Le de ligne (en néerlandais : ) était une unité d'infanterie de la force terrestre des forces armées belges.

Origines Le de Namur est créé par un arrêté du régent le à partir du des forces armées du Royaume uni des Pays-Bas, créé à peine une année plus tôt. En effet, l'infanterie néerlandaise était répartie en dix-sept afdeeling, une dans chacune des provinces. Toutefois, le roi Guillaume étant également grand-duc de Luxembourg et considérant ce dernier comme la dix-huitième province de son royaume, décida de placer son armée en garnison à Arlon et dans le château de Bouillon, tout en conservant l'état-major à Namur. Le commandement militaire du Luxembourg étant alors sous le contrôle prussien du général Frédéric Dumoulin, depuis la forteresse de la ville en vertu de l'appartenance du Grand-duché à la confédération germanique. Ainsi naquit la 18de afdeeling en 1829, dont la troupe des deux bataillons en poste dans le Luxembourg se joignit majoritairement aux révolutionnaires en suivant le mouvement de la participation luxembourgeoise à la révolution belge de 1830. Après l'indépendance de la Belgique, il est renommé « deuxième régiment de Namur », par opposition au « premier régiment de Namur » qu'était la 2de afdeeling, devenue le 2e régiment de ligne.

Le , il est renommé en de Ligne. Durant la campagne des 10 jours, du 2 au , son participe aux combats à Oostham, Beringen, Kermpt (), Kortessem ().

En 1870, lors du conflit franco-prussien, ses trois premiers bataillons font partie de la division du de l'armée d'observation, le à la division mobile du de l'armée d'observation alors que le relevait de l'Armée d'Anvers.

Première Guerre mondiale Mis sur pied de paix renforcé le et mobilisé le à 22.00 h, le régiment est dédoublé pour donner naissance au de ligne et fait partie de la mixte de la d'armée. Il est chargé de la défense de la Position fortifiée de Namur et plus particulièrement du secteur compris entre le fort de Marchovelette et le plateau de Boninne. Il combat pour la première fois le vers 10.00 h. Les 21 et , la position de Boninne subit les bombardements et une sortie contre l'artillerie est tentée le mais sans résultat. Le , écrasé par l'artillerie allemande et assailli par la Garde prussienne, il se replie sur Namur. Il échappe à l'encerclement et poursuit sa retraite vers le sud par Mariembourg, Cul-des-Sarts puis Éteignières en France. Le , il prend le train pour Rouen. Le , à Petit-Couronne, le de ligne est réintégré au régiment à la suite des pertes subies : environ , blessés ou disparus pour le et environ , blessés ou disparus pour le de ligne.

Le , le régiment embarque au Havre pour arriver le à Zeebruges. Là, il prend le train pour Hamme puis continue sa route à pied vers Kontich.

Les 26 et , il lance une attaque sur Saint-Gilles puis Lebbeke.

Du 28 au , il est chargé de la défense d'une portion de l'Escaut dans les environs de Briel et Baasrode. Dans la nuit du 7 au les manœuvres de retraite d'Anvers débutent et le régiment finit par prendre position à Keiem le . Le au matin, la position est lourdement attaquée et l'oblige à se replier.

À partir du , il occupe une position sur l'Yser à Oud-Stuyvekenskerke d'où il repoussera plusieurs incursions et subira quelques bombardements.

Du au , il occupe le secteur de Pervijze. Il rejoint alors un cantonnement de repos à Wulveringem jusqu'au . Il est alors en position à Nieuport où il ne subira que des bombardements. Le , il passe en repos à La Panne et reçoit le renfort de nouvelles recrues le , ce qui permet la constitution d'un . Le il est en position sur le secteur de Drie Grachten jusqu'au où il participe à la garde côtière à La Panne. Le , il relève le de ligne sur le secteur Ramscapelle-Boitshoeke. Il est lui-même remplacé par le de Chasseurs à pied, le . Il occupe brièvement les tranchées à Zwinstal, entre Dixmude et Drie Grachten, le long du canal de l'Yser (secteur de Fort Knocke). Le , il est relevé par le de Ligne. À partir du , il prend la relève du de Carabiniers dans le secteur de Dixmude. Il y subit un lourd bombardement le . Le , le colonel Baltia prend le commandement du régiment. Le , il retourne dans le secteur de Ramscapelle. Le , le régiment est dédoublé pour former le de Ligne à partir des et , d'une compagnie du et , d'une compagnie de mitrailleuses et d'une compagnie du de Ligne. Les deux régiments forment ainsi la . Le , le régiment est mis au repos à Bray-Dunes. Du au , il occupe le secteur de Steenstraete. Il s'ensuit une période de repos et d'exercices en France. Le , il remonte au front dans le secteur de Merckem, sous-secteur de Luyghem jusqu'au . Du au , il prend la relève du d'infanterie français dans le sous-secteur de Bixschoote. Du au , il occupe le secteur de Boesinghe puis d'Elverdinge. Du au , il est de retour dans la zone de Dixmude. Les 28 et , il participe à l'assaut des crêtes de Flandres et atteint tous ses objectifs (dont le village d'Eessen). Le , l'offensive libératrice se poursuit avec le franchissement de la Flandern Stellung et l'attaque de Kortemark. Le , il dépasse Torhout. Le , il est à Aalter. Le , il est à Zwijnaarde au sud de Gand. Il y prépare un assaut sur l'Escaut, qui n'aura jamais lieu puisque le , l'Armistice est signé.

Ses pertes totales pour le premier conflit mondial s'élèvent à tués sur un effectif de 3500.

Entre-deux-guerres Le , le quitte sa garnison d'Arlon pour Francfort pour participer à l'occupation de l'Allemagne.

Par l'arrêté royal du , le de Ligne est dissous pour devenir le régiment de Chasseurs ardennais qui sera rapidement divisé en trois régiments.

Drapeau Il reçoit son drapeau à Louvain le des mains du roi Léopold . Il porte les inscriptions suivantes :

NamurOrdre du jour de l'armée du 12 octobre 1923 , TermondeOrdre du jour de l'armée du 26 juin 1930, YserOrdre du jour de l'armée du 8 juin 1915, EessenOrdre du jour de l'armée du 14 octobre 1918, KortemarkOrdre du jour de l'armée du 27 novembre 1918

Il porte également la fourragère de l'ordre de LéopoldArrêté royal du 28 décembre 1923.

Il est transmis au régiment de chasseurs ardennais jusqu'à sa division en trois régiments le dimanche date à laquelle ces derniers reçoivent leur propre drapeau. Celui du de Ligne est quant à lui transféré au Musée de l'armée.

Militaires célèbres du régiment

Maurice Bricart ; Félix Liedel ;

Notes et références

Lien externe Marche du de ligne sur Youtube

Sources Site sur les différents régiment belges entre 1830 et 1914 Commandant Luc Lecleir; Belgische Krijgsmacht - Emblemen en eervolle vermeldingen van de Eenheden, Bruxelles, 1972

Commandant Massonnet, Historique du de Ligne du au , Imprimerie Bourger, Arlon, 1919

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