Laniakea est le superamas de galaxies englobant le superamas de la Vierge dont fait partie la Voie lactée.

Découverte

Dès 1988, l'astronome sud-africain Anthony Fairall estime que les redshifts suggérent que les superamas de la Vierge et de l'Hydre-Centaure peuvent être connectés.

En , une équipe internationale d'astronomes composée de R. Brent Tully, de l'université d'Hawaï à Mānoa, d'Hélène Courtois, de l'université de Lyon I, de Yehuda Hoffman, de l'université hébraïque de Jérusalem, et de Daniel Pomarède, du Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives, annonce sa découverte, résultant d'une nouvelle façon de définir les superamas selon les vitesses radiales des galaxies.

Composition

vignette|gauche|alt=Traînées blanches d'allure plumeuses sur fond noir.|Représentation de Laniakea, montrant la localisation de la Voie lactée (point rouge) et le champ des vitesses des galaxies qui le composent. Laniakea peut être défini, en première approximation, comme un ensemble de trois superamas qui convergent, à une vitesse d'environ , vers le Grand attracteur : le superamas de la Vierge, qui contient la Voie lactée et donc le Système solaire dont fait partie la Terre ; le superamas de l'Hydre-Centaure au voisinage duquel se trouve le Grand attracteur ; le superamas du Paon-Indien. Sa taille approximative est de , soit près de 4 % du rayon de l'Univers observable.

La définition de Laniakea comme un superamas est contestée par Gayoung Chon, de l'Institut Max-Planck de physique extraterrestre. Elle considère que le qualificatif de superamas devrait être réservé aux structures devant s'effondrer en un objet simple, ce qui, estime-t-elle, ne sera pas le cas de Laniakea.

Méthode de découverte

La méthode utilisée pour analyser les mouvements des galaxies afin de distinguer le mouvement particulier de l'expansion cosmique est le filtrage de Wiener, qui fonctionne pour des informations positionnelles bien définies, permettant une analyse jusqu'à environ (). Avec cette limitation, Laniakea se dirige vers le superamas de Shapley, donc il se peut que Shapley et Laniakea puissent faire partie d'un plus grand complexe.

Emplacement vignette|Carte des superamas galactiques jusqu'à environ 1 milliard d'années-lumière, avec Laniakea présenté en jaune. Les superamas voisins de Laniakea sont le superamas de Shapley, le superamas d'Hercule, le superamas de la Chevelure de Bérénice et le superamas de Persée-Poissons. Les bords des superamas et de Laniakea n'étaient pas clairement connus au moment de la définition de Laniakea..

Adresse À la suite de l'analyse des programmes d'observations. : Cosmicflow-1 (2008) : dynamique de à moins de d'années-lumière de la Voie Lactée ; Cosmicflow-2 (2013) : dynamique de dans un volume de d'années-lumière de diamètre.

Vitesses La Terre autour du Soleil : Le Soleil autour du centre de la Voie lactée : Le Groupe local se précipite vers une concentration de masse dans la direction de la Constellation du Centaure :

La galaxie d'Andromède qui se trouve à d'années-lumière vient à la rencontre de la Voie lactée à une vitesse propre de . La rencontre est prévue dans d’années environ pour former une galaxie elliptique..

Origine du nom Le nom a été proposé à la communauté scientifique par , un professeur de l'université d'Hawaï, en hommage aux navigateurs polynésiens qui se repéraient grâce aux étoiles.

Notes et références Notes

Références

Annexes Bibliographie

Liens externes

Laniakea, un continent de galaxies La Tête au Carré, France Inter,

« Hélène Courtois, géographe du cosmos », La Méthode scientifique, France Culture,

Catégorie:Superamas de galaxies Catégorie:Structure à grande échelle de l'Univers