Le secteur de la santé en Algérie a connu une amélioration de tous les paramètres de santé quantifiables. Des progrès ont été réalisés, surtout depuis le début des années 2000, grâce à une priorité redonnée à la garantie de l’accès à la santé et une part croissante du budget de l’état consacrée à la santéSellal réaffirme l’engagement de l’État en faveur du développement du secteur de la santé, La rédaction, APS, 16 juin 2014. La dépense courante de santé en Algérie représente pour 2016, 6.6 % du produit intérieur brut. La Santé est ainsi le cinquième poste de dépense avec 7,6 milliards de dollars en 2025.

Le système de santé algérien est classé quatrième en Afrique derrière le Nigéria, la Tunisie et l'Afrique du Sud par Bloomberg healthiest country index en 2019..

Situation du système de santé La santé est non seulement un droit universel fondamental, mais aussi une ressource majeure pour le développement individuel, social et économique. Compte tenu de ce principe, l'Algérie a consacré dans sa Constitution le droit des citoyens à la protection de leur santé. Si des résultats incontournables sont enregistrés , il n’en demeure pas moins que le système national de santé algérien est confronté à de multiples contraintes qui altèrent son efficacité et ses performances. L’inadaptation de son organisation, de sa gestion et de ses modalités de financement face aux mutations socio-économiques que connaît le pays remettre en cause les principes d’équité, de solidarité qui fondent le système national de santé.

les infrastructures hospitalières prévus dans le plan quinquennal (2010-2014) lancé par l'état qui vont améliorer, à eux seuls, la prestation sanitaire en Algérie. Il est vrai que ces nouvelles infrastructures vont densifier le tissu existant, mais elles ne régleront pas le déséquilibre spatial de la ressource humaine car c’est ce potentiel qui génère l’acte de soinsSystème de santé algérien le bati ne suffit pas, Farouk Zahi, Afrique Actu, .

L’enjeu est de taille pour le pays, la santé reste un problème qui se résout petit à petit grâce à la création de nombreux hôpitaux et de réformes sanitaires (type sécurité sociale).

La santé est assurée par deux types de soins : public et privé. Chacun peut avoir des soins gratuits dans un hôpital géré par l'État ou aller dans une clinique privée où il doit payer. Beaucoup de cliniques privées ont été créées ces dernières années dans presque tous les domaines de santé.

L'Algérie est confrontée à un exode de ses médecins diplômés, vers l'Europe, notamment la France mais aussi vers l'Amérique du Nord et les États arabes du Golfe. En 2024, Le Monde avance que formés en Algérie seraient en activité en France. Les raisons de cet exode sont doubles : la recherche de meilleures rétributions et un épanouissement professionnel, alors qu'en Algérie des médecins généralistes restent en recherche de postes...

En juin 2026, la rédaction du site lematindalgerie.com, dénonce les manquements du système de santé et particulièrement les insuffisances de l'hôpital Mustapha d'Alger qui ont conduit à la mort du journaliste sportif Mohamed BouchamaChronique d’une fin annoncée : la mort absurde de Mohamed Bouchama, site lematindalgerie.com, 7 juin 2026..

Aspect salarial

En 2022, le professeur Rachid Belhadj de l'hôpital Mustapha-Pacha à Alger évoque l'« exode massif » des médecins algériens vers l'étranger. Il l'attribue à un problème salarial expliquant que . De même, il considère que payer ou par mois un professeur en médecine ayant exercé plus de 20 ans n'est pas correct. Il préconise de revoir le système de santé algérien constatant que les praticiens sont bien mieux payés dans les structures privées.

À partir de , des résidents en médecine algériens sont en grève illimitée dans plusieurs structures médicales du pays pour obtenir un meilleur salaire. Ils demandent une augmentation de 300 % de leur rémunération mensuelle actuelle de (environ ) et une augmentation des primes de garde, limitées à ( environ ) pour 12 heures de travail.

En , il est décidé par les autorités algériennes une nouvelle grille salariale avec en particulier une augmentation de salaires et des primes de performance.

Statistiques + Évolution des dépenses nationales de santé (1991-1998)http://www.who.int/countryfocus/cooperation_strategy/ccs_dza_fr.pdf?ua=1 STRATÉGIE OMS DE COOPÉRATION AVEC LES PAYS- ALGERIE, Organisation mondiale de la santé , 2002 - 2005 des Années 1991,1993 et 1998Année199119931998Dépenses nationales de santé (DNS)ÉtatSécurité socialeAutres (ménages, privées)DNS/PIB (%)3,84,73,6DNS (millions de DA)DNS/habitant (en DA)DNS/habitant (en USD)688761Source: Organisation mondiale de la santé Prix constants de 1991 (unité : millions DA) En 1998, = 75 DA

+ Taux de natalitéTaux de natalité (naissances/), CIA World Factbook, Index Munndi, janvier 2011, mortalitéTaux de mortalité (décès/), CIA World Factbook, Index Munndi, janvier 2011, mortalité infantileTaux de mortalité infantile (décès/ normales), CIA World Factbook, Index Munndi, et de la mortalité maternelleTaux de mortalité maternelle (décès / vivantes), CIA World Factbook, Index Munndi, janvier 2011 des années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011 et 2012Année2006200720082009 201020112012Taux de natalité (naissances/)17,1417,1117,0316,916,7116,6923,99Taux de mortalité (décès/)4,614,624,624,644,664,694,31Taux de mortalité infantile (décès/ normales)29,8728,7828,7527,7326,7525,8124,90Taux de mortalité maternelle (décès / vivantes)//120 / 97//Source: CIA World Factbook - Version du janvier 2013 Taux de natalité : Cette entrée donne le nombre moyen annuel de naissances au cours d'une année par dans la population en milieu d'année, également connu comme le taux brut de natalité. Le taux de natalité est généralement le facteur dominant dans la détermination du taux de croissance démographique. Il dépend à la fois du niveau de fertilité et de la structure par âge de la population. Taux de mortalité : Cet indicateur donne le nombre annuel moyen de décès pendant une année pour en milieu d'année, également connu comme le taux brut de mortalité. Le taux de mortalité, seulement un indicateur approximatif de la situation de la mortalité dans un pays, indique avec précision l'impact de la mortalité actuelle sur la croissance de la population. Cet indicateur est significativement affecté par la répartition par âge, et la plupart des pays finiront par montrer une augmentation du taux global de mortalité, en dépit de la baisse continue de la mortalité à tous les âges, du fait de la fertilité en déclin dans une population vieillissante. Taux de mortalité infantile : Cet indicateur donne le nombre de décès de nourrissons de moins d'un an dans une année donnée pour vivantes dans la même année. Ce taux est inclus dans le taux de mortalité totale, et les décès par sexe, masculin et féminin. Ce taux est souvent utilisé comme un indicateur du niveau de santé dans un pays.

Organisation du système de santé Le ministère de la Santé est le département gouvernemental chargé de la santé publique en Algérie. Plusieurs établissements sont sous sa tutelle :

Agence Nationale de Documentation de la Santé (ANDS) ; Agence Nationale du Sang (ANS) ; Centre National de Toxicologie (CNT) ; École Nationale de Management et de l'Administration de la Santé (ENMAS) ; Institut National Pédagogique de Formation Paramédicale (INPFP) ; Institut National de Santé Publique (INSP) ; Institut Pasteur d'Algérie (IPA) ; Laboratoire National de Contrôle des Produits Pharmaceutiques (LNCPP) ; Pharmacie Centrale des Hôpitaux (PCH) ; Des Centres Hospitaliers Universitaires (CHU) ; Autres : Réseau Algérien de Surveillance de la Résistance aux Antibiotiques (AARN), etc.

Structures de soins

L'Algérie dispose en 2019 de établissements publics de santé de proximité (EPSP), polycliniques, salles de soins, maternités de proximité intégrées à des polycliniques, centres hospitalo-universitaires (CHU) () et établissements hospitaliers spécialisés (EHS) ().

L'Algérie dispose d'une couverture sanitaire au-dessous des recommandations internationales avec :

1,76 lits pour habitants ; 1 polyclinique pour habitants ; 1 salle de soins pour habitants ; 1 médecin général pour habitants ; 1 médecin spécialiste pour habitants ; 1 chirurgien dentiste pour habitants ; 1 pharmacien pour habitants ; 1 paramédical pour habitant ; 1 sage femme pour habitants.

Les infrastructures privées de soins occupent une place importante dans le secteur de santé algérien. Ces infrastructures se répartissent comme suit :

28 cliniques médicales ; 249 cliniques médico-chirurgicales ; 36 cliniques de diagnostic ; 151 centres d‘hémodialyse avec reins artificiels disponibles ; 709 cabinets de groupe ; cabinets de médecins spécialistes ; cabinets de médecins généralistes ; cabinets de chirurgie dentaire ; officines pharmaceutiques.

Industrie pharmaceutique

Assurance maladie

Maladies et contaminations

Maladies Maladies non transmissibles : Hypertension artérielle, Asthme, Maladies mentales, Cardiopathies et le Diabète insulinodépendant. Maladies à transmission hydrique. Anthropozoonoses : Brucellose, Leishmaniose cutanée et viscérale, hydatidose et la Rage humaine. Méningites. Malnutrition : Retard pondéral, Retard statural et Retard staturo-pondéral.

Plan anti cancer L'Algérie enregistre annuellement une incidence de nouveaux cas de cancer, les 5 premiers cancers sont : le sein, le colon-rectum, le poumon, la thyroïde et la vessie. L’Algérie dispose en 2019 de 50 appareils de radiothérapie répartis sur 25 centres (dont cinq dans le secteur privé), en 2014, il n’y en avait que 8 centres.

Programme national élargi de vaccination L'Algérie a un programme national de vaccination obligatoire et gratuit pour tout enfant, ce programme a été modifié à plusieurs reprises, les pathologies visées sont :

D'autres vaccins sont recommandés mais non obligatoires, notamment le vaccin anti grippal chez la personne âgée ou ayant une pathologie respiratoire ou cardiaque.

Programme national de lutte contre la tuberculose Un programme national de lutte contre la tuberculose a été mis en œuvre dès 1966, afin de détecter les cas et standardiser la prise en charge.

Programme national de lutte contre les infections respiratoires aiguës de l'enfant Première cause de mortalité infantile chez l'enfant selon l'Organisation mondiale de la santé, l'Algérie s'est doté d'un programme national de lutte contre les IRA de l’enfant de moins de 05 ans. Ce programme se base sur la standardisation du diagnostic et de la prise en charge, la formation du personnel de santé et l'éducation sanitaire des mères.

Programme national de lutte contre le rhumatisme articulaire aigu Ce programme vise à lutter contre le Rhumatisme articulaire aigu, par :

le diagnostic et le traitement de toutes les angines ; l'enregistrement et la déclaration obligatoire de tous les cas de R.A.A. dépistés ; la standardisation du traitement du RAA.

Plan National Stratégique de lutte contre les IST/VIH/sida Afin de renforcer le dépistage, promouvoir la prévention et standardiser la prise en charge.

Programme national de planification familiale Le programme national pour la maîtrise de la croissance démographique, adopté le et dont la finalité est de réguler le rythme excessif de la croissance de la population afin d’améliorer le niveau de développement économique et social.

Programme national de lutte contre la Morbidité et la Mortalité Maternelle et Périnatale Rendu nécessaire au regard des taux de mortalité maternelle et infantile qui restent importants par rapport aux objectifs de l'OMS.

Autres programmes nationaux

Programme National de Lutte Contre les MTH (Maladies à Transmission Hydrique) ; Programme National de Lutte Contre les Zoonoses ; Programme National de Lutte Anti-Paludienne ; Programme National de Lutte Contre les Méningite cérébro-spinales ;