Le réseau des chemins de fer algérien a fait son apparition au milieu du . Il sert au transport de personnes et de marchandises. L'ambition des pouvoirs publics est de connecter toutes les villes d'Algérie entre elles par un réseau ferroviaire. En 2026, ce réseau est de .
Histoire
Construction du réseau thumb|upright=1.2|Un train engagé sur le pont des Cascades à Tlemcen en 1905 La concrétisation des projets de chemin de fer en Algérie, intervient le Site Alger-roi, Pierre Morton, Le développement des chemins de fer en Algérie (consulté le 13 novembre 2010)., par un décret du gouvernement français qui autorise la construction de de voies ferrées dans sa colonie d'Algérie. Le premier chantier débute le , il porte sur la construction de la ligne d'Alger à Blida. Sa gestion est confiée à une société privée dénommée Compagnie des chemins de fer algériens.
Des travaux de construction sont également entrepris pour relier Oran à Saint-Denis-du-Sig ainsi qu'une liaison entre le port de Philippeville ( Skikda) et Constantine, mais des problèmes financiers poussent la compagnie à interrompre les travaux et à développer la ligne d'Alger à Blida, qui sera ouverte le .
Le , une nouvelle campagne d'investissements est lancée à l'échelon national pour renforcer les lignes « d'intérêt général » avec comme objectif d'ajouter au réseau existant. La construction de ces lignes dites « d'intérêt local » est laissée à la charge d'investisseurs privés et de collectivités locales. Dans les trente années qui suivent, de lignes s'ajoutent, en agrandissant le réseau ferroviaire algérien.
En 1900, la Compagnie franco-algérienne, endettée, perd sa concession. Le même sort touche en 1905 la Compagnie des chemins de fer Bône-Guelma puis en 1908 celle de l'Est Algérien.
À partir du , les réseaux des compagnies en faillite, passent sous le contrôle de la Compagnie des Chemins de fer algériens de l'Etat (CFAE). Elle exploite le réseau ferroviaire avec la seule compagnie survivante, la filiale algérienne de la compagnie Paris-Lyon-Méditerranée, la PLMA.
thumb|upright=1.2|Ligne électrifiée de Bône à Tebessa en 1957. Entre 1907 et 1946 une troisième campagne d'investissement ajoute au réseau.
Le , les lignes existantes sont réparties entre les compagnies CFAE et PLMA : ce partage dura jusqu'au , date à laquelle les lignes d'intérêt général des deux compagnies, sont nationalisées et rattachées à la Société nationale des chemins de fer français (SNCF). La gestion des lignes algériennes est alors confiée à compter du à l'Office des chemins de fer algériens (OCFA).
À la fin de la Seconde Guerre mondiale le réseau ferroviaire algérien s'étend sur . Le service proposé est identique à celui de la Métropole, supérieur parfois: avec des trains de nuit composés de voitures-lits, trains rapides de jour avec voitures de style Mistral, et une diésélisation totale des rames, contrairement à la SNCF qui utilise encore de nombreuses locomotives à vapeur.
Le , l'État français et l'OCFA signent une convention créant la Société nationale des chemins de fer français en Algérie (SNCFA). Cette Société devient la Société nationale des chemins de fer algériens (en gardant le même sigle SNCFA) le Journal officiel de la République Algérienne, Ministère de la reconstruction des travaux publics et des transports : Décret 63-183 du 16 mai 1963, 28 mai 1963, 542 intégral (consulté le 21 novembre 2010). Le matériel roulant français est conservé après l'indépendance, mais rapidement, des commandes de locomotives et de voitures provenant des Pays du bloc soviétique, complètent le parc.
Le à la fin de la concession de l'État français, l'État algérien divise la SNCFA en trois organismes distincts, La Société nationale des transports ferroviaires (SNTF), la société nationale d'études et de réalisations de l'infrastructure ferroviaire (SNERIF) et la société d’engineering et de réalisation des infrastructures ferroviaires (SIF).
Un nouveau programme d'investissements permet la réalisation de de nouvelles lignes, le doublement de de voie sur la rocade Nord et le renouvellement de de voie et ballast.
En 1986, la crise financière poussera à la dissolution de la SNERIF et de la SIF, dont les prérogative seront reprises par la SNTF qui changera de statut en 1990, pour devenir un EPIC. À la fin des années 1990, la SNTF exploite un réseau de 3 500 km.
vignette|Gare sur le boulevard du Front de Mer à Alger en 2007. En 2005, l'agence nationale d'études et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires (ANESRIF) est créée, avec pour mission l’étude et le suivi de la réalisation des investissements ferroviaires.
En 2010, de nouvelles voies sont ouvertes (Bordj Bou Arreridj à M'Sila, Ain Touta à M'Sila, nouvelle ligne de Béchar), les lignes de banlieue d'Alger sont électrifiées.
En 2015, sur un programme de de nouvelles lignes, sont en travaux dont la majeure partie concerne la partie Ouest de la boucle des hauts plateaux.
Le , mise en service d'une nouvelle ligne reliant Alger à Touggourt. Elle est desservie par des trains de longues distances, offrant des compartiments couchettes de 1ère et 2ème classes.
Le , la ligne reliant Tissemsilt à M'Sila passant par Boughezoul, longue de , est inauguréeInauguration de la ligne ferroviaire Tissemsilt-Boughezoul-M'sila, site aps.dz, 26 décembre 2022..
En , la ligne ferroviaire reliant la Wilaya de Saida et Frenda (Wilaya de Tiaret) sur une distance de , est mise en service.
Le président algérien Abdelmadjid Tebboune, avait annoncé au début du mois d', un important programme de réalisation de nouvelles lignes ferroviaires dans le cadre d’un partenariat avec la Chine. Il s’agit de réaliser de lignes ferroviaires du Nord au Sud et d’Est en Ouest.
Le , la ligne ferroviaire reliant le complexe sidérurgique de Bellara au port de Djen Djen de la ville de Jijel sur une distance de 49km a été inaugurée.
Le , la ligne Bouguezoul-Djelfa-Laghouat sur une distance de 250km a été inaugurée.
Sociétés exploitantes Pendant la colonisation française Compagnie des chemins de fer algériens : construire et gérer les trois premières lignes de chemin de fer de l'Algérie entre 1860 et 1863. PLM réseau d'Algérie : Construire et exploiter des lignes concédées et des lignes affermées entre 1863 et 1939. Compagnie de l'Ouest algérien : construire et exploiter un réseau dans le département d'Oran entre 1881 et 1920. Compagnie franco-algérienne : construire et exploiter un réseau dans le département d'Oran entre 1873 et 1888. Réseau Oranais de l'État : construire et gérer des lignes de chemin de fer à Oran entre 1916 et 1927. Compagnie de l'Est algérien : construire et exploiter un réseau dans le département de Constantine entre 1879 et 1914. Compagnie des chemins de fer Bône-Guelma : construire et gérer des lignes de chemin de fer en Algérie entre 1875 et 1915. Compagnie des chemins de fer algériens de l'État : exploiter un réseau de lignes de chemin de fer à dans la région de Constantine, Oran et Bône entre 1908 et 1938. Compagnie du chemin de fer Bône - Mokta - Saint Charles : construire et exploiter un chemin de fer à dans le département de Bône entre 1858 et 1915. Chemin de fer de Bône à La Calle : construire et exploiter un chemin de fer dans le département de Constantine entre 1904 et 1939. Chemins de fer sur routes d'Algérie : exploiter un réseau de chemins à voie étroite dans le département d'Alger entre 1894 et 1935. Office des chemins de fer algériens : gestion des lignes ferroviaires en Algérie entre 1939 et 1959. Société nationale des chemins de fer français en Algérie : Le le gouvernement français et l'Office des chemins de fer algériens signent une convention créant la Société nationale des chemins de fer français en Algérie.
Après l'indépendance de l'Algérie vignette|Conducteur et receveur d'un ancien train datant des années 1970.
Après l'indépendance du pays et par Décret 63-183 du , la Société nationale des chemins de fer français en Algérie change de statut et de nom, et devient la Société nationale des chemins de fer algériens (SNCFA). Elle disparait le et remplacée notamment par la Société nationale des transports ferroviaires (SNTF)Histoire de la SNTF, Paru sur le site de la SNTF, Lu le 20 aout 2014.
Le réseau ferroviaire national Architecture générale du réseau
Le réseau ferroviaire national est placé sous l'autorité de la Société nationale des transports ferroviaires, un établissement étatique à caractère Industriel et Commercial. Son capital social s'élève à 20 701 millions DAPrésentation de la SNTF, Paru sur le site de la SNTF Lu le 20 aout 2014.
Le trafic ferroviaire voyageurs en Algérie n'est actuellement pas au mieux de sa forme. Il était en 2015 de de passagers/kilomètres, alors qu'il avait atteint à la fin de l'année 1991..
+ Longueur du réseau ferroviaire (km)Chemins de fer (km), CIA World Factbook, Index Munndi, 01 janvier 2011Année19961999200220052008201620212026Chemins de fer (km)4 8204 8203 9733 9733 9734 4984 5605 738
Équipement Électrification
Signalisation et contrôle de vitesse La signalisation ferroviaire algérienne utilise plusieurs systèmes de signalisation.
Elle se fait par des signaux lumineux implantés sur le bord de la voie qui dépendent du cantonnement (block manuel, block automatique lumineux, BAPR). La vitesse est contrôlée par le système KVB.
A l'avenir, les grandes lignes et certains axes importants de fret se verront dotés de la signalisation ETCS.
Les LGV L'un des principaux projets est la ligne à grande vitesse devant relier Oran à la frontière marocaine, en passant par Sidi-Bel-Abbès, Tlemcen et Maghnia, sur près de 200 km, avec une vitesse d'exploitation de 220 km/h en zone montagneuse. Ce projet deviendrait logiquement à l'avenir l'un des maillons de la ligne de trans-Maghreb. Le projet qui devait être livré en 2019, puis en 2021, avance très lentement avec un coût qui dépasse les 2 milliards d'euros
Le second projet d'envergure, à l'état d'études, est la ligne LGV reliant Annaba à Tabarka au Nord de la Tunisie, qui serait quant à elle le dernier tronçon de la voie trans-Maghreb.
Les gares
Le matériel roulant
Les services voyageurs
Le fret La SNTF assure 5 % du marché du transport terrestre des marchandises en Algérie. Les objectifs de la SNTF est d'atteindre 17 %, avec les grands projets industriels de Bellara et la transformation du phosphate. En 2019, 11 trains assurent le transport des minerais vers le complexe sidérurgique d'El Hadjar (fer) et vers le port d’Oran pour le phosphate. Le début de construction d’une voie ferrée, longue d'environ , destinée au transport du minerai de fer de Gara Djebilet (Tindouf) vers Bechar est annoncée pour courant 2023Voie ferrée Bechar-Gara Djebilet: lancement du projet au cours du 1er trimestre 2023, site aps.dz, 31 juillet 2022..
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Transport en Algérie SNTF ANESRIF Infrafer Infrarail Liens externes Site officiel de la SNTF
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