Gabriel Robin, né le à Molières-sur-Cèze et mort le à BurzyRelevé des fichiers de l'Insee (avec erreur sur l'année de décès), est un ambassadeur de France. Historien de formation, il a écrit plusieurs ouvrages historiques.
Biographie Origines familiales
D'une famille bourguignonne, il passe cependant sa jeunesse à Nîmes, Alès et Molières-sur-Cèze où son père, ingénieur des Mines, s'est établi auprès des Houillères de Bessèges (plus tard nationalisées dans les Houillères des Cévennes, filiale des Charbonnages de France le ).
Études
En 1949, après une préparation littéraire au lycée de Montpellier, il entre à l'École normale supérieureRecherche nominale, sur archicubes.ens.fr., d'où il sort agrégé d'histoire en 1953. Après deux ans d'enseignement de l'histoire et de la géographie au lycée d'Avignon (1954-1955), il entre à l'École nationale d'administration (1956-1958) avec l'intention de devenir diplomate.
Carrière diplomatique Il commence sa carrière diplomatique, en 1958, à la sous-direction d'Europe occidentale (1958-1961).
En 1961, il fait un premier séjour à Bruxelles à la représentation permanente de la France auprès des Communautés européennes (1961-1969).
Il est de retour, en 1969, à Paris comme conseiller diplomatique du Premier ministre, Maurice Couve de Murville (janvier-), puis prend la sous-direction d'Europe occidentale (1969-1972).
Il rejoint, en , l'ambassade de France à Londres comme premier conseiller (1972-1973).
En 1973, il est brièvement conseiller diplomatique du président Georges Pompidou (-) et se succède à lui-même jusqu'en 1979 auprès du président Valéry Giscard d'Estaing (-).
En 1979, il suit Jean François-Poncet, précédemment secrétaire général de l'Élysée, nommé ministre des Affaires étrangères, en prenant la direction des affaires politiques au ministère des Affaires étrangères (1979-1981).
À l'arrivée de la gauche, en 1981, il démissionne et choisit de se mettre en congé spécial pour écrire.
Après une année sabbatique au Center for European Studies de l'université d'Harvard (1981-1982), il publie, en 1984, La crise de Cuba, du mythe à l'histoire et remet en cause la thèse d'un succès unilatéral américain en montrant que Khrouchtchev a obtenu le retrait des fusées américaines de Turquie et d'Italie.
En 1987, il est nommé ambassadeur, représentant permanent de la France au conseil de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN) à Bruxelles (1987-1993). Il y assiste à la chute du mur de Berlin et à la fin de l'Union soviétique.
Ouvrages La Crise de Cuba, du mythe à l'histoire (octobre 1962), coll. Les enjeux internationaux, Paris, Economica, 1984, 160 p. La Diplomatie de Mitterrand ou le triomphe des apparences, Paris, La Bièvre, 1985, 258 p. Un Monde sans maître, Ordre ou désordre entre les nations ?, Paris, Odile Jacob, 1995, 288 p. Entre Empire et nations, Penser la politique étrangère, coll. Histoire et document, Paris, Odile Jacob, 2004, 334 p. Sous Ponce Pilate, Paris, Fallois, 2016, 399 p.
Distinction En 1993, il est élevé à la dignité d'ambassadeur de France.
Décorations Commandeur de l'ordre national de la Légion d'Honneur Officier de l'ordre national du Mérite Médaille de l'Aéronautique
Références
Liens externes
Notice biographique du Centre virtuel de la connaissance sur l’Europe Les matins de France Culture "De la France à l'Ukraine : la démocratie est-elle menacée ?", 29 mai 2014 Les discussions du soir avec Régis Debray, France Culture, l'OTAN et la politique étrangère de la France, 12 septembre 2016
Catégorie:Ambassadeur de France Catégorie:Diplomate français du XXe siècle Catégorie:Représentant permanent de la France auprès de l'OTAN Catégorie:Élève de l'École normale supérieure Catégorie:Élève de l'École nationale d'administration (France) Catégorie:Naissance en août 1929 Catégorie:Naissance à Molières-sur-Cèze Catégorie:Décès en mai 2022 Catégorie:Décès en Saône-et-Loire Catégorie:Décès à 92 ans