Le chantier naval de La Ciotat était l'un des plus grands chantiers navals en France. Situé à La Ciotat, dans les Bouches-du-Rhône, il ouvrira en 1849 et fermera en 1989. Au début du , le site industriel sera réutilisé pour la maintenance des yachts de luxe. Depuis 2017, le chantier est renommé « La Ciotat Shipyards ».

Histoire

C'est l'ouverture des premières lignes maritimes méditerranéennes qui lance la construction de navires à vapeur dans la région marseillaise. En 1835, le Ciotaden Louis Benet s'associe aux ingénieurs maritimes, les Vence, pour construire des navires à coque métallique à La Ciotat (et à propulsion à vapeur). En 1851, le chantier appartient à la Compagnie des Messageries impériales qui deviendront en 1870 les Messageries maritimes. En 1916, il est cédé à la Société provençale de constructions navales, créée à cet effet. En , le groupe Terrin rachète la société et fonde les « Chantiers navals de La Ciotat »bottin-ciotaden.fr..

La concurrence asiatique à bas coût et les chantiers navals japonais, puis de la Corée du Sud, entraînera les premiers licenciements en 1978. Dernier coup du sort : le « Plan Davignon » - rapport de la Commission Européenne suggérant aux États membres de limiter à un seul par pays, les grands chantiers navals ouvrant sur la mer -. Pour la France, Saint-Nazaire est choisi, avec les chantiers de l'Atlantique alors détenus par Alsthom.

Un plan de restructuration est tenté avec la Normed - Chantiers navals du Nord et de la Méditerranée - qui regroupe les Ateliers et chantiers de France (alors détenus par Schneider), la CNIM (Constructions Navales et Industrielles de la Méditerranée) de La Seyne-sur-Mer et les chantiers navals de La Ciotatarchivesnationales.culture.gouv.fr.. Malgré l'association de ces chantiers, la Normed dépose son bilan en 1986 et la fermeture des chantiers ne sera pas évitée en 1989..

Au total, de 1948 à 1987, seront sortis des cales de la C.N.C.. Le dernier étant un porte-conteneurs, le Monterrey portant le numéro de coque 337, le ...

Entre 1988 et 1994., après plusieurs occupations du site par d'anciens salariés et de « plans de reprises avortés », la Semidep, société d'économie mixte, est créée en 1994.. Elle permet d'éviter que le site ne soit transformé en marina et qu'il conserve une activité industrielle plus modeste.

Depuis 2007, le site est équipé pour l'entretien rapide des gros yachts de plaisance de luxe (notamment à la fin de l'été et en hiver), et possède, entre autres, la plus grande cabine à peinture d'Europe.

En 2017, la Semidep est renommée « La Ciotat Shipyards ».. L'activité est désormais recentrée sur l'entretien de yachts de luxe : les « méga-yachts ». En 2021, selon Le Figaro, . Il emploie, en 2025, ..

Propriétaires

Les différentes sociétés : 1848-1916 : Compagnie des Services Maritimes des Messageries Nationales (renommée Messageries Impériales en 1853, pour devenir en 1871 la Compagnie des Messageries Maritimes) ; 1916-1940 : Société provençale de constructions navales ; 1940-1982 : Chantiers Navals de la Ciotat ; 1982-1987 : Normed. 1994-... : La Ciotat Shipyards est une société publique locale, créée à l’issue des accords de 1994 sous le nom de SemidepEntreprise La Ciotat Shipyards - Semidep-Ciotat à la Ciotat (13600)., et renommée en 2017.

Bateaux d'exception Narval Danube, 1854 l’Ava, 1870 Blois, 1970 Atlantic Star, 1984, P&O Ville de La Ciotat, 1779 et en 1892 Alceste, 1825 Bonaparte, 1847 Périclès, 1852 Guienne, 1860 Impératrice, 1860 Anadyr, 1874 Classe Orénoque de 1874 à 1878 Chili, 1875 Australien, 1890 Laos, 1897 Annam, 1899 Atlantique, 1900 André Lebon, 1915 , 1921 Mariette Pacha, 1925 Mitydjien, 1949 La Marseillaise, 1949

Voir aussi Grande Forme (La Ciotat) Cité ouvrière Notre-Dame-des-Victoires, ancienne cité ouvrière du chantier naval.

Notes et références

Catégorie:Chantier naval en France Catégorie:Transport à La Ciotat Catégorie:Messageries maritimes