est un genre de lépidoptères (papillons) appartenant à la famille des Papilionidae et à la sous-famille des Parnassiinae. Ses espèces sont appelées les , en référence au dieu grec éponyme. Elles sont originaires des régions circumpolaires et surtout montagneuses (Alpes, Himalaya, etc.) de l'hémisphère nord. Elles sont assez variables en forme et en coloration. Elles montrent une adaptation à la vie en altitude appelée mélanisme d'altitude avec des colorations plus foncées du corps et de la base des ailes qui permettent un réchauffement rapide de l'animal au soleil.
Aucune espèce ne présente de queues sur les ailes, par contre les chenilles possèdent un osmeterium comme les autres membres de la famille des Papilionidae. À la différence de la plupart de papillons, la chrysalide des apollons est abritée dans un cocon soyeux.
Phylogénèse La division la plus ancienne a séparé le genre Parnassius dont les chenilles utilisent des Crassulaceae (exceptionnellement des Saxifragaceae) des autres lignéesMolecular phylogeny of Parnassiinae butterflies.
Liste des espèces Bien que ce genre soit bien connu, le nombre exact d'espèces reste discuté et varie de 38 (UNEP-WCMC, 2006) à 47 (Weiss 1991)Jean-Claude Weiss : The Parnassiinae of the World. Pt. 4.
Selon : Parnassius acco Gray, 1852. Parnassius acdestis Grum-Grshimailo, 1891. Parnassius actius (Eversmann, 1843). Parnassius apollo (Linnaeus, 1758) – Apollon. Parnassius apollonius (Eversmann, 1804). Parnassius arcticus (Eisner, 1968). Parnassius ariadne (Lederer, 1853). Parnassius autocrator Avinoff, 1913. Parnassius behrii Edwards, 1870. Parnassius boedromius Püngeler, 1901. Parnassius bremeri Bremer, 1864. Parnassius cardinal Grum-Grshimailo, 1887. Parnassius cephalus Grum-Grshimailo, 1892. Parnassius charltonius Gray, 1852. Parnassius choui Huang et Shi, 1994. Parnassius clodius Ménétriés, 1855. Parnassius delphius Eversmann, 1843. Parnassius epaphus Oberthür, 1879. Parnassius eversmanni Ménétriés, 1850. Parnassius felderi Bremer, 1861. Parnassius glacialis Butler, 1866. Parnassius hardwickii Gray, 1831. Parnassius hide Koiwaya, 1987. Parnassius honrathi Staudinger, 1882. Parnassius hunnyngtoni Avinoff, 1916. Parnassius imperator Oberthür, 1883. Parnassius inopinatus Kotzsch, 1940. Parnassius jacquemontii Boisduval, 1836. Parnassius kiritshenkoi Avinov, 1910. Parnassius loxias Püngeler, 1910. Parnassius maharaja Avinoff, 1913. Parnassius maximinus Staudinger, 1891. Parnassius mnemosyne (Linnaeus, 1758) – Semi-Apollon. Parnassius nomion Fischer de Waldheim, 1823. Parnassius nordmanni Ménétriés, 1850. Parnassius orleans Oberthür, 1890. Parnassius patricius Niepelt, 1911. Parnassius phoebus Fabricius, 1793 — Petit Apollon. Parnassius simo Gray, 1853. Parnassius simonius Staudinger, 1889. Parnassius smintheus Doubleday, 1847. Parnassius staudingeri A. Bang-Haas, 1882. Parnassius stoliczkanus Felder, 1865. Parnassius stubbendorfi Ménétriés, 1849. Parnassius szechenyii Frivaldszky, 1886. Parnassius tenedius Eversmann, 1851. Parnassius tianschanicus Oberthür, 1879.
Selon :
Selon : Parnassius behrii W. H. Edwards, 1870 Parnassius clodius Ménétriés, 1855 Parnassius eversmanni (Ménétriés), 1850 Parnassius phoebus (Fabricius, 1793) Parnassius smintheus E. Doubleday, 1847
Statut de protection Seules trois espèces vivent en Europe : l'Apollon, le Semi-Apollon et le Petit Apollon. Les trois espèces sont protégées en France et figurent sur la liste rouge des insectes de France métropolitaine (arrêté du abrogeant l'arrêté du fixant la liste des insectes protégés sur le territoire français métropolitain). L'Apollon et le Semi-Apollon ont aussi une protection au niveau européen, ils sont sur la liste des insectes strictement protégés de l'annexe IV de la Directive Habitats du Conseil de l'Europe concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages du .
Galerie
Notes et références
Annexes Article connexe Papilionidae
Liens externes
Catégorie:Genre de Lépidoptères (nom scientifique) Catégorie:Papilionidae Catégorie:Insecte décrit en 1804 Catégorie:Taxon décrit par Pierre-André Latreille