Marseille est une série télévisée française en seize épisodes de 52 minutes créée par Dan Franck et diffusée entre le et le sur Netflix.

Cette série est le premier programme français produit par Netflix. Elle a pour théâtre la mairie de Marseille. Les deux premiers épisodes sont diffusés gratuitement sur TF1 le en raison d'un partenariat inédit entre Netflix et TF1. Les autres épisodes de cette saison seront diffusés à partir du sur la chaîne gratuite TF1 Séries FilmsMarseille : l'intégralité de la saison 1 diffusée en février sur TF1 Séries Films, article de Allociné le 30/02/2017..

Le scénario est écrit par Dan Franck. Pour la réalisation, Pascal Breton s'est entouré du réalisateur Florent-Emilio Siri.

La seconde saison de la série a été annoncée officiellement par Netflix en ; elle est diffusée depuis le en exclusivité sur Netflix.

Le , Netflix annonce l'annulation de la troisième saison de la série.

Synopsis Robert Taro est le maire emblématique de Marseille depuis 20 ans. Après une trahison politique il décide de se représenter et d'affronter Lucas Barrès, qu'il avait pourtant choisi comme successeur. Les deux candidats vont se livrer un combat sans merci au terme duquel un seul sortira vainqueur. Marseille met en scène une lutte au couteau entre les politiciens, les syndicats et les acteurs de l'ombre de la villeMarseille, première série en France pour Netflix, article de DailyMars le 28/08/2014. sur fond de trafic de drogues.

Distribution Acteurs principaux Gérard Depardieu : Robert Taro, maire UPM de Marseille (saison 1) puis président du Sporting Marseillais et conseiller d'opposition (saison 2) Benoît Magimel : Lucas Barrès, premier adjoint de Robert Taro, dauphin puis rival du maire (saison 1), maire de Marseille (saison 2) Géraldine Pailhas : Rachel Taro, femme du maire, violoncelliste Nadia Farès : Vanessa d'Abrantès, présidente UPM du conseil départemental des Bouches-du-Rhône Natacha Régnier : Jeanne Coste, première adjointe de Lucas Barrès puis maire de Marseille, membre du Parti Français (saison 2) Stéphane Caillard : Julia Taro, journaliste à La Provence et fille de Robert et Rachel Taro

Acteurs récurrents Hippolyte Girardot : Jean-Michel Osmond, ami de Robert Taro Éric Savin : Pharamond, le rédacteur en chef de La Provence Daniel Njo Lobé : Fred, ancien flic et chauffeur de Robert Taro Pascal Elso : Pierre Chasseron, chef de file du Parti du Centre, ancien trésorier de l'UPM Lionel Erdogan : Alain "Costa" Costabone, directeur de cabinet de Robert Taro Nassim Si Ahmed : Selim (saison 1) Guillaume Arnault : Éric Hedi Bouchenafa : Farid, le caïd de la cité Félix Pyat Jean-René Privat : Ange Cosini (saison 1) Maruschka Detmers : Sabine Avery, la secrétaire générale de l'UPM (saison 1) Gérard Meylan : Michel Duprez, tête de liste PS à la mairie de Marseille Antoine Coesens : le représentant du promoteur immobilier (saison 1) Quentin Baillot : Guillaume Guénelon, n°2 du Parti Français Nozha Khouadra : Chaïma Joste, colistière de Robert Taro Carolina Jurczak : Barbara, assistante personnelle de Lucas Barrès et colocataire de Julia Taro (saison 1) puis employée à la communication du Sporting Marseillais (saison 2) Mourad Tahar Boussatha : Nasser (saison 1) Azize Kabouche : Bassem, propriétaire du Sporting Marseillais (saison 2) Vladimir Consigny : Driss, fils de Bassem (saison 2) Toussaint Martinetti : Jacques Monnier, directeur financier du Sporting Marseillais (saison 2) Sophie Payan : avocate du consortium (saison 2) Djinda Kane : Rubi Diabo, chef du club de supporters Massalia Force, institutrice à l'école Charles Péguy, copine de Barbara et amie de Rachel Taro (saison 2) Laurence Cormerais : procureure de Marseille (saison 2) Malik Elakehal El Miliani : capitaine de police (saison 2) Sarah Brooks : copine d'Ange Cosini (saison 1). Elle a par la suite mis en cause Gérard Depardieu pour agression sexuelle lors du tournage.

Plusieurs journalistes jouent leur propre rôle, comme Noémie Dahan, Patrick Cohen, David Pujadas, Olivier Truchot ou Michaël Darmon.

Fiche technique Scénario : Dan Franck (saison 1) ; Philippe Pujol, Marie-Anne Le Pezennec et Thierry Aguila (saison 2) Réalisation et showrunner : Florent Emilio-Siri (saison 1 et 2), Laïla Marrakchi (saison 2) Sociétés de production : Netflix et Musique : Ya Sîdî d'Orange Blossom

Épisodes

Première saison (2016) 20 ans Homme de paille Crocodile Intox Face à face Liberté, égalité, sans pitié A voté La Lutte finale

Deuxième saison (2018) La deuxième saison a été tournée au printemps 2017, elle contient 8 épisodes et est diffusée à partir du sur Netflix uniquement. Parjure Emprise Conquête Résistance Capitulation Révélation Abandon Justice

Production Joris Evers, directeur de la Communication Europe de Netflix, a donné en lors du MWC de Barcelone des informations sur le planning de Marseille : .

Le tournage a commencé le . La série est disponible depuis le sur Netflix.

Promotion thumb|180px|Panneau installé à Marseille par la société Netflix.

La municipalité fait installer les lettres de la ville stylisées selon le logotype de la série sur les hauteurs de la ville, dans le quartier de La Viste, à la façon du célèbre panneau Hollywood..

Réalisme et satire de la politique française

Dans le cadre d'une élection municipale, les deux partis politiques principaux mis en scènes dans la série sont l'UPM et le Parti de Gauche. Ils évoquent les deux grands partis politiques français l'UMP et le PS. Figure également le Parti français, évoquant le Front national. Les sondages d'opinion en vue des élections sont mis en scène de façon la plus réaliste possible, ainsi que le débat télévisé du second tour entre les deux candidats de « l'UPM », Taro et Barrès, à l'image de la tradition du débat télévisé du second tour de l'élection présidentielle française. Gravitent autour de cette mise en scène qui se veut réaliste des radios, des chaînes de TV, des journaux et des présentateurs puisés dans la réalité: David Pujadas présentant le journal de TF1, Patrick Cohen interviewant le personnage de Robert Taro, BFM TV, France 2, France 3, iTELE, l'émission radiophonique des Grandes Gueules mentionnée par le personnage de Lucas Barrès, France Info, le journal La Provence Le sport est aussi évoqué avec le club de foot local, le Sporting Marseillais, évoquant l'OM et les problèmes de paiement du stade rénové.

Les tactiques électorales controversées mises en scène dans la série sont elles aussi puisées dans le monde réel. C'est le cas des alliances entre deux partis politiques ayant pour but de remporter des élections. À l'image du personnage de Robert Taro s'alliant avec le personnage de Duprez, tête de liste socialiste, afin de remporter les élections municipales de la ville de Marseille, il est fréquent que les candidats politiques français procèdent à des alliances bipartisanes afin de remporter des élections, notamment à l'issue du premier tour d'une élection. Les tactiques électorales illégales mises en scène dans la série sont elles aussi inspirées de la réalité. C'est le cas de la fraude électorale dont use le personnage de Lucas Barrès. Celui-ci, avec l'aide du mafieux Ange Cosini, fait murer les portes de certains bureaux de vote la veille des élections. Il diffuse aussi des bulletins de vote non conformes dans les secteurs votant majoritairement pour Taro, invalidant ainsi leurs votes. L'usage de tactiques électorales illégales a en effet été observé dans la réalité, comme en témoigne la jurisprudence du Conseil constitutionnel. C'est aussi le cas des manipulations illégales de votes, observées dans la réalité, et toujours orchestrés par Barrès, lorsque celui-ci, à l'aide de Cosini, influence illégalement des votes dans les cités marseillaises. S'il n'use pas de tactiques illégales, le personnage de Robert Taro, quant à lui, recourt à des vices de procédure lorsqu'il évince un candidat tête de liste la veille des élections.

Accueil critique L'accueil de la série par la presse française est extrêmement négatif. Pierre Langlais pour Télérama juge que cette première série française produite par Netflix est un « ratage tellement énorme qu'il en deviendrait presque fascinant » et qu'au lieu du thriller attendu, le public se retrouve devant un « soap maladroit »« Carton rouge pour Marseille, le premier navet "maison" de Netflix », Télérama, 27 avril 2016.. Le jugement est tout aussi sévère pour Le Monde, qui évoque un « accident industriel », une « bouse », qui « ressemble à une série des années 1990 » et dans laquelle les acteurs ne sont pas dirigés, les dialogues ne fonctionnent pas et qui prend « les spectateurs pour des imbéciles »Marseille – Et soudain, c'est le drame sur lemonde.fr du 28 avril 2016. L'AFP écrit que « le casting prestigieux peine à installer une intrigue, desservie par ses dialogues »Marseille : La série de Netflix flinguée par la critique sur ozap.com le 27 avril 2016. Pour Ouest-France, la campagne promotionnelle de la série ne propose que « du vent et un malaise palpable », flairant « l'ambition manquée et un projet bancal »Marseille de Netflix, que de la com' sur ouest-france.fr du 25 avril 2016. Le journaliste de Télé 2 semaines, Alain Carrazé, parle d'une « catastrophe », comparant la série à un « gros épisode de Plus belle la vie » ou à une « vieille saga de l'été des années 1990 »Marseille, la série de Netflix : "une saga d'été des années 1990 !" sur europe1.fr du 2 mai 2016. Même critique pour L'Express, qui compare également la série à « une saga de l'été des années 1990 », plombé par son propos « très mélodramatique », une caractérisation des personnages trop chargée, un déséquilibre entre l'intrigue politique et l'intrigue familiale ainsi qu'une tendance « à multiplier les rebondissements plutôt que de creuser les émotions »Séries: le Marseille de Netflix, très loin de House of Cards sur lexpress.fr du mai 2016. Les Inrockuptibles évoque une « catastrophe accumulant les clichés ». L'hebdomadaire décrit une série « aussi surfilmée que vide de sens et de capacité à émouvoir », mâtiné d'« un soupçon d’accent local raté, une dose de soleil brûlant, le tout arrosé d'un sexisme de base parfaitement vulgaire »Olivier Joyard, Pourquoi Marseille est une catastrophe accumulant les clichés sur lesinrocks.com du 4 mai 2016. Le Figaro parle également de « ratage » et d'un « vulgaire mélo », comparant la série à une sorte de « Dallas phocéen érotico-démodé ». La faute à une « narration linéaire, formatée, dans la veine des sagas d’été des années 1990 », à la « vulgarité assommante des dialogues », des acteurs en roue libre et une mise en scène dans laquelle la ville « reste abstraite malgré de sublimes vues aériennes »Marseille de Netflix, autopsie d'un ratage sur tvmag.lefigaro.fr du 5 mai 2016 . Beaucoup de ces mêmes critiques font références à des dialogues graveleux et vulgaires, compilés sur un tumblrTumblr Marseille La Série. Le site AlloCiné, ayant recensé dix critiques presse, attribue à la série une moyenne de ..