Les Casseurs de pierres est un tableau peint en 1849 par Gustave Courbet, détruit en 1945, lors d'un bombardement en Allemagne. Il mesurait ..
Description Deux hommes, représentés grandeur nature, se détachent sur une colline sombre. En haillons et le corps brisé, ils tournent le dos au spectateur, absorbés par leur tâche. Sur le premier plan, un homme avec un marteau ; sur le deuxième plan un homme avec la pierre ; sur le troisième, à gauche de la toile une corbeille en osier, à droite une marmite, une cuiller et un morceau de pain noir sur une besace.
La signature grande et orange se trouve en bas à gauche.
Histoire Le tableau a été peint en 1849 et fit partie des trois œuvres présentées par Courbet au Salon de 1850-1851 (avec Les Paysans de Flagey revenant de la foire et Un enterrement à Ornans).
Courbet raconte, dans une lettre du à M. et M Francis Wey, qu'il aurait croisé ces ouvriers au bord de la route : Les deux hommes avaient accepté de poser pour le peintre.
Courbet présente son tableau ainsi :
Il est exposé une première fois au Salon de 1850-1851, puis durant l'Exposition Courbet de 1867, après laquelle il est acheté par Laurent-Richard qui le revend en 1871 à M. Binand. En 1909, après la mort de celui-ci, il est acquis par la Gemäldegalerie Alte Meister de DresdeGazette des beaux-arts, juillet 1929, . : la toile fut détruite lors du bombardement de la ville en février 1945, avec 154 autres tableaux, lors d'un transport en camion à la forteresse de KönigsteinMasterpieces of Dresden : Picture-Gallery New Masters par Hans Joachim Neidhardt, E.A. Seemann, 1994..
Il existe deux premières esquisses préparatoires ou variantes, à l'huile. La première, mesurant 65 x 66 cm, figure les deux ouvriers orientés vers la gauche, et est signée en bas à droite ; elle est exposée au Musée Oskar Reinhart « Am Römerholz » (Winterthour, Suisse).. La deuxième mesurant 45 x 54.5 cm, ne figure qu'un seul ouvrier, celui au chapeau, et est signée en bas à droite (collection particulière). On compte aussi un dessin à la mine de plomb du jeune casseur de pierres (Ashmolean Museum). vignette| Les Casseurs de pierre (1849), huile sur toile, , Musée Oskar Reinhart « Am Römerholz » (Winterthour, Suisse). vignette| Le Casseur de pierre (1849), huile sur toile, , Milan, collection particulière.
Contexte Les Casseurs de pierres est traditionnellement considéré comme l'une des œuvres fondatrices du réalisme.. Le peintre représente la réalité telle qu'il la voit. Ce n'est cependant pas la première fois que Courbet peint un travailleur : citons par exemple Le Cheminot datant des années 1845-1846, toile peu connue exposée au musée des beaux-arts de Dole. Représenter des travailleurs en situation, sans artifice, d'autres peintres le font à cette époque, notamment Carl Geyling (1814–1880) : ici, ce qui change radicalement, c'est le traitement de l'image avec son cadrage serré sur les corps, la taille des motifs, respectant les proportions à échelle 1, la palette des couleurs convoquées (terreuse, grise, sable…).
, dit de la toile Émile Zola (1865)..
(Jules Vallès, 1866.)
Connexions René Char a composé un poème directement à partir du tableau, en 1937, dans son recueil Dehors la nuit est gouvernée : « Courbet : les Casseurs de cailloux »Poèmes en archipel. Anthologie de textes de rené Char, Gallimard, Folio, 2007, p.76..
Dans son roman La chaise, Jean-Louis Ézine identifie l'homme au chapeau comme son arrière-arrière grand-père maternel : Jean-Marie Bunel (1817-1867).
Références
Liens externes
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