René Noël Rosse, né à Saint-Pierre-et-Miquelon le , et mort à Saint-ServanIl repose au cimetière communal. le , est un capitaine corsaire français.
Biographie Second enfant et premier fils de René Rosse (1736-1811), armateur de Louisbourg, en course sur Le Tapageur, et de Marie Vallée ou Valet (1739-1811), il est le puiné de Marie-Françoise (1765). Un an après sa naissance, naîtra Jeanne (1768), puis un second garçon, Gabriel (1773), et Pierre l'année suivante (1774-1860), un autre garçon, François Marie (-1848) et enfin Marin Noël en (1781)..
René Rosse est fait prisonnier par les Anglais et rentre de prison le . Sa famille débarque à Saint-Servan par le brigantin La Jeannette commandé par le capitaine Le Blanc, le . La famille perçoit des secours en sa qualité de réfugiés à raison de 12 sols par jour et 6 sols pour chaque enfantListe des réfugiés de Saint-Pierre et Miquelon de 1778, complétée par la liste de renseignements de 1779 et 1780, Archives nationales, S.O.M. G1. 494)..
En 1780, René Noël Rosse part comme volontaire en course à bord du vaisseau corsaire L'Espérance, embarqué le , il débarquera le .
Il fait l'expérience d'un gros navire, à bord du navire Le Bougainville de 300 tonneaux, en qualité d'enseigne, son père étant lieutenant et le capitaine René MorinRole d'armement du corsaire Le Bougainville, registre du commerce F°60 N°238, de 1781 course à la part n°64.
C'est en qualité de maître qu'il va au petit cabotage le (29 brumaire an III) à bord des Deux Sœurs, et rentre le (6 germinal an VI). Il repart l'année suivante et sera de retour le (27 prairial an V).
Ayant charge d'âmes, en homme prudent, il teste le , avant de reprendre la mer. Il habite à cette époque au Val en Saint-Servan, 1815, 4.E. 8831, n°521..
Le , Jean-Baptiste Huot, débitant de tabac à Saint-Servan, prend une assurance sur de morue sèches chargées sur le bateau Le Miquelonnais, appartenant à René Noël Rosse et Jacques Debon, ce dernier en étant le capitaine pour aller de Bayonne à BordeauxMalapert, 1817, Saint Servan 4.E.8833, n°938.. Jacques Debon avait souscrit une assurance sur corps, quille, agrès, apparaux et cargaison de son brick en prévision du désarmement de son navire à BordeauxMalapert, 1816, 4.E. 8832, n°936..
Le , maître Malapert, notaire à Saint-Servan, reçoit un mandat en blanc de Jacques Debon et René Noël Rosse, armateurs et copropriétaires des bricks Le Miquelonnais, l'Auguste et Les Deux Jeannettes, pour l'obtention de primesMalapert, 1817, 4.E.8833, n°1041..
Le , il donne mandat à Agathe Désirée Huot, son épouse chez maître Malapert, notaire à Saint-ServanMalapert 1824, 4.E.8839, n°269..
Il est enterré au cimetière de la Vigne au Chapt à Saint-Servan.
Famille En 1797, René Noël RosseUne description datant de cette même année précise son aspect physique : , cheveux bruns, visage ovale plein, yeux bleus, nez moyen, bouche grande, menton rond(Role des Deux Sœurs de l'an 4, reg, F°65, n°259, petit cabotage n°10). épouse en premières noces Marie Cormier (morte en 1797) qui lui donne un fils, René Rosse, mort la même année.
Le (17 prairial an VI), à Saint-Servan, il épouse en secondes noces Jeanne Marie de Malvilain (née à Saint-Servan le , fille de Servan Demalvilain et Perrine Letourneur). Ils auront ensemble : René Rosse (1805-1852), qui épouse en 1834 Clémentine Cliquin ; Eugène Rosse (1810-1870), qui épouse en 1843 Marie Adolphine Rosse (née en 1823) ; Léon Rosse (né en 1811), qui épouse en 1843 Marie Gaubert.
Remarié en troisièmes noces avec Agathe Désirée Marie Huot (1799-1862), il aura avec elle les enfants suivant : Eugénie Rosse (né en 1821) ; Charles Rosse (1824-1871), qui épouse en 1850 Céleste Marie Verrier (née en 1830).
Navires L'Espérance, lougre allant en courses, sur lequel s'engage en tant que volontaire René Noël Rosse le , de retour le . Le Bougainville : navire construit à Saint-Malo en 1780 pour faire la course, capacité 300 tonneaux, armement 24 canons, percé pour 42, tirant d'eau chargé 15 pieds, non chargé 12 pieds, 2 ponts, 2 gaillards, propriétaire Benjamin Dubois, armé à Saint-Malo, et commandé par René Morin (26 ans), pour la course le père René Rosse est en 1781 à bord en qualité de Lieutenant et son fils René Noël, âgé de 14 ans comme enseigne. Le navire est rentré le et désarméRole d'armement du corsaire Le Bougainville, année 1781, registre du commerce F°60,N°238, course à la part, N°64. Les Deux Sœurs, brigantin, construit à Boston, en Nouvelle-Angleterre en 1784, de 60 tonneaux, tirant d'eau 7 pieds chargé et non chargé : 4 pieds, comportant 1 pont, armé de deux canons de Saint-Malo, et appartenant à Claude Martin armé à Saint-MaloDans le rôle de l'équipage de 1791, il est donné à 55 tonneaux et 9 pieds de tirant d'eau chargé et de 7 pieds non chargé dans le rôle de 1796, il est donné à 60 tonneaux, tirant d'eau 7 pieds chargé et non chargé 4 pieds, même date et lieu de fabrication. Commandé par (an V) Dominique Martin. Désarmé le 6 vendémiaire an 5, il fut vendu au Croisic le 29 prairial an V. En l'an III, il appartient Cléricéle Martin et son capitaine Dominique Perret il sera désarmé à son retour de Bordeaux le 6 germinal an IV. Il a été fourni à Saint-Jean-de-Luz, à l'équipage 15 rations de viande et 15 livres de pain dont le capitaine tiendra compte. Idem les 2, 6, 12, 15, 18, 21, 24, 27, et 30 dudit mois, idem les 3, 6, 9 et 12 fructidor. René Rosse sur ce voyage est maître. Pierre Rosse y est matelotRôle du petit cabotage n°19 année Reg F°65 n°259. Il faisait le petit cabotage de port en port. René Rosse, étant maître, il a alors 29 ans, il est congédié le (27 prairial an V) le Premier maître est Dominique Perrette de Port-BriacRole des Deux Sœurs, an IV, pour premier voyage à Brest, reg:F°65, n°259, petit-cabotage n°10. René Noël y avait effectué le un premier voyage qui le fait revenir à terre le (6 germinal an IV). La Laure, goélette construite en Amérique, d'une capacité de 88 tonneaux, armée de 8 canons, percée pour 18 ; tirant d'eau chargé : 10 pieds 1/2, non chargé : 7 pieds ; 1 pont gaillard, propriétaires : Cannevs, Santerre, Martin, armé par les mêmes à Saint-Malo pour la course aux ennemis de l'État. Capitaine Toussaint Marc Jean Quimper de Saint-Malo, Jean Julien Hue capitaine, René Rosse Lieutenant. Départ de Saint-Malo le (1 messidor an V) et rentré le (6 brumaire an VI)Rôle d'armement de La Laure, Registre du commerce F°78 N°311, à la part n°42. Ce navire sera muté en brick à Lorient. Rosse sera encore à bord de ce navire lors de la prise du navire américain Le Salomon et Betty, le (15 ventôse an VII), le capitaine de ce navire : Hagena Barthelot, contestant son arrestation et la saisie de son navire près le tribunalArchives du notaire Maître Yves Lambert de Paimpol, versées aux archives départementales : 3 E 27/167. En effet dans ses attendus le tribunal précise que la course de La Laure avait commencé sous le capitaine Gallais que celui-ci fut forcé pour cause de maladie d'abandonner le commandement à René Rosse reconnu pour second. Prise Le Salomon et Betty,le contenant entre autres choses : 115 caisses de sucre, du riz, 17 bocaux de sucre, 112 peaux de buffle, 1 paquet, 1 boîte, 1 baril dont le capitaine ne connaissait pas le contenu Le Général Pérignon : navire corsaire, construit et armé pour la course « contre les ennemies de l'Empire » en l'an XII (1804), à Saint-Malo. Capacité , tirant d'eau chargé 4 mètres 54 centimètres et non chargé 3 mètres 24 centimètres, équipé de et d'un seul pont. Propriétaire sieur Thomas l'Ainé, armé à Saint-Malo, sous le commandement de Pierre Dupont pour faire la course aux ennemis de l'Empire. René Rosse monte à bord à Lorient en remplacement de Pierre Dupont malade, le 17 brumaire an XIII, de retour le 19 frimaire an XIV. Il fut désarmé pour la course le Role d'armement du corsaire Le Général Pérignon, arrondissement quartier de St Malo, N°21, registre des bâtiments F°100 N°398. course, armateur Augustin Thomas, capitaine René Rosse de mars à décembre ; Prises L’Élisabeth ; Le Montréal ; The Sally ; La Vengeance L'Incomparable, lougre corsaire construit à Saint-Malo en 1807, capacité : , 1 pont, gaillard, 8 canons de 6, tirant d'eau chargé 8,08 mètres, non chargé 2,76 mètres, propriétaire Fontan , commandant René Rosse (40 ans) pour aller faire la course, son second est François André Donjon, et son premier lieutenant Servan Malvilain. À bord Étienne Rosse, 17 ans, chirurgienRôle d'armement de l'Incomparable, quartier de Saint-Malo, arrondissement n°47, registre des bâtiments F° 51, N°204, an 1807 Rosse commande ce navire de 1807 au Prises Le de La Providence, navire de 70 tonneaux, 2 canons, 5 hommes, ancienne prise anglaise appelée Désirée, pris à 7 lieues NNE des Casquets après 12 coups de canon et une fusillade sans blessés. Il était chargé de briques, bois de sape pour le roi d'Angleterre, et allait de Londres à Guernesey. Le commandant de l'Incomparable était Geffroy et l'armateur Marion Coste. Le de Le Vestal, navire de 231 tonneaux, 12 hommes et un petit mulâtre, armé de 6 canons de 4. Venant de Jamaïque avec sucre, café, rhum, bois de campêche, et deux caisses de racines médicinales son capitaine Thomas Ewen copropriétaire Le Séralu, brick corsaire, construit en 1808, à Saint-Malo, capacité 200 tonneaux, armement 4 canons et 8 caronades ; tirant d'eau chargé 3,24 mètres, non chargé 2,60 mètres, un pont gaillard, propriétaire Pierre Kermel, armé à Saint-Malo, commandant René Rosse domicilié à Saint-Servan. La majorité de l'équipage est composée pour l'état major de gens originaires de MiquelonRole d'armement année 1808, quartier de St Malo, arrondissement, N°45, registre des bâtiments F°56 N°222. campagne à campagne à . Le Séralu sera pris par les Anglais lors de la deuxième campagne. Prise lors de la campagne The Homely Le Miquelonnais, brick. Construit en 1816 au port du Mont-Marin, jauge 134 tonneaux 31/94e, tirant d'eau chargé 3,50 mètres, et non chargé 2 mètres 43, deux ponts. Le , engagement de passagers par les sieurs propriétaires et armateurs Jacques Debon, et René Noël Rosse, idem le 15Relevé des minutes de Maître François Xavier Louis Malapert de 1816 à 1820, n°648 & 657 des 4 et 15 janvier 1816. Sous le commandement de Jacques Debon qui le fait assurer corps, quille, agrès, apparaux et cargaison le Malapert, 1816, 4.E. 8832, n°751pour aller à Saint-Pierre-et-Miquelon dans le voyage de 1817Registre des bâtiments, arrondissement quartier de St Malo, n°51 registre des bâtiments F°103 N°410, retranscrit par Daniel Burgot sur le net.. C'est le qu'on engage l'équipage pour 1817. Pour la campagne de 1820, Jacques Debon, capitaine à bord fait avec son associé René Noël Rosse, négociants et armateurs, un engagement le Malapert, 1820, 4.E.8836, N°1657. La campagne de 1821, fera l'objet d'un engagement d'équipage le par les deux associésMalapert, 1820, 4.E. 8836, N°1824. La campagne de 1822 fera l'objet d'un engagement d'équipage le Malapert, 1822, 4.E.8838, n°2010. Un nouvel engagement d'équipage a lieu le par les deux associésMalapert, 1823, 4.E.8839, n°142. Le , René Rosse fait enregistrer l'engagement d'un équipageMalapert, Saint-Servan, 4 E 8840, n°382. Il est procédé à l'engagement d'un nouvel équipage le par René Noël Rosse, armateurMalapert, 1824, 4.E. 8839, n°247. En 1826, toujours en qualité d'armateur il engage un équipage le , enregistré également chez maître MalapertMalapert Saint-Servan - 4-E 8840, n°531. La Miquelonaise, brick construit en 1816 à Brest, 74 67/94e tonneaux, propriétaire Mrs Hamel et Cie, armé à Saint-Malo par Louis Thomazeau sous le commandement de Claude P. Adam pour se rendre à Saint-Pierre-et-Miquelon, parti de Saint-Malo le Role de la Miquelonaise, n°48, F° 98 n°294, arrondissement quartier de Saint-Malo. Un voyage allant de Terre-Neuve à Bordeaux sera effectué du au . Un autre départ est enregistré le à destination de Bordeaux.