Maxime Destremau, né le à Alger et mort le à Toulon, est un officier de marine français qui s'est illustré lors de la bataille de Papeete en 1914.
Biographie
Maxime Destremau est le fils d'Arthur Destremau, chef d'escadron d'état-major et de Marie Dromard.
Élève du Collège Stanislas de 1885 à 1889, il entre à l’École navale en 1892, neuvième de sa promotion. D'abord affecté successivement sur l'aviso-transporteur Scorff (1896), sur le croiseur Éclaireur (1897) puis sur l'aviso-transport Eure (1899), il passe en 1902 par l'école des officiers torpilleurs, à la sortie de laquelle il est nommé second du torpilleur autonome submersible Narval. Lieutenant de vaisseau le , il reçoit le le commandement du sous-marin Gustave-Zédé puis, le , celui du torpilleur autonome submersible Pluviôse. Officier-élève de l'École supérieure de la Marine en 1911, il prend en le commandement de la canonnière La Zélée, au sein de la division navale d’Océanie.
À Tahiti, où il est appelé en langue locale le « tōmānā ʻāpī » ou « nouveau commandant », il entre en conflit, au tout début de la Première Guerre mondiale, avec le gouverneur William Fawtier qui défend les intérêts des commerçants de la place et s'abstient, même après avoir eu communication officielle de la déclaration de guerre, d'arrêter ou d'expulser les ressortissants allemands ou autrichiens.
Destremau n'en organise pas moins la défense de l'île, en débarquant la plus grande partie de l'artillerie de La Zélée pour renforcer les défenses côtières et en entraînant la petite troupe qu'il a pu réunir en vue de résister à un éventuel débarquement.
Bataille de Papeete
Grâce à ces dispositions Destremau parvient, le , à tenir à distance les croiseurs cuirassés Scharnhorst et Gneisenau lorsque ceux-ci se présentent devant Papeete, et à empêcher les Allemands de faire main-basse sur son stock de charbon. Ayant, conformément aux ordres reçus pour le cas d'une attaque par une force disproportionnée, sacrifié La Zélée dans la bataille, il est renvoyé en métropole, où on lui confie en , à titre intérimaire, le commandement du contre-torpilleur Boutefeu. Mais il tombe gravement malade et meurt à Toulon, le , d'une crise d'urémie, hélas trop tôt pour connaître les honneurs officiels qui lui seront finalement rendus.
À sa citation posthume à l'ordre de l'Armée, en , , l'amiral de Bon proposa en 1919 d'ajouter l'attribution de la rosette d'officier de la Légion d'honneur avec une citation peut-être moins politiquement correcte : . Cette double proposition finale ne fut pas suivie d’effet.
Il est inhumé au cimetière d'Amblans (Haute-Saône), pays d'origine de sa mère et de son épouse.
Postérité
Le frère aîné de Maxime, Félix Destremau, deviendra général à la fin de la Première Guerre mondiale. Maxime Destremau laissait derrière lui six enfants, dont l'un, Pierre, deviendra capitaine de vaisseau. Le skipper Sébastien Destremau est l'arrière-petit-fils de Maxime Destremau. vignette|Maxime Destremau (au centre) et son état-major à Papeete, en 1914.
Honneurs et distinctions Chevalier de la Légion d'honneur Une avenue de Papeete porte son nom.
Notes et références
Notes
Références
Voir aussi
Films documentaires
Liens externes
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