Les élections à l'Assemblée de Madrid de 2011 (en ) se sont tenues le dimanche , afin d'élire les cent vingt-neuf députés de la neuvième législature de l'Assemblée de Madrid.

Le scrutin voit le Parti populaire de Madrid (PPM) l'emporter une nouvelle fois avec une majorité absolue en voix et sièges, tandis que pour la première fois depuis 1987, un quatrième parti entre à l'Assemblée.

Contexte La Communauté de Madrid est un bastion du Parti populaire (PP) depuis 1993. Si les élections autonomiques du 25 mai 2003 et les élections législatives du 14 mars 2004 ont écorné la domination du PP, le scrutin du a bien rétabli l'ordre politique en vigueur depuis plus de vingt ans.

Au cours de ce scrutin, le Parti populaire de Madrid vire largement en tête avec 54,2 % des voix et 67 députés sur 120. Ce résultat est à la fois un record pour le PPM et pour n'importe quelle formation dans la communauté autonome. C'est d'ailleurs la première fois qu'un parti dépasse . Ce bon score de la droite amène à un échec de son principal adversaire, le Parti socialiste de Madrid-PSOE (PSM-PSOE). En perte de 3 sièges, du fait d'un score de 34,1 % des suffrages, les socialistes voient leur secrétaire général Rafael Simancas renoncer à ses fonctions. Cet échec ne présage en rien de la Gauche unie (IU), qui totalise 9 % des voix et 11 parlementaires, repassant la barre des 10 élus qu'elle n'avait plus atteinte depuis 1995.

Les élections municipales, qui se déroulent simultanément, confirment la place du PP sur l'échiquier politique. À Madrid, la liste du maire Alberto Ruiz-Gallardón monte jusqu'à 55,7 %, alors que celle du PSOE emmenée par Miguel Sebastián suit de loin, avec 30,9 %. IU ferme la marche et récolte 8,7 %.

À l'occasion des élections législatives du 9 mars 2008, l'infime écart de 0,9 points enregistré entre les deux grands partis quatre ans plus tôt s'élargit considérablement. Effectivement, les conservateurs s'adjugent 49,3 % et 18 sièges sur 35 au Congrès des députés, là où les socialistes engrangent 39,4 % et 15 élus. L'extrême-gauche suit de loin avec ses 4,7 %. Elle doit se contenter d'un siège, soit le même nombre que le nouveau parti centriste, social-libéral et centraliste Union, progrès et démocratie (UPyD).

Mode de scrutin L'Assemblée de Madrid (en ) se compose de 129 députés, élus pour un mandat de quatre ans au suffrage universel direct, suivant le scrutin proportionnel à la plus forte moyenne d'Hondt. Le nombre d'élus n'est pas fixe puisque le statut d'autonomie prévoit que chaque député représente .

La Communauté de Madrid constitue une circonscription unique. Seules les forces politiques – partis, coalitions, indépendants – ayant remporté au moins 5 % des suffrages exprimés au niveau du territoire régional participent à la répartition des sièges.

Partis et têtes de liste Formation politique Tête de liste Idéologie Score en 2007 Parti populaire de MadridPartido Popular de Madrid Esperanza Aguirre Centre droitConservatisme, démocratie chrétienne, libéralisme 54,2 % des voix67 députés Parti socialiste de Madrid-PSOEPartido Socialista de Madrid-PSOE Tomás Gómez Centre gaucheSocial-démocratie, progressisme 34,2 % des voix42 députés Gauche unie - Les VertsIzquierda Unida - Los Verdes Gregorio Gordo GaucheCommunisme, écologie, républicanisme 9,0 % des voix11 députés

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Résultats Voix et sièges

+Résultats des élections à l'Assemblée de Madrid de 2011Résultats Madrid 2011 - juntaelectoralcentral.esFichier:MadridAssemblyDiagram2011.svg Parti Voix % +/- Sièges +/- Parti populaire (PP)51,73 1,5672 5 Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE)26,27 7,3036 6 Gauche unie-Les Verts (IU-LV)9,61 0,7513 2 Union, progrès et démocratie (UPyD)6,328 8Ecolo-Les Verts (Ecolo-LV)0,97 0,140Citoyens en blancs (CenB)0,640 Parti animaliste contre la maltraitance animale (PACMA)0,53 0,300Pour un monde + juste (PUM+J)0,35 0,180La Phalange (FE)0,21 0,120 Parti communiste des peuples d'Espagne (PCPE)0,19 0,050 Ciudadanos (Cs)0,160 Autres partis0,63 -0 - Vote blanc2,39 0,66Suffrages exprimés98,32Votes nuls1,68Total100 - 129 9Abstention34,14Inscrits / participation65,86

Analyse Bien qu'il passe sous les 53 % des suffrages exprimés, le Parti populaire de Madrid se maintient au-dessus des et confirme son statut de force politique dominante sur la scène politique de la communauté de Madrid. Avec un résultat final en recul de seulement , le PPM parvient à capter la moitié des 9 sièges créés pour ce scrutin à l'Assemblée de Madrid. C'est en outre la première fois qu'une force politique enchaîne trois majorités absolues.

À gauche, le Parti socialiste de Madrid-PSOE subit, comme partout en Espagne, les effets de l'impopularité du président du gouvernement José Luis Rodríguez Zapatero. Alors qu'il l'avait évité de justesse en 1995, il tombe cette fois-ci nettement sous la barre des 30 % et passe même sous les suffrages, là encore une première dans son histoire, ce qui signifie pas moins que de moins qu'en 2007. Ces pertes semblent se diviser entre la Gauche unie, qui gagne suffrages favorables et se rapproche de la barrière symbolique des 10 % qu'elle n'a plus franchi depuis 1995, et Union, progrès et démocratie. Avec ses 6,5 %, UPyD réussit clairement son entrée à l'Assemblée de Madrid et met un terme à la seule présence de trois partis observée dans l'hémicycle depuis 1991 et la disparition du Centre démocratique et social (CDS).

Conséquences Le , à l'issue de deux jours de débat, Esperanza Aguirre est investie pour un troisième mandat comme présidente de la communauté de Madrid. Elle égale ainsi le socialiste Joaquín Leguina, investi en 1983, 1987 et 1991. Cependant, elle démissionne le , au profit de son vice-président Ignacio González.

Notes et références

Annexes Articles connexes Président de la communauté de Madrid Assemblée de Madrid Élections à l'Assemblée de Madrid

Madrid 2011