Les élections aux Cortes de Castille-et-León de 1991 () se tiennent le , afin d'élire les de la des Cortes de Castille-et-León, pour un mandat de quatre ans.
Le scrutin se tient deux ans après le remplacement du président de la Junte José María Aznar par Jesús Posada, tous deux issus du nouveau Parti populaire (PP). Posada gouverne en coalition avec le Centre démocratique et social (CDS).
Les résultats voient le PP remporter l'exacte majorité absolue des sièges et le CDS s'effondrer au-delà de ce que les sondages avaient perçu. Ce fort recul du parti centriste profite principalement au Parti populaire, ainsi qu'au Parti socialiste (PSOE), qui progresse également mais dans une mesure moindre.
Six semaines après les élections, le candidat du PP Juan José Lucas est investi président de la Junte par les Cortes.
Contexte L'Alliance populaire (AP) de José María Aznar et le Parti socialiste (PSOE) de Juan José Laborda arrivent à égalité en sièges lors des élections autonomiques du 10 juin 1987., ce qui place le Centre démocratique et social (CDS), qui réalise une très forte progression, en position d'arbitre..
Le , le candidat de l'AP José María Aznar est investi président de la Junte au deuxième tour de scrutin, à la majorité relative, bénéficiant de l'abstention du CDS et des suffrages des deux députés de deux petits partis de droite.. Le nouveau Parti populaire (PP), qui a remplacé l'AP, conclut en un accord de coalition avec le CDS, qui obtient ainsi deux conseillers, dont un avec le titre de vice-président, au sein de la Junte de Castille-et-León..
Dans la perspective des élections générales anticipées du 29 octobre 1989, le PP choisit le Aznar comme chef de file électoral., ce qui le pousse à remettre trois jours plus tard sa démission de la présidence de la communauté autonome.. Le , l'ex-conseiller à l'Équipement Jesús Posada est investi président de la Junte par 52 voix pour et 32 voix contre : il bénéficie du soutien du PP et du CDS tandis que le PSOE s'oppose à sa candidature..
Mode de scrutin vignette|Le château de Fuensaldaña, siège des Cortes. Les Cortes de Castille-et-León () sont une assemblée parlementaire monocamérale constituée de représentants (.) élus pour une législature de quatre ans au suffrage universel direct selon les règles du scrutin proportionnel d'Hondt par l'ensemble des personnes résidant dans la communauté autonome où résidant momentanément à l'extérieur de celle-ci, si elles en font la demande.
Convocation du scrutin Conformément à l'article 11 du statut d'autonomie, les Cortes sont élues pour un mandat de quatre ans..
L'article 16 de la loi électorale castillane-et-léonaise du précise que les élections sont convoquées par le président de la Junte de Castille-et-León par voie de décret. Celui-ci est publié au (BOCyL) 24 jours avant la fin de la législature. Le scrutin doit se tenir entre le et le qui suit la publication., obligatoirement le quatrième dimanche du mois de mai..
Nombre de représentants par circonscription L'article 10 du statut dispose que . Le décret de convocation du répartit les sièges entre les neuf circonscriptions de la façon suivante. :
CirconscriptionsReprésentantsCarte León15300px|nombre de représentants par circonscription Valladolid14 Burgos, Salamanque11 Zamora8 Ávila, Palencia7 Ségovie6 Soria5 Total84
Présentation des candidatures Peuvent présenter des candidatures.. les partis et fédérations de partis inscrits auprès des autorités ; les coalitions de partis et/ou fédérations formellement enregistrées auprès de la commission électorale au plus tard dix jours après la convocation du scrutin ; et les électeurs de la circonscription, s'ils représentent au moins 1 % des inscrits.
Répartition des sièges Le seuil électoral est fixé à 3 % des suffrages exprimés, qui incluent les votes blancs., dans chaque circonscription..
La répartition des sièges s'organise en suivant différentes étapes : les listes sont classées en une colonne par ordre décroissant du nombre de suffrages obtenus ; les suffrages de chaque liste sont divisés par 1, 2, 3... jusqu'au nombre de députés à élire afin de former un tableau ; les mandats sont attribués selon l'ordre décroissant des quotients ainsi obtenus.
Campagne Partis et chefs de file Force politique Chef de file Idéologie Résultats en 1987Parti populaire PP Juan José Lucas Centre droit à droiteLibéral-conservatisme, démocratie chrétienne, unionisme36,95 % des voixParti socialiste ouvrier espagnol PSOE Jesús Quijano Centre gaucheSocial-démocratie, progressisme34,01 % des voixCentre démocratique et social CDS CentreLibéralisme, démocratie chrétienne19,37 % des voixIzquierda Unida Gauche unie IU José Antonio Herreros Extrême gaucheCommunisme, républicanisme, internationalisme3,81 % des voix
Sondages
Thèmes et sujets abordés
Résultats Total régional +Résultats des élections aux Cortes de Castille-et-León de 1991.Fichier:Cortes Castille-et-Leon 1991.svgPartis Voix % +/- Sièges +/-Parti populaire (PP)43,5243Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE)36,4435Centre démocratique et social (CDS)8,145Izquierda Unida (IU)5,361Les Verts (LV)1,460Union du peuple léonais (UPL)0,830Acción Popular Burgalesa (APB)0,470Démocratie régionaliste de Castille-et-León (DRCL)0,330Parti d'El Bierzo (PB)0,320Izquierda Berciana (IB)0,250Parti régionaliste castillan (PRC)0,220Unión Castellanista (UC)0,160Union progressiste indépendante (UPI)0,150Parti régionaliste du Pays de León (PREPAL) 0,150Tierra Comunera (TC)0,140Les Verts Liste écologiste-humaniste (LVLE-H)0,120Unidad Palentina (UP)0,110Falange Española de las JONS (FE-JONS)0,060Parti communiste des peuples d'Espagne (PCPE)0,060Plate-forme unitaire de la gauche (PUI)0,0300,020Blanc1,66Solución Independiente (SI)Votes valides99,07Votes nuls0,93Total100 – 84Abstentions32,43Inscrits/Participation67,57
Par circonscription CirconscriptionÁvilaBurgosLeónSièges71115PartisNombre%Nombre%Nombre%Inscrits100,00100,00100,00Abstentions26,4634,0134,77Votants73,5465,9965,23Nuls0,931,060,93Exprimés99,0798,9499,07Partis Voix % Sièges +/- Voix % Sièges +/- Voix % Sièges +/- PP 3 6 7PSOE 26,34 2 34,03 5 38,86 7 CDS 24,83 2 5,85 0 5,46 1 IU 3,60 0 6,57 0 4,89 0 Autres 1,85 7,84 9,05 Blanc 1,07 1,71 1,92
CirconscriptionPalenciaSalamanqueSégovieSièges7116PartisNombre%Nombre%Nombre%Inscrits100,00100,00100,00Abstentions28,8331,2229,59Votants71,1768,7870,41Nuls1,070,751,20Exprimés98,9399,2598,80Partis Voix % Sièges +/- Voix % Sièges +/- Voix % Sièges +/- PP 4 5 4 PSOE 37,16 3 39,51 5 32,40 2 CDS 6,72 0 7,84 1 10,96 2 IU 5,33 0 3,98 0 5,82 0 Autres 3,86 2,80 2,80 Blanc 1,67 1,39 1,97
CirconscriptionSoriaValladolidZamoraSièges5148PartisNombre%Nombre%Nombre%Inscrits100,00100,00100,00Abstentions34,6234,8030,04Votants65,3865,2069,96Nuls0,720,831,03Exprimés99,2899,1798,97Partis Voix % Sièges +/- Voix % Sièges +/- Voix % Sièges +/- PP 3 7 4 PSOE 33,89 2 38,37 6 37,60 3 CDS 6,40 0 5,18 0 9,90 1 IU 2,68 0 8,16 1 3,41 0 Autres 2,98 3,98 2,14 Blanc 1,78 1,73 1,56
Analyse vignette|Parti vainqueur par circonscription et intensité de son résultat. Avec 43 représentants, le Parti populaire (PP) conquiert de peu la majorité absolue aux Cortes. Il est le principal bénéficiaire de l'effondrement du Centre démocratique et social (CDS), dont le reflux est bien plus fort que celui perçu par les sondages et qui perd ainsi sa capacité à peser sur la formation et la ligne politique du futur exécutif territorial. Ce résultat conforte l'ambition de Juan José Lucas de s'installer comme « l'homme fort » de la communauté autonome et renforce la volonté de l'ancien président José María Aznar de faire de la Castille-et-León son tremplin pour la conquête du pouvoir aux élections générales de 1993..
S'il parvient à engranger trois nouveaux représentants du fait du recul des centristes, le Parti socialiste (PSOE) ne progresse pas suffisamment pour empêcher le PP de conserver la présidence de la Junte de Castille-et-León. Avec un siège, soit moins qu'espéré, Izquierda Unida (IU) parvient à faire son entrée dans l'hémicycle de l'assemblée parlementaire autonomique.
Suites Le , après deux jours de débats aux Cortes, Juan José Lucas est investi président de la Junte de Castille-et-León par 43 voix pour et 39 voix contre. Seuls les représentants du Parti populaire votent sa faveur, tandis que le Parti socialiste, dont deux représentants sont absents, le Centre démocratique et social et Izquierda Unida votent contre.. Il prête serment et entre en fonction le , en présence notamment du ministre des Administrations publiques Juan Manuel Eguiagaray..
Notes et références Notes
Références
Voir aussi Articles connexes Élections aux Cortes de Castille-et-León Cortes de Castille-et-León Junte de Castille-et-León ; Président de la Junte de Castille-et-León
1991 Castille-et-León