Bommes (Bòmas en gascon) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les BommaisNom des habitants de Bommes sur habitants.fr, consulté le 25 avril 2012..

Géographie Localisation

Bommes est un village du sud Gironde situé au cœur du vignoble de Sauternes, et bordé à l'ouest par le Ciron, un affluent de la Garonne.

La commune se trouve à au sud-est de Bordeaux, chef-lieu du département et à à l'ouest de Langon, chef-lieu d'arrondissement et de cantonDistances les plus courtes par la route - Les distances orthodromiques sont respectivement de pour Bordeaux et pour Langon. Données fournies par Lion1906.com, consulté le 25 avril 2012..

Communes limitrophes Les communes limitrophes sont Preignac au nord-est, Sauternes à l'est et au sud, Budos au sud-ouest et Pujols-sur-Ciron au nord-ouest.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à ).. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Sauternes à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Bommes est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bordeaux, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (87,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (87,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (85,2 %), forêts (12,2 %), zones agricoles hétérogènes (2,6 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..

Voies de communication et transports Le territoire communal est essentiellement traversé, hors du bourg, par la route départementale D116 qui mène à Landiras vers l'ouest et à Langon vers l'est ; un réseau de routes de moindre importance relie le bourg et le lieu-dit de Haut-Bommes aux villages alentour.

L'accès le plus proche à l'autoroute A62 (Bordeaux-Toulouse) est celui de distant de par la route vers l'est.

L'accès à l'autoroute A65 (Langon-Pau) se situe à vers le sud-est.

La gare SNCF la plus proche est celle, distante de par la route vers le nord-est, de Preignac sur la ligne Bordeaux-Sète du TER Nouvelle-Aquitaine ; celle de Langon, offrant plus de trafic, se trouve à vers l'est.

Risques majeurs Le territoire de la commune de Bommes est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible).. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le Ciron. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1999, 2009, 2018 et 2020, chapitre Risque inondation..

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines), chapitre Mouvements de terrain.. Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune..

vignette|redresse=1.4|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Bommes. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (67,4 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 84 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune.

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999.

Histoire vignette|redresse=2|Bommes en 1756 par Cassini

Il y aurait des grottes préhistoriques en bordure du Ciron.

Le lieu-dit « Maisons Rouges » serait une étape sur une voie romaine.

Au , les Bénédictins possèdent un prieuré, à l’emplacement du presbytère, qui dépendait de La Sauve.

Le , le roi d’Angleterre permet à Jean Colomb, bourgeois de Bordeaux de construire une maison forte.

En 1310 les Antonins possèdent l’hôpital de Vigard (ou Bigard) avec chapelle qui dépend de la commanderie d’Aubeterre (Charente)La Commanderie générale d'Aubeterre de l'ordre de Saint-Antoine en Périgord (1100-1838), , Bulletin SHAP, tome XLIX (1924), consulté le 12 août 2016., puis passe aux Feuillants (ordre de Citeaux) en 1625. Toute la commune appartient aux religieux.

Les Bénédictins sont les premiers à planter de la vigne et, surtout à cultiver les raisins concentrés en France (pourriture noble), méthode reprise par les Antonins quelques siècles plus tard.

On trouve la trace de la chapelle « St Antoine de Vigard » en 1310 ; un mariage et un baptême y sont célébrés en 1608 et cette même année elle reçoit la visite du cardinal de Sourdis. Cette chapelle comporte un portail ogival et une tour carrée. Il ne reste de nos jours, qu’une partie de la voûte. La lettre T, est la signature des Antonins.

Sont signalés par le même auteurNotes historiques sur Bommes, M. Bancheraud, consulté le 12 août 2016.. : une maison de vigneron du . une seigneurie au .

La situation de la commune au est décrite dans l'ouvrage de Jacques Baurein, article 6.IV, pages 233-235.

La culture de vigne se fait à joualles, c'est-à-dire qu'elles sont « entre-coupées par un certain nombre de règes de terre, qu’on ensemence en seigle, ou en quelqu'autre espèce de grains ». Il y existe des graves, dont les unes sont assez bonnes, et les autres d'une qualité très inférieure. Les pâturages et les prairies sont nombreux mais exposés aux débordements du Ciron. La paroisse est placée dans la juridiction de la Prévôté Royale de Barsac. Il y avait environ 199 feux, représentant 994 habitants. Le moulin des Augeys est implanté sur les bords du Ciron. La répartition des tailles entre la partie haute et la partie basse fit l'objet de contestations :

À la Révolution, la paroisse Saint-Martin de Bommes forme la commune de BommesHistorique des communes, , sur GAEL (Gironde Archives en ligne) des Archives départementales de la Gironde, consulté le 6 avril 2013..

Politique et administration

Communauté de communes Le , la Communauté de communes du Pays de Langon ayant été supprimée, la commune de Bommes s'est retrouvée intégrée à la Communauté de communes du Sud Gironde siégeant à Mazères.

Démographie

Lieux et monuments Le château de Rayne-Vigneau, ainsi que son parc et ses aménagements, a été inscrit en tant que monument historique en 2004, consulté le 25 avril 2012.. Le château, construit en 1379, est remplacé au par Michel Garros. M. de Roton, copropriétaire, a découvert en 1925 de nombreuses pierres dites précieuses dans ses vignes (agates, jaspe, onyx). Cette collection comporte pièces, dont taillées. Elles proviennent d'huîtres fossiles trouvées dans un banc marneux d'une longueur à peine de sur 10 à de largeur. L'église Saint-Martin a été reconstruite au à partir de l'ancienne église romane du : elle possédait un clocher plat (à pignon) qui a été remplacé en 1878 par un clocher pointu, selon la volonté du cardinal Donnet. À l'intérieur se trouvent une statue de saint Benoît du ainsi qu'une chaire du et les blasons des familles de Pontac et de Mauvezin. Les quatre chapiteaux de l'ancienne église sont placés sur le mur d'enceinte du presbytère : l'un représente une corbeille, l'autre des colombes affrontées portant sur le flanc une sorte de roue ornée de rosace et buvant dans un calice sous un palmier.

Au nord du village se trouvent d'anciennes carrières qui servaient autrefois de champignonnières ou encore de caves de vieillissement pour le vin. Le château Lafaurie-Peyraguey : ancien manoir remanié à plusieurs reprises. Le château de la Tour Blanche, signalé en 1600 (appartient à Jean Saint-Marc, trésorier général de France). Le dernier propriétaire, Daniel Iffla Osiris, en fait don à l'État à sa mort : c'est devenu un lycée agricole. Le château Rabaud, restauré au . De nos jours : Dans la vallée du Ciron s'étirent trois kilomètres de bois et de prés verdoyants. Le parcours sinueux de cette agréable rivière permet en toute saison la pratique du canoë-kayak. La commune a aménagé sur les bords du Ciron un parcours aventure en forêt.

La viticulture Une importante partie du territoire communal est consacrée à la viticulture et abrite quelque 70 exploitations viticoles pour un vignoble d'une superficie de 381 ha.

Six de ces exploitations font partie de la classification officielle des vins de Bordeaux de 1855 en appellation Sauternes :

Clos Haut-Peyraguey