L'Olympiakós (en ) est la section football du club grec omnisports du même nom basé au Pirée. Elle a été fondée en 1925.

Son appellation complète est Société anonyme de football de l'Association olympique des amateurs de sport du Pirée (en - Podosferikí Anónymi Etería Olympiakós Sýndesmos Filáthlon Peiraiós).

L'équipe de football est souvent appelée familièrement Thrylos (« Légende » en grec). Ses supporters se recrutent traditionnellement dans la classe ouvrière, au Pirée et dans les îles (d'où sa rivalité classique avec le Panathinaïkós, considéré comme le club des classes aisées d'Athènes).

Considéré comme le plus grand club de football en Grèce, l'Olympiakós est, avec le PAOK Salonique et son grand rival le Panathinaïkós, l'un des trois clubs grecs à n'avoir jamais connu la relégation depuis la fondation de l'actuel championnat national unifié en 1959.

Il est le club le plus titré du pays avec 48 titres de champion, 29 Coupes de Grèce et 5 Supercoupes ; c'est également la seule équipe grecque titrée au niveau européen après son succès en Ligue Europa Conférence en 2024.

En 1981, 21 de ses fans sont morts écrasés dans le stade à la suite d'un mouvement de foule dans l'escalier de la Porte 7 (Gate 7, θύρα 7) restée fermée par erreur. Cette tragédie est commémorée chaque année et les supporters y font très souvent allusion.

Histoire Premières années thumb|Fondateurs de l'Olympiakós L'Olympiakós est fondé le lors d'une assemblée historique au port du Pirée durant laquelle les membres du "Piraïkós Podosfairikós Ómilos FC" (Club de sport et de football du Pirée) et le "Piraeus Fans Cub FC" décident de dissoudre les deux clubs de la ville afin de créer une équipe unifiée.

Les frères Andrianópoulos, membres d'une famille prospère, font ensuite connaître le nom de l'Olympiakós dans toute la Grèce. Giánnis, Dínos, Giórgos et Vassílis sont les premiers joueurs de l'équipe.

En 1926, la Fédération Hellénique de Football est créée et organise le championnat panhellénique durant la saison 1927-1928. C'est le premier championnat national de football réunissant les équipes régionales de la ligue EPSA (Athènes), EPSP (Le Pirée) et EPSM (Thessalonique).

En 1940, l'Olympiakós a déjà gagné six championnats en onze saisons. Vingt ans plus tard, ils en sont à quinze titres sur 23 exercices. De 1954 à 1959, le club remporte la Coupe de Grèce six fois consécutives.

Níkos Goulandrís (1972-1975) Un nouveau chapitre s'ouvre pour l'Olympiakós en 1972, quand Níkos Goulandrís devient président du club. Il choisit Lákis Petrópoulos comme entraîneur et signe avec des joueurs tels que Giórgos Delikáris, Yvés Triantafýllos, Júlió Losáda, Mílton Viéra, Michális Kritikópoulos, Romén Argyroúdis, Máïk Galákos, Lákis Glékos, Kóstas Davoúrlis, Giánnis Kyrástas et Dimitris Persídis.

Sous la présidence de Goulandrís, l'Olympiakós remporte trois fois la ligue grecque de 1973 à 1975 et deux fois la Coupe nationale en 1973 et 1975. Durant la saison 1973-1974, le club gagne le championnat avec un nombre record de points (59) et de buts marqués (102).

Stávros Daïfas (1979-1986 et 1992-1994) Jusqu'au début des années 1980, après la résiliation de Níkos Goulandrís, à qui succédera Kóstas Thanópoulos (1975-1978), Periklís Lanarás (1975) et Irákli̱s Tsitsális (1978-1979), le club de football traverse une période durant laquelle les succès se font plus rares. Il faut attendre 1980 et l'arrivée à la présidence du club de Stávros Daïfas pour voir le club reprendre des couleurs. Le championnat grec est alors devenu professionnel et l'Olympiakós remporte quatre titres consécutifs, de 1980 à 1983. Les joueurs clés de cette période sont Níkos Anastópoulos, Tásos Mitrópoulos et le gardien de but Níkos Sargánis. Alkétas Panagoúlias, qui a également été sélectionneur des équipes nationales grecque et américaine, entraîne alors l'équipe de 1981 à 1983 puis de 1986 à 1987.

Sokrátis Kókkalis (1993-2010) De 1987 au milieu des années 1990, l'Olympiakós connaît sa plus mauvaise période en termes de résultats. La saison 1987-1988 sera même la pire que le club ait jouée depuis sa création, terminant du classement. Le club est alors dirigé par George Koskotas, un homme d'affaires grec qui sera accusé de détournement de fonds et condamné, laissant l'Olympiakós profondément endetté. Se succéderont ensuite à la présidence Argiris Saliarelis et Giorgos Banasakis qui ne parviendront pas à redresser la barre.

En 1993, Sokratis Kokkalis prend les rênes et recrute plusieurs joueurs de renommée internationale : Zlatko Zahovic, Giovanni ou encore Christian Karembeu. Le club remporte le championnat sept fois de suite, battant ainsi son propre record de six titres consécutifs. La meilleure saison est celle de 1998-1999 : emmené par Dusan Bajevic, il célèbre un doublé et se qualifie pour les quarts de finale de la Ligue des champions.

De 1999 à 2004, huit entraîneurs se succèdent sur le banc de l'Olympiakós, les plus connus étant Ioannis Matzourakis, Takis Lemonis, Trond Sollied, Oleg Protasov et Sinisa Gogic.

En 2007, l'Olympiakós casse sa tirelire pour engager notamment Darko Kovačević et Luciano Galletti. Le club réalise alors le transfert le plus lucratif de l'histoire du football grec en vendant le milieu de terrain Nery Castillo à un club ukrainien pour la somme record de vingt millions d'euros (soit 27,5 millions de dollars). Grâce à une clause de son contrat, le joueur empochera cinq millions de cette somme tandis que l'Olympiakós touchera les quinze autres.

Le club recrute l'ancienne légende de football brésilienne Zico en tant qu'entraîneur durant l'été 2009 et entame bien la saison qui suit. Malgré les blessures de plusieurs cadres, l'Olympiakós se qualifie pour les de finale de la Ligue des champions, finissant deuxième de son groupe, seulement trois points derrière Arsenal.

Evángelos Marinákis En 2010, Evangelos Marinakis, un célèbre magnat de la marine marchande, rachète l'équipe à Sokratis Kokkalis. Au cours de la première année de sa présidence, Marinakis nomme le favori des fans, Ernesto Valverde, comme entraîneur (il s'agit de son deuxième mandat dans le club) et recrute des joueurs de renommée internationale tels qu'Albert Riera, Ariel Ibagaza, Kevin Mirallas, Marko Pantelić et François Modesto. En conséquence, l’Olympiakós a remporté le titre grec pour la fois de son histoire, treize points devant le Panathinaïkós, deuxième du classement.

Au cours de la saison 2011-12, la formation de l'équipe a été renforcée par des joueurs tels que Jean Makoun, Pablo Orbaiz, Iván Marcano, Rafik Djebbour et Djamel Abdoun, avec Ernesto Valverde comme entraîneur pour la deuxième saison consécutive. En Grèce, ils réalisent le doublé championnat / coupe de l'histoire du club. Sur la scène européenne, l’Olympiakós connaît une solide campagne en Ligue des champions, dans le groupe F les opposant à Arsenal, au Borussia Dortmund et à Marseille. Malgré un beau bilan de neuf points, avec deux victoires décisives contre Arsenal et Dortmund à domicile (deux fois sur un score de 3-1) et un succès à l'extérieur contre Marseille (0-1), ils échouent à la troisième place à la suite de la défaite controversée de Dortmund contre l'O.M. (2–3) lors du sixième match, où les Phocéens inscrivent deux buts dans les cinq dernières minutes. L’Olympiakós est repêché en Ligue Europa où il est amené à jouer contre le Rubin Kazan. Les champions de Grèce éliminent l'équipe russe (deux victoires 1 à 0 à Kazan et au Pirée) puis affrontent le Metalist Kharkiv en huitième de finale. Ils remportent la première manche en Ukraine, David Fuster inscrivant le but victorieux (0–1), mais lors du retour, malgré une avance précoce et en raison d'une pléthore d’occasions manquées (ils ont touché le cadre deux fois), ils concèdent deux buts dans les neuf dernières minutes, laissant filer la qualification pour les quarts de finale.

À la fin de la saison, Ernesto Valverde annonce sa décision de retourner en Espagne, mettant ainsi fin à son deuxième passage réussi au Pirée. Le Portugais Leonardo Jardim sera le nouvel entraîneur. L’équipe tourne très bien en championnat et connaît une bonne campagne en Ligue des champions, avec à nouveau neuf points dans le groupe B, après des victoires contre Arsenal (2-1 à domicile) et Montpellier (1 à 2 à Montpellier, 3-1 au Pirée). Malgré des résultats relativement bons, Leonardo Jardim est remplacé par l'entraîneur espagnol et légende du Real Madrid, Míchel. L’équipe fête son doublé domestique en remportant son championnat de Grèce, 15 points devant le deuxième (le PAOK) et sa Coupe de Grèce après une victoire 3-1 contre Asteras Tripolis en finale. Ce titre offre à l'Olympiakós la quatrième étoile au sommet de l'emblème du club, ce qui était un objectif majeur pour le club et en particulier pour les supporters.

Au cours de la saison 2014-2015, l'Olympiakós entre dans la phase de groupes de la Ligue des champions avec l'espoir de répéter la performance de l'année précédente. Le tirage au sort lui réserve l'Atlético Madrid, la Juventus et Malmö FF. Il réalise une solide performance dans le groupe, réussissant à battre l’Atlético 3–2 et les futurs finalistes de la Juventus 1–0 au Karaiskakis Stadium. L’Olympiakós défait Malmö 4–2 à la maison mais en même temps, la Juve obtient le match nul contre l’Atlético en Italie, décrochant le point crucial dont elle avait besoin pour se qualifier. Si l'Olympiakós et les Bianconeri avaient terminé avec le même nombre de points, l'Olympiakós se serait qualifié en raison du meilleur score global (buts à l'extérieur) de leurs deux matches (1–0 Olympiakós au Pirée, 3–2 Juventus à Turin). La troisième place du groupe donne à Olympiakós le billet pour le prochain tour de la Ligue Europa, où ils sont éliminés par le Dnipro Dnipropetrovsk, également futur finaliste. Sur le plan intérieur, l’équipe a connu une saison très réussie, remportant son doublé (en championnat, douze points d'avance sur le deuxième, le Panathinaïkós, et en Coupe, victoire 3-1 contre Skoda Xanthi lors de l'apothéose).

La saison 2016–17 s'avère plutôt tumultueuse pour le club, malgré la signature de joueurs clés tels que Oscar Cardozo, Tarik Elyounoussi, Alaixys Romao, Aly Cissokho et Marko Marin. Les principaux problèmes qui se posent sont l'élimination choc face à l'équipe israélienne Hapoel Be'er-Sheva, après une défaite 1-0, lors du troisième tour de qualification de la Ligue des champions et le changement très fréquent des dirigeants du club. Cinq personnes vont se relayer sur le banc au cours de la même saison : Marco Silva, Victor Sánchez (responsable de l’élimination de Hapoel), Paulo Bento, Vasilis Vouzas et Takis Lemonis. Le parcours de l'équipe en Ligue Europa n'a pas été aussi réussi que d'autres campagnes européennes, à commencer par une difficile victoire 3-1 (1-1 avant la prolongation) contre Arouca en séries éliminatoires, poursuivant avec la qualification de l'équipe de la phase de groupes. Deuxième derrière l'APOEL Nicosie (dans un groupe incluant également Young Boys Berne et Astana), et se terminant par une lourde défaite de 5–2 contre le Beşiktaş JK au cours des seizièmes de finale de la phase à élimination directe (le gardien Nicola Leali étant responsable de 4 des 5 buts encaissés), malgré une qualification parmi les 32 meilleures équipes grâce à une victoire de 3-0 contre Osmanlispor. Le changement fréquent de manager a également affecté la stabilité et le rythme de l'équipe lors des compétitions nationales. Premièrement, l’Olympiakós n’a pas réussi à se qualifier pour la finale de la Coupe de Grèce après avoir été évincé par l’AEK, qui a progressé sur la règle des buts à l’extérieur après un match nul 2–2. Deuxièmement, malgré le fait que les Reds ont décroché leur Championnat de Grèce et leur septième consécutif pour la deuxième fois dans l’histoire du football grec, ils n’ont réussi qu’à obtenir un écart de six points (67 à 61) sur le PAOK.