Rochefort-sur-Brévon est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or, en région Bourgogne-Franche-Comté. Le gentilé est Rochefortien.

Géographie

À cheval sur environ de la vallée du Brévon., avec ses deux versants et une partie des plateaux adjacents, la commune de Rochefort-sur-Brévon s'inscrit sur () dans la partie sud de la forêt de Châtillon, mais en dehors de la zone domaniale. C'est une commune essentiellement forestière avec une partie agricole sur le plateau nord, autour du Puiset et au-dessus du village, qui représente environ un quart de la surface totale. En fond de vallée, les méandres de la rivière irriguent des prairies à pâturages, en aval se trouve le point bas de la commune à . Le point culminant se trouve à en lisière de forêt, qui est aussi la limite de commune, au nord du Puiset au lieu-dit des Champs-de-la-Grange vers la combe du Puiset. Le territoire est traversé par deux routes départementales qui ne font qu'une le long du Brévon, la qui joint Châtillon-sur-Seine à Aignay-le-Duc en passant par la forêt (variante de la qui passe par Saint-Marc-sur-Seine) et la qui joint la (au niveau d'Aisey-sur-Seine) à Recey-sur-Ource.

Hameaux, écarts, lieux-dits Hameau détaché du village : Le Puiset. Habitat ou bâti écarté : moulin de la Fenderie, le Chenil. Lieux-dits d'intérêt local : combe Vellerot, la Roche-Chambain, Vaulordon.

Communes limitrophes

Hydrographie Le Brévon passe de à de l'amont à l'aval de la commune pour un cours d'environ , soit une pente inférieure à qui produit des méandres, des zones marécageuses et des retenues d'eau plus ou moins aménagées par l'homme pour alimenter les forges et les moulins. Le Brévon est ici aux deux tiers de son parcours, à l'entrée du pittoresque val de la Chouette qui le conduit jusqu'à sa confluence avec la Seine près de Vaurois (commune de Brémur-et-Vaurois). Il n'y a pratiquement pas d'autres cours d'eau sur le finage, le sous-sol karstique drainant les pluies en sous-sol qui ressortent en exsurgences (nommées localement ) dans les vallées. Un court ruisseau d'environ (qui n'est pas référencé par le SANDRE) est alimenté par deux sources sises près du Puiset, il descend vers le Brévon par la combe Vellerot où une digue retient un petit étang. Une source au fond de la combe Volordon ne débite pas assez pour aboutir à la rivière.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bure-les-Templiers à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Rochefort-sur-Brévon est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (71,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (72,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (71,3 %), terres arables (19,6 %), prairies (6,5 %), zones urbanisées (2,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,5 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Rupes Fortis (1200) ; Ruppes Fortis (1275) ; Roichefort (1296) ; Rochefort vers Chastoillom (1302) ; Roichefort vers Aisey (1306) ; Roychefort (1311) ; Roicheffort (1345) ; Rochefort (1371) ; Roichefor sus Buvron (1391) ; Ruppisfortis (XIVe siècle) ; Roichefor sur Buvron (1450) ; Rocheffort (1556) ; Rochefort sur Brevon (1574) ; Roichefourt (1576) ; Rochefort soubz Brevon (1657) ; Rochefort sur Brevom (1664)..

La toponymie de Rochefort-sur-Brévon se compose de deux éléments : un nom de lieu formé du latin médiéval rupes fortis (rocher fortifié ou château fort sur un rocher). et un hydronyme désignant la rivière qui traverse la commune, « Le Brévon » ou Brevon qui est un cours d'eau du département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté et affluent droit de la Seine. L'ajout du suffixe hydronymique « sur-Brévon » permet de distinguer la localité des autres Rochefort français en précisant qu'elle est riveraine de ce cours d'eau.

Histoire

Préhistoire et antiquité Quelques éléments modestes mégalithiques attestent d'une occupation préhistorique. Des constructions plus récentes sont datées de la période gallo-romaine.

Moyen Âge Rochefort dépend de Mauvilly avant de devenir une petite baronnie. L'existence d'un château primitif appartenant au sire du Puiset, situé à l’est du château actuel, sur un petit éperon rocheux dominant l'église et l'étang, est attestée dès 1235.

Époque moderne

Un incendie détruit le Château vers 1730, ne laissant que le colombier.. Vers 1820 la maison du prieur du val des Choues est démontée pierre à pierre et rebâtie à son emplacement.

En 1888, le comte de Broissia fait construire sur une arête rocheuse voisine une vaste demeure puis en 1896 des écuries, un jardin en terrasse, une orangerie et un parc..

Avant le décret du , la commune s'appelait Rochefort.

Politique et administration

Rochefort-sur-Brévon appartient : à l'arrondissement de Montbard, au canton de Châtillon-sur-Seine et à la communauté de communes du Pays Châtillonnais.

Démographie

Culture locale et patrimoine

Lieux, monuments et pôles d'intérêt En 2016, la commune compte inscrits à l'inventaire des monuments historiques., répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel., classé à l'inventaire des objets historiques. et répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel..

L’église de la Nativité . du début du est construite selon un plan en croix latine et inscrite dans un enclos paroissial accroché à la pente de la colline. Son clocher a été monté sur le bras nord du transept et une flèche lui a été rajoutée au .

Le château de Rochefort-sur-Brévon . réalisé en 1888 par l'architecte Ernest Sanson pour le comte Brossia. Privé, ne se visite pas. L'ancien château (Inventaire général du patrimoine culturel|IGPC 1989). est construit vers 1820 avec des matériaux provenant de la maison du prieur de l'abbaye du Val des Choues démontée pierre à pierre et rebâtie sur une partie de l'emplacement de l'ancien château-fort dont il ne reste que quelques vestiges tel le colombier.

Les forges de la première moitié du : la forge du Bas dans le parc du château, restaurée, et la forge du Haut, en mauvais état. Ces deux forges ont cessé de fonctionner en 1839, la concurrence des forges à l'anglaise de plus grande capacité leur étant fataleLes forges de Rochefort sur Brevon..., sur www.christaldesaintmarc.com, 17 janvier 2010 (consulté le 7 octobre 2014).. .. La chapelle Saint-Maur dans le hameau du Puiset, du début (IGPC 1989.). Elle reçoit des expositions d'artistes.

Héraldique

Notes et références Notes

Cartes

Références

Bibliographie

Voir aussi Liste des communes de la Côte-d'Or

Liens externes

Rochefort-sur-Brévon sur le site de l'Institut géographique national

Rochefort-sur-Brevon Catégorie:Commune du Châtillonnais