Eusèbe Galmiche, né à Vesoul le et mort à Dijon le , est un conservateur des eaux et forêts. Sa carrière s'est déroulée dans l'est et le centre de la France, essentiellement vouée à l'étude, l'exploitation et la régénération de la forêt. Il a effectué pendant trois ans une mission d'expertise auprès du gouvernement ottoman pour gérer la forêt turque. Biographie Formation

Eusèbe Galmiche nait au n°17 rue de l'Aigle noir à Vesoul. et passe sa jeunesse en Franche-Comté, pays de tradition forestière, où son oncle Charles Galmiche est inspecteur des eaux et forêts. De 1860 à 1862, il fait partie de la de l’École forestière de NancyConcours École impériale forestière en 1860. Carrière De 1862 à 1902, Galmiche fait carrière dans l'administration des eaux et forêts, passant du grade de garde général stagiaire, à Vesoul, au grade le plus élevé, celui de conservateur, à Dijon. Restauration des terrains en montagne De 1863 à 1870, il est garde-général des forêts, affecté au service du reboisement à Digne pour restaurer les terrains de montagne les plus dégradés. Il contribue ainsi au nouveau dispositif réglementaire créé par la loi du sur la restauration des terrains en montagne (RTM). Il complète son expertise des ballons des Vosges par l’étude et la gestion des torrents et des pâturages d’été sur les hauts sommets. Mission forestière en Turquie Eusèbe Galmiche a effectué pendant trois ans une mission d'expertise auprès du gouvernement ottoman pour gérer la forêt turque. Il fait partie des forestiers français missionnés en par le ministre des FinancesLa gestion des forêts dépendait du ministère des finances auprès du gouvernement ottoman, afin de reconnaître les ressources du patrimoine forestier, plus particulièrement les forêts côtières de la mer Noire. La guerre franco-allemande de 1870 déclarée, il revient en France et sert comme sous-intendant dans l’armée des Vosges. Début 1871 il reprend sa mission auprès du gouvernement ottoman. Il est plus particulièrement chargé de reconnaître les forêts du vilayet de Kastamonu et en fait des propositions de réorganisation. Les forestiers français, pour leurs réalisations : Dressage précis de la carte des forêts turques École forestière à l'origine de la Faculté des forêts d'Istanbul Voyage forestier en Turquie Élaboration de la réglementation forestière turque sont récompensés par les distinctions honorifiques de l'Osmaniye et du Médjidié et sont promus dans l'École forestière d'Istanbul ou la vice-présidence des conseils de travaux turcsChronique internationale . L'équipe de Montrichard et Galmiche .. Aménagement centre et est de la France thumb|Eusèbe Galmiche à Constantinople en 1872 En 1873 il rentre en France où il est nommé aux services d’aménagement de Tours, de Grenoble en 1876, de Bourges en 1882, qu'il quitte en 1883 pour Darney dans les Vosges, où il est nommé inspecteur des eaux et forêts. Sa carrière se poursuit à Dijon en 1891 où il obtient le titre de conservateur des eaux et forêtsRevue de géographie alpine, page 142, D. Mourral, Les Forêts du canton du Villard-de-Lans, 1927.. L'heure de la retraite sonne en , il a été cité régulièrement dans le périodique de référence de l'époque en matière forestière, la Revue des eaux et forêts. En 1903, il est nommé membre du comité exécutif de la société forestière de Franche-Comté et Belfort. À partir de 1908, il siège comme conseiller municipal à la mairie de Dijon. Il y laisse le souvenir d’un grand travailleur en toute humilité avec par exemple la mise en œuvre des jardins ouvriersRevue des eaux et forêts, tome 53, 1914. instaurés depuis peu pour aider les familles. Il meurt le à Dijon. Sa carrière et ses obsèques sont relatées dans le journal dijonnais Le Bien publicLe Bien public, Dijon, décembre 1913.. Travaux publiés Épigraphie Lors de son second séjour en Turquie, Galmiche copie une vingtaine d'inscriptions lapidaires grecques inédites dans la région correspondant à la partie orientale de l'ancienne Bithynie, sur une rive du Sakarya, qu'il publiera ultérieurement dans un opuscule de 7 pages intitulé Souvenirs d'OrientRevue de philologie, de littérature et d’histoires anciennes, Klincksiek, 1940, page 184.Ernest Leroux, Revue archéologique, 1874, page 5 et 5.Guy Labarre, Les cités de Lesbos, aux époques hellénistes et impériale, Ed Boccard, 1996, page 140.. Georges Perrot note que la publication de Galmiche est le plus important recueil sur l'épigraphie grecque de la région : . Futaies et taillis-sous-futaie Le forestier Galmiche justifie ses études des forêts sous régime de futaie et régime de taillis avec des données chiffrées. Son tableau Réserve des taillis sous futaie est repris dans les ouvrages forestiers français et étrangers ainsi que son opuscule sur les futaies jardinées . Hommages Une route forestière du massif du Vercors proche de Villard-de-Lans porte le nom d’Eusèbe Galmiche Revue forestière française Vol 25 École nationale du génie rural 1974. Un scialet proche de la route Galmiche a hérité du même nomScialet Galmiche. Décorations

50px|alt=Ruban de l'Ordre du Médjidié Chevalier de l'ordre du Médjidié du gouvernement ottoman. Publications vignette|Route forestière Galmiche dans le Vercors

Les Taillis de l’inspection de Dijon-Sud, Édition Imprimerie Jacquin, 1904. Lettre à un propriétaire de futaie jardinée, Édition Imprimerie Jacquin, 1905.

Cours élémentaires de botanique forestière et seconde lettre à un propriétaire de futaies jardinées in Revue des eaux et forêts, volume 53 d’A. Frézard et S. Frézard, 1915. Étude de l’amélioration des pâturages communaux dans l’arrondissement de Barcelonnette repris in Annales des sciences forestières Volume 3, Nancy, École nationale des eaux et forêts, 1929. Notes et références

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