L’écriture légale ou anglicana, appelée en Angleterre court hand ou common law hand, est un style d'écriture manuscrite employé par les tribunaux anglais pendant le Moyen Âge. Utilisé à l'origine par les tribunaux royaux, ce style est adopté peu à peu par les hommes de loi et leurs employés. « Sa graphie est sensiblement droite, serrée, avec des jambages inférieurs et supérieurs exagérément allongés, ceux-ci étant parfois arrondis, principalement les jambages inférieurs, par un arc de cercle terminalPlymouth City Council, "Quills and court-hand writing." ».

Cette graphie tient son nom anglais du fait qu'elle est employée notamment pour les actes officiels des cours des plaids-communs et de la cour du banc du roi, sans être limitée à ces seuls usages. Aux , l'écriture se stylise de plus en plus, et l'usage d'abréviations s'étend aux mots et aux syllabes les plus courantes, à tel point que cette forme d'écriture devient quasiment illisible pour un lecteur ne connaissant pas ses conventions. En 1731, cette écriture est bannie des tribunaux anglais par la loi, Proceedings in Courts of Justice Act 1730, prescrite par le Parlement de Grande-Bretagne, qui dispose qu'à partir du les actes des tribunaux devront être rédigés dans une écriture ordinaire, et non plus dans l'écriture appelée communément « Court hand »... d'autre part les mots devront être écrits en entier et non plus abrégésLa loi de 1731 ne s'applique pas aux tribunaux du Pays de Galles, mais cette omission est corrigée peu après par la loi de 1732, Courts in Wales and Chester Act 1732.. Néanmoins, au , la capacité à lire l'écriture légale était encore considérée comme un atout pour quelqu'un s'occupant de vieilles archives juridiques. Références culturelles Dans la deuxième partie de Henri VI de Shakespeare, écrite vers 1591, à l'acte IV, scène 2, Dick le boucher dit en parlant d'Emmanuel, clerc de Chatham : He can make Obligations, and write court-hand." (« Il sait encore faire des contrats, et écrire par abréviationTraduction de Guizot, tome 7, pg 408. »). Dans le roman de Charles Dickens, La Maison d'Âpre-Vent, Lady Dedlock entame un épisode important, lorsqu'elle reconnaît une écriture légale particulière sur un document juridique. Il est fait référence à l'écriture légale dans le roman L'Épée dans la pierre'' (1938) de Terence Hanbury White.

Articles connexes

Écriture bâtarde Écriture coulée Écriture ronde Écriture de chancellerie Paléographie Cursive romaine Sütterlin

Références

Lien externe Exemples d'écriture légale anglaise

Sources

Legale