes d'Auvenay ». Les environs immédiats de Nolay (est) permettent d'étudier une série stratigraphique du Lias inférieur et moyen très fossilifèreD'après une étude agronomique de 1900 et les informations du Bureau de recherche géologique et minière et de l'Institut géographique national (une des régions la plus fossilifères d'Europe). Stratigraphie Lias inférieur et moyen À l'ancienne gare de marchandises, dans la tranchée, se trouve, à la base, le Lotharingien, très fossilifère, sous la forme de bancs de calcaires bleuâtres entrecoupés de petits lits marneux noirâtres, avec oxynoticeras oxynotum, echioceras rhicostatum, nodoti, gryphea regularis et armanta. Au-dessus, le Pliensbachien inférieur (Carixien), représenté par la sous-zone à tropidoceras valdani (environ de calcaire brun ou gris verdâtre assez cristallin), appartient à la zone classique à phylloceras ibex.
Carixien supérieur La partie sommitale du Carixien (zone à deroceras davoei), environ de marnes et calcaires argileux compacts avec lytoceras fimbriatus et nombreuses bélemnites, il n'est guère visible que dans les champs à l'est de l'ancienne gare SNCF et aux environs de l'ancienne tuilerie des « Louchardes », située à à l'est de Nolay, sur la RD 973. Celle-ci complète parfaitement la série précédente ; elle débute par la partie supérieure du Carixien (zone à deroceras davoei) qui forme le plancher de la carrière (argile rouge).
Domérien Au-dessus, le Domérien inférieur (ou étage situé au-dessus et équivalent au Pliensbachien supérieur), couche épaisse de marnes micacées, à peu près sans fossiles, mais à Foraminifères. Ce sont elles qui furent exploitées dans la carrière des « Louchardes ». Au-dessus, le Domérien supérieur est représenté par 8 à de calcaire très dur et bleuâtre formant un bourrelet caractérisé par l'abondance de gryphea gigantea. Ce bourrelet forme le ressaut du hameau de Cirey-les-Nolay. À au nord–nord-ouest se trouve le champ des Quilles, éperon barré, séparé du plateau par une double enceinte et, non loin de Nolay, le dolmen de Champin.
Éléments géomorphologiques Le Bout du Monde, ou cirque de la Tournée, est représenté par une reculée dans le plateau calcaire du Bathonien et du Bajocien, formé par l'érosion de la rivière Cuzanne ou Cosanne, jusqu'au replat d'âge Sinémurien où se situe la commune. Au fond du cirque, on trouve une cascade haute de et la grotte dite du « Bout du Monde », formée par une fente oblique de dans le calcaire du Bajocien et terminée par un bassin d'eau très claire.
Hydrographie
Le territoire de la commune est situé dans le bassin Seine-Normandie..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (), un été chaud (), un air sec au printemps et en été et des vents faibles. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de La Rochepot à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme Typologie Au , Nolay est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (67,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (71,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (36,3 %), forêts (21,5 %), terres arables (17,9 %), zones agricoles hétérogènes (6,9 %), zones urbanisées (6,4 %), cultures permanentes (6,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4,9 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Voies de communication et transports Ligne de bus Beaune-Nolay Cote&Bus Ligne de bus Autun-Chagny-Chalon Mobigo
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes « In pago Belnense, in villa Nollaico » (855) ; « In comitatu Belnensi, in villa quae dicitur Nolliacus » (946) ; Nolacus (époque carolingienne) ; Noulla (1204) ; Vuillermus, dominus Nolaÿ (1208) ; Nollai (1213) ; Nollaium (1222) ; Noulay (1234) ; Noullai (1248) ; Nolla (1250) ; Nonlay (1253) ; Nonlayum (1258) ; Nolacum (1262) ; Nolaium (1264) ; Nollay (1273) ; Noulayum (1275) ; Nollayum (1278) ; Nonlayns (, avant 1312) ; Noulay (1375-1376) ; Nolayum (1376) ; Noyllay (1401) ; Nonlay (1446) ; Nulay (1462) ; Nolley, Noulley (1475) ; Nolei (1567) ; Naulay (1569) ; Naulet (1599) ; « Le bourc de Nolay » (1625) ; Noslay (1656). et Nolay depuis 1801.
Le nom Nolay pourrait dériver du mot latin nolia, qui signifie « grange » ou « étable », ou d’un terme gaulois désignant un lieu ; peut-être aussi le latin novus avec le sens de « nouvel établissement », la ville fut construite sur l'emplacement d'un camp gallo-romain.
Lieux-dits et écarts Cirey-les-Nolay, commune rattachée le .. Saigey.
Histoire Nolay, dépendance de la Roche-Nolay, au duché de Bourgogne, était possédé directement par une famille seigneuriale locale qui portait son nom : de Nolay ou de la Roche de Nolay. ; Bonne de Nolay transmit le fief, au moins en partie, à son mari Gui de Thil en Auxois vers 1194. ; les du Thil obtiendront d'ailleurs aussi la Roche-Nolay par le mariage d'Agnès de Frôlois, fille de Jean de Frôlois, dame de La Roche-Nolay et de Vézinnes, avec Jean de Thil (chronologie : Agnès fl. dans le tiers du , son mari Jean de Thil dans la moitié du , et son père Jean de Frôlois dans la moitié du ; son cousin germain, le maréchal de Bourgogne Jean II de Frôlois, possédait Molinot et avait épousé Isabelle de Montréal-Arcis). ; leur fille Marie de Thil († 1360) est en 1333 la femme d'Edouard de Beaujeu, maréchal de France, et ce couple échange en 1350 La Roche-Nolay contre Berzé avec ledit Jean II de Frolois..
La suzeraineté relevait de l'abbaye St-Jean-le Grand d'Autun et des ducs de Bourgogne (cf. Eudes III en 1214), et échut probablement à Alexandre de Bourgogne, sire de Monta(i)gu et de Chagny (vers 1172/1178-1205), frère cadet d'Eudes III et fils puîné d'Hugues III, actif à la Roche-Nolay (on lui attribue la restauration du château), puis à sa postérité (en 1233, les franchises de Nolay sont inspirées de celles de Chagny, octroyées en 1224 par Eudes/Oudard de Bourgogne-Montaigu, le fils aîné d'Alexandre).
En tout cas, dans la descendance d'Alexandre de Bourgogne, dotée notamment de Couches, Mâlain et Sombernon, on trouve Philibert II de Bourgogne-Montagu, sire de Couches, de St-Péreuse et de Nolay (1348-1406), mari de Jeanne de Vienne, dame de Longwy..
On voit donc que les Thil-en-Auxois et les Frôlois ont joué un rôle important dans la possession et la transmission de Nolay et La Roche-NolayCertains auteurs démultiplient excessivement les sires de Nolay ou de La Roche-Nolay (La Roche-Pot) : ainsi les éditeurs des Chartes du Forez antérieures au , vol. VI, 1937) notent que l'abbé de Marolles, au , attribua à tort l'un ou l'autre de ces fiefs à l'un des époux de Dauphine (de Lavieu) de St-Bonnet ( moitié du ), alors qu'il s'agissait en fait de Jean III de Châtillon, sire de La Roche-Millay, Roussillon et Glane, son mari qu'elle maria vers 1269 ! « Nolay, très lisiblement écrit, est un lapsus calami d'autant plus trompeur que la Roche-Nolay existe par ailleurs, appartint aux Frolois, et que l'abbé de Marolles, peut-être trompé par sa lecture, suppose un cinquième mari à Dauphine... »..
La dernière fille de Jeanne de Vienne-Longwy et Philibert II, Philiberte de Bourgogne-Montaigu, épousa Guillaume II, sire d'Etrabonne († 1453) : ils furent les grands-parents de Catherine d'E(s)trabonne(s), dame de Nolay, qui maria Jacques d'Aumont en 1456. Ainsi, Nolay passa vers la mi- aux d'Aumont, qui en devinrent marquis (cf. le maréchal Jean et le maréchal-duc Antoine) et le gardèrent jusqu'à la Révolution : le blason de la commune de Nolay est directement inspiré de leurs armes.
Nolay absorbe Cirey en 1973.
Politique et administration Découpage territorial La commune de Nolay est membre de la communauté d'agglomération Beaune Côte et Sud, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre dont le siège est à Beaune. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux..
Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'Arrondissement de Beaune, au département de la Côte-d'Or, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Bourgogne-Franche-Comté..
Sur le plan électoral, elle dépend du canton d'Arnay-le-Duc pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015, et de la cinquième circonscription de la Côte-d'Or pour les élections législatives, depuis le redécoupage électoral de 1986..
Élections municipales et communautaires
Liste des maires
Jumelages Nolay est jumelée avec . :
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Population et société Démographie
Économie
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments La chapelle Saint-Pierre . ;