Véronnes est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or, en région Bourgogne-Franche-Comté. Elle se compose des anciennes communes de Véronnes-les-Grandes et Véronnes-les-Petites, fusionnées en 1972. Les habitants sont appelés Véronnais et Véronnaises.
Géographie
Communes limitrophes
Localisation et topographie
Véronnes se situe à proximité de la Haute-Marne (Grand Est, Champagne-Ardenne jusqu'à 2015), à 270 m d'altitude, sur le plateau de Langres. Son territoire est traversé par la rivière Venelle.
Les villes les plus proches sont, au nord, Selongey (), Chalindrey (), et Langres (), à l'ouest, Is-sur-Tille (), au sud, Dijon (), et à l'est, Gray ().
Accessibilité
Véronnes est traversée par les routes D 28 (Courchamp-Dijon), D 28C (Véronnes-Til-Châtel) et D120 (Véronnes-Orville). L'autoroute A31 (Frontière franco-luxembourgeoise-Beaune) passe à 2,5 km à l'ouest de la commune, desservie par l'échangeur de Til-Châtel/ Carte topographique de Véronnes.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Poyans à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme Typologie Au , Véronnes est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dijon, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (74,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (75,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (73,1 %), forêts (19,6 %), zones urbanisées (3,8 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (2 %), prairies (1,2 %), zones agricoles hétérogènes (0,3 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie
Véronnes-les-Grandes est attesté sous les formes « In pago Atoariense, in villas (sic) que dicitur Luco seu Verona (Dans le district d'Atoaria, au domaine connu sous le nom de Lucus ou Verona) » (828) ; Veronae Magnae (1180-1193) ; Magnae Veronae (1221) ; Verones (1259) ; Varonnes (1263) ; Varannes davant Trichastel (1294) ; Varannes les Granz, Varonnes les Granz (1295) ; Veronnes, près de Trichastel (1333) ; Varonnes, ce qui est ou duché (1375) ; La ville de Veroingnes (1376) ; Varonne (XIVe siècle) ; Varennes, ce qui est en la duchié…, il y a moustier fort (1431) ; Varennes les Grans (1469) ; Les Grandes Varennes (1501) ; Véronnes les Grandes (1557) ; Véronne (1585) ; Véronnes (1625) ; Vésones les Grandes, les Grandes Vérones (1644) ; Les Grandes Véronnes, dites paroisse Saint Caisard ; les Grandes Véronnes, dittes Saint Ceisard… (1660) ; Les Verronnes (1670)..
Véronnes-les-Petites est attesté sous les formes « Ecclesia in valle Verona, in honore sancti Mauricii (L'église de la vallée de Vérone, en l'honneur de saint Maurice) » (830) ; Varona (vers 1060) ; Parva Varonna (1185) ; Veronae Parvae (1180-1193) ; Varonnes les Petites, les Petites Varannes (1295) ; Varennes les Petites (1469) ; Les Petites Varennes (1501) ; Les Petites Véronnes (1574) ; Véronnes les Petites (1610) ; Vérones les Petites, les Petites Vérones (1644) ; Les Petittes Véronnes, dittes paroisse Saint Maurice (1660) ; Véronnes-les-Petites ou Saint-Maurice (XVIIIe siècle).
L'étymologie de Véronnes, renverrait à la racine celtique Ver, signifiant « alluvion »Site de la Société d'Etude Diverses de Louviers et de sa région. Latinisé en Verona, ce toponyme serait donc dû à la géologie de la commune, terrasse alluviale de la Venelle. La racine pré-indo-européenne *Ver– / *Var–, '« eau, couler », sous la forme d’une variante vera vara, s’attache d’abord à la désignation d'un rocher, ensuite le ravin, et enfin l’eau, présente sous la forme *varenna. Varenna, qui a le sens de « plaine » en Auvergne, semble être issu de cette même racine *var, avec le sens particulier de terre abandonnée par les eaux, de sols alluviaux légers. Le Littré donne pour varenne le sens de « délaissé de rivière ». Véronnes est une variante phonétique.
Histoire
Origines Les origines de Véronnes demeurent méconnues. Cependant, les substructions, les fibules, les lampes, les ossements calcinés et les quatorze squelettes, mis au jour par les archéologues au lieu-dit Grand-Châtelet, attestent de son existence à l'époque romaineAcadémie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon, Mémoires de la Commission des antiquités du département de la Côte-d'Or, Commission des antiquités du département de la Côte-d'Or, Dijon, 1834.. Les plus vieilles traces écrites connues faisant mention des deux Véronnes, sont deux chartes de l'abbaye Saint-Pierre de Bèze, respectivement datées de 630Simonnet J., Foisset P., Voies romaines du département de la Côte-d'Or et répertoire archéologique des arrondissements de Dijon et de Beaune, commission des Antiquités du département de la Côte-d'Or, Lamarche, Dijon, 1872 et de 830Roserot A., Dictionnaire topographique de la côte d’Or, imprimerie nationale, Paris, 1924.
Époque médiévale et moderne
Jusqu'à la fin , la partie de Véronnes-les-Grandes, sur la rive droite de la Venelle, se situe dans le duché de Bourgogne, tandis que la partie située sur la rive gauche appartient, avec Véronnes-les-Petites, au comté de Champagne. En revanche, au niveau ecclésiastique, les deux paroisses, la première sous le vocable de Saint Hilaire, et la seconde de Saint-Maurice, dépendent du doyenné de Bèze, et du diocèse de Langres, puis, après 1731, de celui de Dijon.
Les terres véronnaises de Champagne entrent dans le domaine royal en 1284, par le mariage de la comtesse Jeanne et du roi Philippe le Bel. Ils y abolissent le servage en 1294Courtépée C., Description du duché de Bourgogne, tome 2, Causse, Dijon, 1777 (). Quant à la partie bourguignonne, elle appartient à la famille de Bessey, sires de Til-Châtel, jusqu'en 1512, puis à la famille Tabourot jusqu'à la fin du Rossignol P. et B. Famille Tabourot de Véronnes (Bourgogne, Guadeloupe), in Généalogie et Histoire de la Caraïbe, n°71, 1995, avant d'échoir à la famille de Saulx, comtes de Tavannes, qui cèdent la partie domaniale en 1726, et vendent la partie patrimoniale en 1738 à Jean Espiard de Vernot, sire de Venarey.
Époque contemporaine 1972 : Accords de fusion des deux Véronnes. Cependant les deux localités gardent leur indépendance administrative et il faudra attendre la fin du siècle pour que la fusion devienne officielle et effective
Politique et administration
Démographie
Lieux et monuments Château de Véronnes-les-Grandes, propriété privée. Église Saint Hilaire (), à Véronnes-les-Grandes. Église Saint-Maurice (), à Véronnes-les-Petites.
Personnalités liées à la commune Jeanne de Navarre, comtesse de Champagne, et reine de France ; abolit le servage en 1294 à Véronnes-les-Petites. Famille de Bessey, seigneurs de Véronnes et de Til-Châtel. Famille Tabourot, seigneurs de Véronnes, dont Pierre, maire de Dijon de 1532 à 1533. Famille de Saulx-Tavannes, seigneurs de Véronnes.
Voir aussi Liste des communes de la Côte-d'Or
Notes et références Notes
Cartes
Références
Liens externes
Catégorie:Commune dans la Côte-d'Or Catégorie:Aire d'attraction de Dijon