Carmen Montón Giménez () est une femme politique espagnole née le à Burjassot (province de Valence). Elle est membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE).
Née dans la province de Valence, elle adhère au PSOE en et est élue au conseil municipal de Burjassot en . Elle fait cinq ans plus tard son entrée au Congrès des députés, où elle se spécialise sur les questions relatives à l'égalité. Elle est ainsi rapporteure de la loi sur le mariage homosexuel, sur l'identité de genre et sur l'avortement. Elle obtient une réforme du règlement du Congrès autorisant le vote à distance, notamment pour les femmes enceintes.
À la suite des élections régionales de , elle est nommée conseillère à la Santé de la Généralité valencienne. Elle rétablit l'universalité de l'accès à la santé, propose une loi sur le droit de mourir dans la dignité et rétablit le caractère public d'un hôpital privatisé vingt ans plus tôt. Devenue en ministre de la Santé du gouvernement espagnol, elle rétablit là encore l'accès de tous à la santé publique et engage l'abrogation du ticket modérateur des médicaments pour les retraités.
Elle est contrainte à la démission trois mois après sa prise de fonction, à la suite de révélations sur les conditions douteuses d'obtention de son master en droit public. Elle s'éloigne alors du premier plan de la vie politique, mais y fait son retour en . En , elle est nommée ambassadrice auprès de l'Organisation des États américains.
Famille et débuts en politique Carmen Montón Giménez est née à Burjassot, une ville moyenne de la province de Valence, le ... Son père, Pedro Montón, est élu municipal de cette ville à la fois urbaine et rurale de la banlieue de Valence, et enseignant..
Elle adhère aux Jeunesses socialistes d'Espagne (JSE) en et au Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) quatre ans plus tard. Aux élections municipales du , elle est élue conseillère municipale de Burjassot sur la liste socialiste qui remporte la majorité absolue des voix et des sièges.. Elle est ensuite nommée déléguée à la Culture... Celle qui est surnommée par ses compagnons de parti occupe alors la même fonction que son père avant elle.
Elle est licenciée en médecine de l'université de Valence mais n'a jamais exercé de profession médicale.. En , elle devient secrétaire aux Mouvements sociaux et aux ONG de la direction du Parti socialiste du Pays valencien-PSOE (PSPV-PSOE), sur décision personnelle du nouveau secrétaire général Joan Ignasi Pla.
Députée de Valence : spécialiste l'égalité Dans la perspective des élections législatives du , Pla et l'ancien président de la Généralité valencienne Joan Lerma, dont elle est une amie personnelle, soutiennent l'investiture de Carmen Montón sur la liste socialiste dans la circonscription de Valence..
Elle siège comme députée de Valence jusqu'en . Au cours de son mandat, elle est rapporteure de la loi autorisant le mariage pour les couples de personnes de même sexe, de la loi réformant le droit à l'interruption volontaire de grossesse (IVG) et de la loi sur l'identité de genre..
Loi sur le mariage homosexuel Carmen Montón est nommée en coordonnatrice fédérale de l'organisation sectorielle de la Participation citoyenne du PSOE et conserve ce poste pendant sept ans. Le , elle défend le projet de loi autorisant le mariage homosexuel, à la tribune du Congrès, affirmant que ce texte offre et d'. Elle s'en prend vertement au Parti populaire (PP), qu'elle accuse d'être , s'attirant les applaudissements des représentants du mouvement LGBT.. À l'occasion de l'approbation définitive le , elle déclare que cette loi et ..
Loi sur l'identité de genre Carmen Montón défend en , au sein de la commission de la Justice, l'adoption du projet de loi relatif à l'identité de genre, arguant que la réforme facilitant les modifications d'état civil bénéficiera à qu'elle présente comme un groupe maltraité par le chômage, les statistiques montrant que 90 % des personnes transsexuelles sont sans emploi.. Se félicitant que le texte établisse , elle salue le du gouvernement qui passe . Elle justifie l'exclusion des mineurs de ce dispositif car , ainsi que des étrangers parce que le pays et qu'il s'agit d’éviter les discordances administratives entre États..
Loi sur l'IVG Réélue en , Carmen Montón présente en la position de son parti sur la réforme législative concernant l'interruption volontaire de grossesse (IVG), à savoir une loi autorisant l'avortement jusqu'à un certain délai , et garantissant ce droit dans le cadre du système de santé publique.. Réagissant cinq jours plus tard à la clôture des travaux de la sous-commission parlementaire dédiée à cette question, elle indique que cette posture sera retenue par la ministre de l'Égalité Bibiana Aído dans la rédaction de l'avant-projet de loi, alors que le Parti populaire dénonce le fait de n'avoir pas pu auditionner tous les experts ni faire réaliser tous les rapports souhaités..
Juste avant l'adoption du projet de loi de santé sexuelle et reproductive le , elle explique que . Selon elle, ce texte est bien le fruit d'un consensus puisqu'un seul groupe parlementaire a voté en bloc contre le texte. Elle défend l'idée que cette loi est une norme complète, qui cherche à prévenir le recours à l'IVG et qui extrait l'avortement du Code pénal afin d'inclure des mesures de prévention et diminuer le nombre d'IVG..
Vote à distance au Congrès thumb|Carmen Montón obtient en l'autorisation du vote à distance pour les parlementaires enceintes, en congé parental ou gravement malades. Carmen Montón propose en une réforme du règlement du Congrès des députés autorisant le vote électronique à distance en cas de grossesse ou de congé parental. Cette réforme, élargie aux cas de maladie grave, est soumise en à l'examen des parlementaires, deux mois seulement après la naissance de sa fille. Elle explique sa démarche comme et met en cause une du fait de l'impossibilité de concilier le congé maternité et la présence obligatoire..
Elle suit en et un master en études interdisciplinaires du genre à l'université Roi Juan Carlos (URJC), dont l'obtention sera remise en cause sept ans plus tard..
Ascension dans l'appareil du PSOE Numéro trois du groupe parlementaire thumb|En , Montón accuse le ministre de l'Éducation José Ignacio Wert de mener une réforme éducative classiste, machiste et homophobe.
Nommée porte-parole à la commission parlementaire de l'Égalité en ., Carmen Montón est élue le membre sans responsabilité de la commission exécutive fédérale (CEF) du PSOE en conclusion du ..
Le secrétaire général du parti Alfredo Pérez Rubalcaba procède en à un remaniement fonctionnel du PSOE et de son groupe parlementaire après plusieurs crises. À cette occasion, Montón est promue secrétaire générale adjointe du groupe socialiste au Congrès des députés et se charge spécifiquement des questions liées à l'égalité..
Elle attaque vertement en suivant le ministre de l'Éducation José Ignacio Wert sur son projet de réforme éducative. Accusant l'exécutif de vouloir revenir aux temps du franquisme et détruire le système éducatif, elle dit considérer sa réforme comme , car elle affecte d'abord les enfants des milieux populaires, , parce qu'elle , et , dans la mesure où elle fait disparaître l'éducation à la citoyenneté, qui prévoyait notamment un module de respect de la diversité. Elle met ensuite en cause de Wert, qui a réussi à ce que . Le ministre lui rétorque ironiquement qu'il la remercie pour ses ..
Secrétaire à l'Égalité de la direction Après que Pedro Sánchez a remplacé Rubalcaba au cours d'un congrès extraordinaire, Carmen Montón est désignée secrétaire à l'Égalité de la CEF le . Elle fait alors partie des choix du nouveau secrétaire général, qui la voulait spécifiquement pour occuper ce poste..
Elle dénonce en la volonté du gouvernement de Mariano Rajoy de modifier la loi sur l'IVG, obligeant les mineures de 16 et à obtenir le consentement de leurs parents avant de pratiquer un avortement, alors que la loi de leur imposait une obligation d'information. Selon elle, . Elle ajoute que .. Deux mois plus tard, après avoir appris que le PP a l'intention de retirer toute référence au droit des femmes à la santé reproductive, elle critique un parti ..
Conseillère à la Santé du gouvernement valencien thumb|Ximo Puig nomme Carmen Montón conseillère à la Santé de la Généralité valencienne. Elle fait notamment voter une loi de mort digne et rétablit le caractère public de l'hôpital d'Alzira, privatisé 20 ans plus tôt. Le , Carmen Montón est nommée à conseillère à la Santé universelle et à la Santé publique de la Généralité valencienne dans le gouvernement de coalition de gauche du socialiste Ximo Puig..
Défenseure de la santé publique et universelle Santé universelle Prenant ses fonctions le lendemain, Carmen Montón assure dès le le rétablissement du principe d'accès universel au système de santé publique, ouvrant ce droit à notamment en situation irrégulière.. Quand cette décision est suspendue par le Tribunal constitutionnel, elle décide de la maintenir en ayant recours à une norme de rang inférieur à la loi, qui ne peut donc être contestée devant la haute juridiction.
Elle annonce au mois d' le rétablissement de la délivrance gratuite de la pilule du lendemain dans les centres de santé sexuelle et rouvre le droit à la procréation médicalement assistée pour les lesbiennes et les célibataires, aboli trois ans plus tôt par le précédent gouvernement de la Généralité...
Santé publique Dans le cadre de l'adoption du projet de loi de finances de la Généralité pour 2017, Carmen Montón fait voter en 2016 une disposition interdisant aux chefs de service et aux chefs de section des hôpitaux publics de partager leur journée entre activité publique et privée, en contrepartie de la perception d'une prime salariale. Cette mesure est contestée en devant le Tribunal constitutionnel..
Elle présente le le , surnommé la (). Sans autoriser l'euthanasie, le texte encadre l'organisation des soins palliatifs et le processus de fin de vie pour éviter la douleur et la souffrance du patient.. Le texte est approuvé le par le Parlement valencien..
Elle annonce le le retour dans le secteur public du , établissement de santé réunissant un hôpital, de santé, médicaux et . Privatisé dans les années 1990 par le Parti populaire, il était perçu comme le symbole du transfert de la santé publique au secteur privé. Elle engage immédiatement des renforts de personnel.. Un an plus tôt, elle avait déclaré que ..
Positions au sein du PSOE Au cours de la crise interne au PSOE de l'automne , Carmen Montón ne s'associe pas aux démissions au sein de la direction, qui conduiront à la chute de Pedro Sánchez le , contrairement à Ximo Puig. Elle refuse ensuite de prendre parti pendant les primaires pour le du parti en , puisque le président de la Généralité apporte son soutien à Susana Díaz, principale concurrente de Sánchez. En conséquence, elle n'est pas rappelée au sein de la CEF le mois suivant, alors que six membres du PSPV-PSOE y font leur entrée..
Lors des primaires qui suivent au sein du PSPV-PSOE, elle prend position en faveur de la réélection de Puig au poste de secrétaire général, qui se trouve alors opposé à Rafa García, maire de sa ville natale.. Elle explique et défend , soulignant .. Elle est désignée le membre du conseil institutionnel, nouvel organe consultatif placé auprès de la commission exécutive, par le du PSOE valencien..
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