Saint-Symphorien-sur-Coise (Saint-Symphorin-sur-Coési [sã sa'fuːri su 'kwèzi]Atlas linguistique de France, GILLIÉRON, Jules et EDMONT, Edmond, 1902-1910 en francoprovençal du Pays lyonnais) est une commune française, située à d’altitude dans le département du Rhône en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Les habitants de ce village sont appelés les PelaudsGuide pratique de la vie économique, sociale et culturelle de la commune de Saint-Symphorien-sur-Coise, Commission information du Conseil municipal (2005). en souvenir de l'importante activité de tannerie qui existait jadis sur la commune.

Sa position le long d'un axe routier reliant la plaine du Forez et la vallée du Rhône lui a donné depuis le Moyen Âge une vocation de village-centre qui se traduit aujourd'hui par l'importance des activités de service.

Géographie

Située à une altitude variant de à , Saint-Symphorien-sur-Coise est une commune de moyenne montagne encadrée par les points culminants des monts du Lyonnais (le crêt Malherbe (), le signal de Saint-André (), le signal de la Courtine (). Le village est établi sur un piton rocheux au confluent de la Coise et de l'Orzon qui s'écoule en direction de l'ouest vers la Loire.

Communes limitrophes

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à , bien répartie dans l’année.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , Saint-Symphorien-sur-Coise est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Symphorien-sur-CoiseUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (50,4 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (40 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (44 %), zones urbanisées (38,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (11,6 %), zones agricoles hétérogènes (5,6 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie La commune, instituée par la Révolution française sous la dénomination de Saint Symphorien sur Coise est renommée Chausse-Armée le 29 frimaire de l'an II, puis Saint-Symphorien-sur-Coise (ci-devant le Châtel) en 1801, avant de reprendre son nom traditionnel.

La dénomination révolutionnaire de Chausse-Armée rappelle que, de tous temps, ce bourg de tanneurs et de cordonniers a fourni une quantité considérable de souliers aux armées.

Histoire

Antiquité Saint-Symphorien était le carrefour de l’Iter viennensis, (le grand chemin de Vienne à Roanne) et de la première « voie d’Aquitaine » partant de Fourvière pour rejoindre l’Auvergne en direction de Bordeaux.

À la fin de la période gallo-romaine les Ségusiaves vont se retrancher dans les monts du Beaujolais et du Lyonnais jusqu’alors pratiquement inhabités. Lorsque les invasions barbares vont déferler sur toute la Gaule, les Ségusiaves se regrouperont au pied des Monts du Forez, des Bois Noirs et des Monts de la Madeleine.

Les pièces de monnaie gauloises représentant un taureau cornupète sont souvent attribuées aux Ségusiaves. Une pièce de monnaie, datant du premier siècle avant Jésus-Christ et portant une inscription SEQVANOIOTVOS, a été trouvée à l'oppidum du Crêt Chatelard près de Roanne.

Forum Segusiavorum était le nom donné à la cité de Feurs, une place stratégiquement bien située entre la vallée de la Loire et la vallée du Rhône, où des marchands de tous horizons venaient échanger leurs produits.

Moyen Âge

Au le château de Saint-Symphorien construit par les comtes de Forez s'élevait à l'emplacement de l'église actuelle sur la limite entre le Forez et le comté de Lyon. Avec le traité de 1173 qui mit fin aux conflits féodaux entre ces deux territoires, Saint-Symphorien le Château fut rattaché définitivement à l'archevêché de Lyon (aux chanoines-comtes de Lyon).

L'archevêché de Lyon confiait à ses vassaux l'exploitation des fiefs, essentiellement des nobles, qui pouvaient entre eux se transmettre, vendre ou échanger leurs biens. Eudes de Tournon, seigneur de Beauchâtel et de Serrières, vendit le la moitié du fief (on peut penser que l'autre moitié appartenait à l'Église de Lyon) pour la somme imposante de écus d'or à Hugues Jossard, étonnamment fils d'un gros commerçant de L'Arbresle. Celui-ci avait été, très jeune, anobli pour services rendus à la couronne par Charles VI, et exerçait à Lyon les fonctions de lieutenant du bailli et de juge des ressorts. Il avait fait une fortune considérable en moins de , notamment dans l'exploitation de mines de plomb. Bourgeois de Lyon où il possédait de nombreux biens, il avait acheté Saint-Symphorien pour son sous-sol et était par ailleurs détenteur des châtellenies de Chessy-les-Mines et de Châtillon d'Azergues. Il avait marié ses enfants aux plus grandes familles de la région. Il portait par ailleurs le titre de conseiller du Roi et mourut immensément riche vers 1408, après avoir transmis la seigneurie de Saint-Symphorien à son fils Jean Jossard. Après que les mines furent vendues à Jacques Cœur puis rachetées après sa destitution, Jean Jossard conservera le fief jusqu'à son décès vers 1465. Il le transmettait à son tour à ses filles, Jeanne Jossard, épouse de Guillaume de Laye, baron de Saint-Lager (en Beaujolais) qui revendit sa part à l'Église de Lyon en 1478, et Françoise Jossard, épouse de Yves Terrail, cousin de Bayardsources J.M Roche, d'après Salomon les ch.hist.du Lyonnais & R. Fédou, une famille aux XIV et , les Jossard de Lyon..

Époque moderne En 1628, le prêtre de Saint-Symphorien-sur-Coise rapporte qu'une contagion fait rage dans la paroisse. Les habitants fuient pour baptiser leurs enfants dans les communes alentour. Il écrit: "À la louange de Dieu, fait notre que la maladie contagieuse s'attacha en ceste ville sur la fin du mois d'aoust et croit ont qu'une fille nommée Catherine Mercieu, niepce de Mathieu Mercieu habitant de ceste ville apporta la dite maladie contagieuse de Lyon où elle estoit malade. Le dit Mercieu son oncle layant conduit du dit Lyon en ceste Ville le vingtiesme aoust auquel mesme jour elle deceda et feut inhumée solennellement bien que soupçonnée de contagion. Après l'enterrement, la maison ou elle deceda feut fermée et y deceda quinze jours après Jeanne Parens femme du dit Mercieu, peu de jours après le dit Mercieu, aultre Mercieu nepveu du dit Mathieu et frère de la dite Catherine et la Percollette ats brossarde qui les servoit la dedan." (voir ici)

L'épidémie de peste continua jusqu'en 1629.

Une activité de tannerie et de travail du cuir a existé jusqu'à une période récente. La fabrication de chaussures pour l'armée de l'an II explique ainsi le nom de Chausse-Armée. La tannerie Ronzon, outre son activité principale, à longtemps fabriqué des selles et harnachements de chevaux.

Époque contemporaine

Le bourg a été desservi de 1914 à 1933 par la ligne des chemins de fer départementaux de Rhône et Loire pour Messimy, et par les Tramways électriques de Viricelles-Chazelles à Saint Symphorien sur Coise et extensions de 1899 à 1933, deux lignes de chemins de fer secondaires à voie métrique

Politique et administration vignette|alt=Carte postale ancienne montrant une vue générale du bourg|Vue générale. Rattachements administratifs et électoraux La commune se trouve dans l'arrondissement de Lyon du département du Rhône. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 de la dixième circonscription du Rhône.

Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton de Saint-Symphorien-sur-Coise. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais rattachée au canton de Vaugneray.

Intercommunalité La commune était le siège de la communauté de communes des Hauts du Lyonnais, créée en 1998.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de Section III de l', sur Légifrance, celle-ci fusionne avec sa voisine pour former, le , la communauté de communes des Monts du Lyonnais, dont est désormais membre Saint-Symphorien-sur-Coise.

En 2018, Saint-Symphorien-sur-Coise est également le siège du syndicat intercommunal des eaux des Monts du Lyonnais et de la Basse vallée du Gier..

Liste des maires

Distinctions et labels En 2014, la commune est distinguée du label « ville fleurie » avec « deux fleurs » attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris..

Population et société Démographie

Santé

Social

Enseignement