Myriam El Khomri, née le à Rabat (Maroc), est une femme politique françaiseBien qu'ayant également la nationalité marocaine, elle n'exerce des mandats politiques qu'en France..

Membre du conseil national du Parti socialiste à partir de 2008, elle est conseillère de Paris, élue dans le , entre 2008 et 2020. Le , elle est nommée secrétaire d'État à la Politique de la Ville, dans le gouvernement Valls II. Le , elle est nommée ministre du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social, lors d'un remaniement. À ce titre, elle porte la loi relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels, plus connue sous le nom de « loi Travail » et adoptée en par application du troisième alinéa de l'article 49 de la ConstitutionCe troisième alinéa stipule que le gouvernement engage sa responsabilité sur ce texte. après un mouvement social de grande ampleur.

Battue aux élections législatives de 2017 à Paris, elle se retire de la vie politique trois ans plus tard en démissionnant de son poste de conseillère de Paris.

Biographie Origines et vie familiale Myriam El Khomri est née le à Rabat. Son père est marocain, gérant d'une boutique de reprographie à Bordeaux, tandis que sa mère est bretonne, professeur d'anglais, en coopération au Maroc à sa naissance.. À ce titre, elle jouit des nationalités marocaine et française.

Jusqu'à l'âge de neuf ans, elle vit à Tanger.. Elle s'installe ensuite avec sa famille à Thouars (Deux-Sèvres) puis à Mérignac, près de Bordeaux.. Au collège Monséjour, situé à Bordeaux Caudéran, elle siège au conseil général des jeunes de Gironde. Elle passe son baccalauréat scientifique à l'âge de .

Mariée à un informaticien originaire du Médoc.., elle a deux filles..

Études et formation En 1995, elle étudie le droit public à l'université Bordeaux IV. Elle finance ses études avec des bourses et en occupant plusieurs emplois.

En 1999, elle emménage à Paris et poursuit ses études de droit à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne, où elle obtient un diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS) de science politique (administration du politique) en 2001. Elle co-rédige un mémoire de fin d’études sur « les Maisons de Justice et du Droit »..

Pour obtenir un stage, elle écrit à trois hommes politiques, dont Claude Bartolone, alors ministre délégué à la Ville. Elle effectue ainsi son stage de fin d'études au ministère délégué à la Ville.. Claude Bartolone la recommande à Annick Lepetit, alors maire du de Paris, dont elle devient la collaboratrice..

Parcours politique En 2001, lors de l'élection de Bertrand Delanoë, elle rejoint, en tant que collaboratrice, la mairie du de Paris, où elle est chargée des questions relatives à la prévention, la sécurité et la toxicomanie. Elle participe cette même année à l'élaboration du contrat local de sécurité du . En 2004, elle participe à l'élaboration du plan « crack du nord-est parisien » de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT)..

Après le , Myriam El Khomri adhère au Parti socialiste. Elle siège au conseil national du parti à partir de 2008, puis au bureau national à partir de 2012 ; elle est nommée secrétaire nationale du Parti socialiste chargée des questions de sécurité en ..

Élue parisienne En , elle est élue dans le de Paris, sur la liste Daniel Vaillant-Bertrand Delanoë. Elle est depuis membre du Conseil de Paris et de 2008 à 2011, adjointe au maire, chargée de toutes les questions relatives à la protection de l'enfance et de la prévention spécialisée, puis du au ., date de son entrée au gouvernement, adjointe au maire chargée de toutes les questions relatives à la prévention et à la sécuritéLe la politique de la ville et l’intégration s'ajoutent à ses compétences.. Le , elle est nommée représentante du Conseil de Paris au conseil d'administration du centre d’action sociale de la Ville de Paris puis le au conseil de surveillance de l'hôpital de pédiatrie et de rééducation de Bullion et le au comité de surveillance des pupilles de la Ville de Paris.

Elle participe à l'inauguration de la place des Droits-de-l'Enfant à Paris ( de Paris, angle des rues de la Tombe-Issoire et d’Alésia) avec l’UNICEF à l’occasion du de la Convention relative aux droits de l'enfant (CIDE)..

Le , à l'occasion de la clôture des États généraux de la Protection de l'enfance organisés par Nadine Morano, alors ministre de la Famille, elle interpelle le gouvernement, sur la politique gouvernementale de protection des enfants, aux côtés de cinq autres conseils généraux franciliens (conseils généraux de Paris, de l'Essonne, du Val-de-Marne, du Val-d'Oise, de la Seine-et-Marne et de la Seine-Saint-Denis) par une déclaration commune, qu'elle signe aux côtés de Claire-Lise Campion, Pierre Coilbault, Viviane Gris, Pascal Popelin, Danièle Querci, tous élus de ces départementsPolitique gouvernementale de protection des enfants : déclaration commune des Conseils généraux de Paris, de l’Essonne, du Val-de-Marne, du Val-d’Oise, de la Seine-et-Marne, et de la Seine-Saint-Denis, ..

Elle démissionne de ces trois postes le , date à laquelle elle est nommée représentante du Conseil de Paris au conseil d'administration de l'association « Paris - Aide aux victimes », à la commission consultative de gestion de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris, à la commission consultative de sécurité et d’accessibilité de la préfecture de police, à la commission départementale de la sécurité des transports de fonds de Paris, à la commission départementale des systèmes de vidéosurveillance de Paris, à la commission locale d’action sociale de la préfecture de police, au conseil départemental de sécurité civile de Paris, au conseil d'administration de la fondation Louis Lépine, et enfin à la commission départementale de la sécurité routière de Paris.. Elle élabore le schéma départemental de la protection de l'enfance et de la prévention spécialisée pour les , créé des structures d’accueil pour les mineurs isolés étrangers.

Elle soutient Martine Aubry lors de la primaire présidentielle socialiste de 2011. Lors des élections législatives de 2012, elle est la suppléante de Christophe Caresche, député de la  circonscription de ParisAnne-Sophie Lechevallier, « Myriam El Khomri - La rue lui en fait voir de toutes les couleurs », Paris Match, semaine du 24 au 30 mars 2016, pages 50-53..

Lors de la campagne des élections municipales de 2014 à Paris, elle est l'une des porte-paroles d'Anne Hidalgo. Pressentie par cette dernière pour prendre la succession de Daniel Vaillant à la mairie du de Paris, le maire sortant lui préfère Éric Lejoindre. Elle est reconduite dans ses fonctions de maire-adjointe.. Le , elle est élue vice-présidente de la commission permanente du Conseil de Paris« Fiche élu - Myriam El Khomri », paris.fr, consulté le 3 mai 2015..

Elle se rapproche de François Hollande au début de l’été 2014.

Secrétaire d'État chargée de la Ville Elle est nommée, à partir du , secrétaire d'État à la Politique de la Ville dans le deuxième gouvernement Valls« La composition du gouvernement Valls II dévoilée », Le Figaro, 26 août 2014., portefeuille assumé précédemment par Najat Vallaud-Belkacem (en tant que ministre des Droits des femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports), et placée sous la responsabilité de Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports. Elle quitte alors ses fonctions exécutives de la mairie de Paris le . Elle est la benjamine du gouvernementMarc de Boni, « Cinq choses à savoir sur Myriam El Khomri », lefigaro.fr, 2 septembre 2015..

La politique ayant été définie par la loi construite par François Lamy dans le deuxième gouvernement Ayrault, elle concentre son action sur de la communicationSylvia Zappi, « Au ministère de la ville, le bilan mitigé de Myriam El Khomri », Le Monde, 3 septembre 2015.. Elle fait sa première apparition publique à Nantes le à l'occasion de la fondation du collectif « Pas sans nous », coordination de groupes de quartiers populaires. puis multiplie les déplacements sur le terrain, notamment dans les communes dirigées par le Front national. Le , cette fonction est reprise directement par Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports.

Ministre du Travail vignette|Le secrétaire d'État slovaque au Travail Branislav Ondruš, le ministre slovaque du Travail Ján Richter et Myriam El Khomri en juillet 2016.

Le , elle est nommée ministre du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social« Myriam El Khomri, la nouvelle ministre du Travail, a du pain sur la planche », europe1.fr, 2 septembre 2015., après la démission de ce poste de François Rebsamen, maire de Dijon.

Sa nomination fait s'interroger l'opposition et la presse sur sa compétence. et son expérience pour ce ministère réputé difficileAlexandre, « Ministre du Travail : Myriam El Khomri hérite d'une mission particulièrement difficile », huffingtonpost.fr du 2 septembre 2015 (consulté le 4 septembre 2015). et de premier plan. Comme lors de sa nomination au secrétariat d'État chargée de la Ville, elle fait l'objet de commentaires critiques, parfois racistes et sexistes, sur les réseaux sociauxMarion Dautry, « Gouvernement Valls 2 : Myriam El Khomri victime d'attaques racistes sur Twitter », rtl.fr du 28 août 2014 (consulté le 3 septembre 2015).« Vallaud-Belkacem, les insultes et la nausée », libération.fr du 3 septembre 2014, (consulté le 3 septembre 2015)..

Elle est chargée de présenter début 2016 un projet de loi controversé réformant la législation relative au travail, avec notamment une flexibilisation du temps de travail, les bases du futur , des mesures sur la médecine du travail et des dispositions sur la restructuration des branches professionnelles. La ministre envisage d'intégrer au projet de loi des dispositions pour maintenir le statut des travailleurs indépendants des plateformes collaboratives comme Uber. Le projet de loi intègre l'essentiel du projet de loi dit « Nouvelles opportunités économiques » préparé par Emmanuel Macron. La loi suscite un mouvement de grèves et le gouvernement décide d'utiliser l'article 49 alinéa 3 de la Constitution française (dit ) pour le faire adopter.

Elle a pour directeur de cabinet Pierre-André ImbertGilles Balbastre, « Le fantassin du dialogue social », Le Monde diplomatique, septembre 2017, 28., qui occupait déjà ce poste auprès de François Rebsamen. D'après la journaliste Martine Orange, il , et aurait commencé de rédiger le projet de loi Travail dès les vacances de Noël 2015 en collaboration avec Matignon, sans que Myriam El Khomri n'en connaisse le contenu..

Elle participe à la création de la Grande École du Numérique.

Élections législatives de 2017 Le , elle est investie par les militants pour les élections législatives de 2017 à Paris avec contre 84 à sa rivale Afaf Gabelotaud.. Pendant la primaire citoyenne de 2017, elle soutient Manuel Valls.. Pour le premier tour de l'élection présidentielle de 2017, elle assume mais se dit et indique qu'elle n'aura à Benoît Hamon.. Elle appelle à voter pour Emmanuel Macron au second tour., après avoir voté en sa faveur pour le premierMyriam El Khomri, interviewé par Marc Landré, « Myriam El Khomri : "Macron doit muscler sa jambe gauche" », Le Figaro, samedi 9 / dimanche 10 juin 2018, .. La République en marche ne lui oppose pas de candidat lors des législatives qui suivent. malgré la mobilisation de militants du parti contre cette hypothèse.. Elle annonce vouloir . et affronte notamment Pierre-Yves Bournazel, candidat LR qui dit également soutenir .. Elle est battue à l'issue du second tour, avec 53,6 % contre 46,4 %.

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