L'Hexameron est un ensemble de six hymnes vespérales de l'Église, composées selon le livre de la Genèse au .
Caractéristique Les six hymnes de l'Hexameron s'accordent parfaitement au premier chapitre du livre de la : Lucis Creator optime : Genèse I, 2 - 5 (dimanche aux vêpres, à savoir commencement du lundi, le premier jour de la création) Immense cæli Conditor : I, 6 - 8 (lundi au soir : mardi) Telluris ingens Conditor : I, 9 - 13 (mardi au soir : mercredi) Cæli Deus sanctissime : I, 14 - 19 (mercredi au soir : jeudi) Magnæ Deus potentiæ : I, 20 - 23 (jeudi au soir : vendredi) Plasmator hominis Deus : I, 24 - 27 (vendredi au soir : samedi) Le titre est issu du mot grec « tờ hexaemeron », adjectif substantivé qui signifie ce qui fut fait en six jours. thumb|upright=1.3|La création du soleil et de la lune (œuvre de Michel-Ange). Chaque hymne comporte quatre strophes de quatre vers de huit pieds. Sa doxologie est commune et ce qui existait dans d'autres hymnes.
Ces six hymnes adaptent prodigieusement à l'office des vêpres où l'Église « remercie pour les merveilles de la création, pour l'activité qu'elle put mener, et se complaît dans la présence de son SeigneurRobert Le Gall, Dictionnaire de liturgie, p. 250 : vêpres » à la fin de journée. Alors que les deux premières strophes de chaque hymne sont le résumé très concentré du texte biblique, l'auteur développait dans les deux strophes suivantes ses réponses et prières.
Il est évident que cette œuvre fut composée sous influence de la tradition plus ancienne, notamment l'Hexameron, suite d'homélies, attribué à saint Ambroise de Milan. ainsi que son hymne des vêpres Deus, Creator omnium.
Auteur Si les études récentes et approfondies du texte attribuent la composition de ces hymnes à la première moitié du , l'auteur reste inconnu. D'ailleurs, il est probable que celui-ci était unique, en raison d'une façon systématique de la composition - 98.
Il est vrai que, dans ces derniers siècles, on considérait que le pape saint Grégoire composa plusieurs hymnes dont l'Hexameron. Quoique ce pape fût un vrai promoteur de la liturgie de l'Église, cette paternité de saint Grégoire ne remonte cependant qu'au . En effet, un théologien flamand Josse Clichtove écrivit cette attribution en 1516, afin de lutter contre la Réforme protestante.
Manuscrit Les manuscrits restants les plus anciens se trouvent dans l'Hymnaire irlandais ainsi que le Psautier d'or de Saint-Gall du .
Au regard de ceux du , il s'agit des hymnaires de Saint-Maximin de Trèves, de Bobbio, d'H. Bénédictin, de Marchiennes, de Cantorbéry. Un manuscrit de Klosterneuburg (cod. 336), copié au , compte huit hymnes, qui est une reproduction.
Dans la liturgie En raison de la solennité de l'office des vêpres, ces hymnes étaient toujours chantées depuis le Moyen Âge à la fin de celui-ci, juste avant le Magnificat. Après la réforme du concile Vatican II, elles sont chantées ou récitées au début des vêpres, mais pendant les semaines I et III, selon la nouvelle liturgie des Heuresp. 25 - 60.
Texte Lucis Creator optime I. Lucis Creator optime - 490 ( - 5)
Immense cæli Conditor II. Immense cæli Conditor ( - 8)
Telluris ingens Conditor III. Telluris ingens Conditor ( - 13)
Cæli Deus sanctissime IV. Cæli Deus sanctissime ( - 19)
Magnæ Deus potentiæ V. Magnæ Deus potentiæ ( - 23)
Plasmator hominis Deus VI. Plasmator hominis Deus ( - 27)
Voir aussi Hymne religieux Vêpres Liens externes
Références bibliographiques Patrick Hala, Louanges Vespérales, collection Commentaire des hymnes de la Liturgia Horarum, tome I, Abbaye Saint-Pierre, Solesmes 2008 156 p.
Psautier latin-français du bréviaire monastique, Société de Saint-Jean-l'Évangéliste, Desclée et Cie. Paris 1938, réimpression Éditions Sainte-Madeleine, 2003 650 p.
Notes et références
Catégorie:Hymnaire catholique