Xavier Trias i Vidal de Llobatera, né le à Barcelone, est un homme politique espagnol membre d'Ensemble pour la Catalogne (JuntsxCat). Il est maire de Barcelone de 2011 à 2015.
Biographie Pédiatre Il effectue ses études secondaires auprès des jésuites du quartier de Sarrià, à Barcelone. Il entre ensuite à l'université de Barcelone, où il étudie la médecine et la chirurgie. Il obtient sa licence en 1970, puis il se spécialise en pédiatrie.
Il exerce sa profession à l'hôpital pour enfants du quartier de La Vall d'Hebron entre 1974 et 1981.
Haut fonctionnaire Adhérent de la Convergence démocratique de Catalogne depuis 1979, il est nommé directeur général de l'Assistance sanitaire du département de la Santé et de la Sécurité sociale de la Généralité de Catalogne le « DECRETO 383/1983, de 15 de septiembre, de nombramiento de don Xavier Trias i Vidal de Llobatera como Director General de Asistencia Sanitaria. », Journal officiel de la Généralité de Catalogne du . Il est relevé de ses fonctions au bout de deux mois seulement « DECRETO 502/1983, de 18 de noviembre de cese de don Xavier Trias i Vidal de Llobatera como Director General de Asistencia Sanitaria. », Journal officiel de la Généralité de Catalogne du .
Finalement, il revient dans la haute administration autonomique le , en tant que directeur général de la Gestion et la Planification sanitaire, et directeur général de l'Institut catalan de la santé « DECRETO 190/1984, de 5 de julio, de cese de don Xavier Trias i Vidal de Llobatera como Director General de Ordenación y Planificación Sanitaria. », Journal officiel de la Généralité de Catalogne du « DECRETO 191/1984, de 5 de julio, de nombramiento de don Xavier Trias i Vidal de Llobatera como Director General del Instituto Catalán de la Salud. », Journal officiel de la Généralité de Catalogne du .
Conseiller de la Généralité de Catalogne À la suite des élections autonomiques du 29 mai 1988, le président de la Généralité Jordi Pujol forme son troisième gouvernement. Il nomme alors Xavier Trias au poste de conseiller à la Santé et à la Sécurité sociale le « DECRETO 142/1988, de 4 de julio, por el que se nombra a los titulares de los departamentos del Gobierno de la Generalidad de Cataluña. », Journal officiel de la Généralité de Catalogne du .
Pour l'élection suivante, convoquée le , il est investi en sixième position sur la liste de Convergence et Union (CiU) dans la province de Barcelone, que conduit Jordi Pujol « Edicte de 17 de febrer de 1992, de la Junta Electoral Provincial de Barcelona, pel qual es dóna publicitat a les candidatures proclamades per a les eleccions al Parlament de Catalunya de 1992. », Journal officiel de la Généralité de Catalogne du . Il est par la suite reconduit dans ses fonctions exécutives.
Il est remonté en quatrième position à l'occasion des élections autonomiques anticipée du 19 novembre 1995 « Edicte de 23 d'octubre de 1995, de la Junta Electoral Provincial de Barcelona, pel qual es dóna publicitat a les candidatures proclamades per a les eleccions al Parlament de Catalunya de 1995. », Journal officiel de la Généralité de Catalogne du . Lors de ce scrutin, CiU perd sa majorité absolue qu'elle détenait depuis onze ans. Pujol décide alors de renforcer son gouvernement par la création d'un conseiller purement politique, chargé des relations avec le Parlament et les groupes parlementaires, qu'il confie à Xavier Trias « Pujol elige a Trias como nuevo 'hombre fuerte' de su Gobierno », El País, le . Il devient donc le conseiller à la Présidence « DECRETO 3/1996, de 11 de enero, por el que se nombran los titulares de los departamentos del Gobierno de la Generalidad de Cataluña. », Journal officiel de la Généralité de Catalogne du . Le président de la Généralité précise cependant que si Trias « jouera un rôle très important », il ne sera pas son successeur « Pujol afirma que Trias será muy importante, pero no su sucesor como presidente », El País, le .
Chef de file de CiU en 2000 Après que Pere Esteve, secrétaire général de la CDC, a fait le choix en d'être tête de liste de CiU aux élections européennes du 13 juin 1999, Trias est perçu comme le seul susceptible de conduire Convergence et Union lors des élections législatives prévues en 2000 « La marcha de Esteve a Estrasburgo afianza a Trias como cabeza de lista de CiU en las generales », El País, le . En , à seulement deux mois des élections autonomiques, Jordi Pujol annonce qu'il sera effectivement chef de file de CiU pour les prochaines élections au Congrès des députés « Pujol confirma a Trias como cabeza de lista de CiU en las generales », El País, le .
Cela ne l'empêche en rien d'être à nouveau candidat au Parlement de Catalogne, toujours en quatrième de la liste de la circonscription de Barcelone « Edictes de 20 de setembre de 1999, de les juntes electorals provincials, pels quals es dóna publicitat a les candidatures proclamades per a les eleccions al Parlament de Catalunya de 1999. », Journal officiel de la Généralité de Catalogne du . Il échoue toutefois à obtenir la place symbolique de numéro deux, qui revient au conseiller à l'Économie et aux Finances Artur Mas ; cela fait de celui-ci son successeur le plus probable, puisque les dix premiers candidats à Barcelone sont choisis par Jordi Pujol lui-même « Artur Mas se afianza como número dos de la lista de CiU y Trias figurará en el cuarto puesto », El País, le .
Alors que l'Union démocratique de Catalogne (UDC) s'oppose à son maintien au gouvernement régional pour quelques semaines seulement « Unió se opone a que Trias continúe en Presidencia hasta las elecciones generales », El País, le , il demande personnellement à être reconduit dans ses fonctions jusqu'à ce qu'il soit contraint de se retirer du fait de sa candidature au Congrès « Trias continuará unos meses en el nuevo Ejecutivo, que contará con tres consejeras », El País, le . Le président cède et en conséquence, Xavier Trias est nommé conseiller à la Présidence le « DECRETO 300/1999, de 29 de noviembre, por el que se nombran los titulares de los departamentos del Gobierno de la Generalidad de Cataluña. », Journal officiel de la Généralité de Catalogne du . Il annonce quitter ses fonctions le , au profit du secrétaire général de la présidence de la Généralité Joaquím Triadú « Relevo en el departamento de Presidencia », El País, le . Son départ est effectif quatre jours plus tard « DECRETO 45/2000, de 3 de febrero, de cese de don Xavier Trias i Vidal de Llobatera como consejero del Departamento de la Presidencia. », Journal officiel de la Généralité de Catalogne du .
Député au Congrès Au cours de l'élection, Convergence et Union perd , mais ne perd qu'un député sur les 16 qu'elle détenait jusqu'à présent ; bien que CiU soit la troisième force parlementaire et résiste à , elle perd son rôle-clé au Congrès des députés dans la mesure où le Parti populaire dispose désormais d'une majorité absolue, ce qui empêche toute possibilité de pression pour négocier une plus forte décentralisation ou une réforme du financement régional « CiU pierde 200.000 votos y un escaño, pero resiste el 'efecto Piqué' », El País, le . Il impose ensuite à Pujol d'être le seul responsable du groupe parlementaire, cumulant les postes de président et porte-parole alors que ce dernier avait promis personnellement au porte-parole sortant, Josep López de Lerma, qu'il serait reconduit, ce qui l'oblige à se dédire et le choisir comme vice-président du Congrès des députés « Trias vetó a López de Lerma como portavoz de CiU en el Congreso », El País, le . Le , il devient en plus président de la commission de la Science et de la Technologie, la seule du Congrès qui ne soit pas présidée par un député de l'un des deux grands partis « El Partido Popular preside 38 de las 47 comisiones del Congreso y el Senado », El País, le .
Chef de l'opposition à Barcelone Le comité exécutif de Convergence et Union décide le de le proposer comme candidat de la fédération nationaliste au poste de maire de Barcelone pour les municipales du « CiU avala a Trias para competir por la alcaldía de Barcelona », El País, le . Les militants barcelonais approuvent cette désignation à 96 %, Trias s'engageant à reprendre sur sa liste les élus sortants et à ne pas quitter la vie politique tant qu'il ne sera pas maire de la capitale de Catalogne « CDC refrenda con el 96% de los votos a Trias como 'alcaldable' », El País, le .
Sa candidature est un échec : CiU totalise , soit de moins que la liste du Parti des socialistes de Catalogne (PSC) de Joan Clos, ce qui équivaut à 21,78 % des voix et 9 élus sur 41 au conseil municipal « Municipales / Mayo 2003 – Barcelona », site du ministère de l'Intérieur. Bien qu'il gagne par rapport à 1999, il perd tout de même un siège et se retrouve avec la plus faible représentation pour les nationalistes catalans depuis 1983, alors que Trias avait fixé un objectif de 11 sièges et que la participation électorale connaît une augmentation de huit points « Los nacionalistas obtienen en Barcelona el peor resultado desde 1983 », El País, le . Alors, quelques jours après l'élection municipale, la direction de CiU envisage de le nommer troisième de la liste dans la province de Barcelone pour les élections autonomiques prévue le suivant ; il serait ainsi situé après Artur Mas, successeur de Pujol, et Josep Antoni Duran i Lleida, qui doit prendre sa place comme chef de file aux prochaines élections générales après avoir refusé de constituer un tandem avec lui « La cúpula de CiU sopesa que Trias vaya de número tres en las autonómicas », El País, le . Il décide cependant de terminer la législature du Congrès des députés, rendant sa candidature régionale impossible puisque la Constitution empêche d'être député à Madrid et dans sa communauté autonome « Listas con 'overbooking' », El País, le .
Après la nomination de Clos au gouvernement, l'élection d'un nouveau maire est convoquée le . Bien qu'il soit minoritaire, Xavier Trias présente sa candidature contre le socialiste Jordi Hereu ; celui-ci obtient au premier tour les 25 voix de la majorité municipale, alors que Trias se contente des 9 suffrages que lui apporte le groupe de Convergence et Union « Jordi Hereu, alcalde de Barcelona », El País, le . Quelques semaines plus tard, il est reconduit comme tête de liste de CiU, qui se sent alors en pleine capacité de défaire le PSC et de remporter la mairie de Barcelone « CiU ya ha cerrado 600 de las más de 900 listas que presentará en las municipales », El País, le . À la fin de , il affirme que son objectif se fixe à 15 conseillers municipaux et qu'il est en mesure de s'allier avec n'importe quelle formation, même si cela semble difficile avec le Parti populaire « Trias confía en lograr 15 ediles y está abierto a todo tipo de pactos », El País, le . Bien que sa liste perde des voix, la baisse de la participation favorise cette fois les nationalistes. Les captées par CiU valent 26,54 % des suffrages exprimés et 12 conseillers, alors que la liste du PSC emmenée par Hereu doit se contenter d'une avance de et 2 sièges « Municipales / Mayo 2007 – Barcelona », site du ministère de l'Intérieur. Ce progrès significatif, Convergence et Union étant la seule force en hausse dans la capitale, ne permet cependant pas un renversement de majorité, puisque la coalition de gauche totalise plus de la moitié des élus au conseil municipal « Hereu se consolida como alcalde, pese a la subida de CiU y un leve retroceso de la izquierda », El País, le .
Maire de Barcelone