Bormes-les-Mimosas est une commune du département du Var en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. La commune abrite le fort de Brégançon, résidence d'État utilisée comme lieu officiel de villégiature (principalement estivale) du président de la République française.

La commune est labellisée parmi les Les Plus Beaux Villages de France.

Géographie Localisation La commune de Bormes-les-Mimosas est située sur la côte méditerranéenne, à l’extrême sud du massif des Maures. Elle s’étend des crêtes du massif principal jusqu’à l’extrémité du cap Bénat qui avance dans la mer en face des îles d’Hyères, en passant par la petite dépression du ruisseau de Batailler, qui assure la communication entre la plaine d’Hyères et la « corniche des Maures » (le Lavandou, Cavalaire).

Le village de Bormes est accroché à flanc de colline, face au sud, sous les ruines de son ancien château.

Géologie et relief La superficie de la commune est de ; son altitude varie entre Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, ..

Le sud du territoire communal s'étend sur la plaine du fleuve le Batailler, jusqu'à son embouchure dans la mer Méditerranée, à l'est. Le village, dans la partie nord, se trouve sur une colline, à d'altitude. Une route de crêtes passe en limite de communes nord, à environ d'altitude.

Hydrographie Bormes-les-Mimosas est arrosée par le fleuve du « Vallon de la Favière », long de , dont l'embouchure se situe au sud du port du quartier de La Favière.. La commune est également traversée par le Batailler, long de ., et plusieurs de ses affluents : Vallon de la Berle., Vallon du Val de Guillen., Vallon de Maudroune., Vallon de l'Agueiroun.. La Vieille, fleuve de , prend sa source au nord de la commune..

Deux retenues d'eau notables sont aussi présentes : la « retenue du Trapan » alimentée par le « ruisseau du Pellegrin »., et celle au nord du château de Bregançon alimentée par le « vallon du barrage »..

Autres cours d'eau dans la commune ou à son aval. : vallon Les Campaux, qui prendra le nom de rivière Môle lorsqu'il traversera la commune du même nomIl s'appelle au gré de son cours Vallon de Gratteloup, Vallon des Campaux, puis rivière Môle. ; vallons des Caunes, de Roussel, du Cros des Moutons, de la Citadelle, du Fumas, du Mistral, du Labade, de la Gourre, du Révérencier, du Grand Noyer, du Petit Noyer, des Aubrètes, de Barral, de Sauve Redone, des Pradets, de la Cadenière, de la Siouvette ; ruisseaux de la Femme Morte, de Font Freye, de Bargean, de Baou d'Enfer ; raie de Rougne.

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen et est dans la région climatique Var, Alpes-Maritimes, caractérisée par une pluviométrie abondante en automne et en hiver (250 à en automne), un très bon ensoleillement en été (fraction d’insolation > 75 %), un hiver doux () et peu de brouillards..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Collobrières_sapc », sur la commune de Collobrières à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en .

Voies de communications et transports Bormes-les-Mimosas est accessible par la route départementale RD 559, depuis La Londe-les-Maures et Le Lavandou, ainsi que par la route départementale RD 98, depuis La Môle, Cogolin, et le golfe de Saint-Tropez. L'autoroute la plus proche est l'autoroute A570 à Hyères.

La municipalité a mis en place une navette gratuite, qui circule dans la commune quatre jours par semaineNavette gratuite à Bormes-les-Mimosas.. Plusieurs lignes de Varlib circulent à Bormes-les-Mimosas : la ligne 8816, vers Le Lavandou, qui dessert notamment l'école de voile, les lignes 7801, 7802, 7803, 7821 vers Saint-Tropez, la ligne 8814 vers La Croix-Valmer, la ligne 8844, entre Rayol-Canadel-sur-Mer et le collège Frédéric-Mistral..

Urbanisme Typologie Au , Bormes-les-Mimosas est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Bormes-les-Mimosas-Le LavandouUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération intra-départementale regroupant trois communes, dont elle est ville-centreDans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Bormes-les-Mimosas-Le Lavandou comprend une ville-centre et deux communes de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bormes-les-Mimosas, dont elle est la commune-centreLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

La commune, bordée par la mer Méditerranée, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral.. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des , ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit..

Morphologie urbaine Voir le "Géoportail de l'urbanisme", Plan d'urbanisme sur le territoire communal, etc.

Occupation des sols Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols détaillée de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC). vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

+Occupation des sols en 2018 Type d’occupation Pourcentage Superficie (en hectares)Tissu urbain discontinu 8,5 % 826Vignobles 9,0 % 872Vergers et petits fruits 0,6 % 59Systèmes culturaux et parcellaires complexes 1,9 % 186Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants 0,6 % 55Forêts de feuillus 25,8 % 2513Forêts de conifères 0,7 % 69Forêts mélangées 9,1 % 882Végétation sclérophylle 29,1 % 2828Forêt et végétation arbustive en mutation 1,5 % 149Végétation clairsemée 0,6 % 55Zones incendiées 11,9 % 1159Plans d'eau 0,3 % 31Mers et océans 0,4 % 38Source : Corine Land Cover.

Logement En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de , alors qu'il était de en 1999LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie..

Parmi ces logements, 33,9 % étaient des résidences principales, 62,7 % des résidences secondaires et 3,4 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 47,3 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 52,3 % des appartementsLOG T2 - Catégories et types de logements..

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 66,2 %, en hausse sensible par rapport à 1999 (60,0 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était en baisse sensible : 2,2 % contre 3,0 % en 1999, leur nombre ayant diminué de 80 à 73LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation..

Projets d'aménagements

Risques naturels et technologiques vignette|redresse|Mémorial aux pompiers morts lors de l'incendie à Cabasson en 1990. Le risque de feux de forêt est important comme dans l'ensemble du Var. Le dernier dans la commune, en date du , a détruit d'espace naturel et provoqué l'évacuation temporaire de plus de .. Le précédent de la même ampleur, en , avait couté la vie à quatre pompiers sur les hauteurs de Cabasson..

Toponymie Bormes-les-Mimosas s'écrit Bòrmas en provençal et selon la norme classique, Bouarmo selon la norme mistralienneLe Pays des Maures : Bormes-les-Mimosas. En gaulois, « borme » issu de Bormo, dieu guérisseur des sources chaudes, appelé aussi Borvo, signifie furoncle avec l'idée de gonflement et d'inflammation.

La commune de Bormes devient Bormes-les-Mimosas le .Les Archives nationales conservent un document concernant la demande de changement de nom, daté du , à la cote Intérieur ; Direction générale des collectivités locales ; Sous-direction des compétences et des institutions locales ; Bureau structures territoriales CHANGEMENT DE NOMS DE COMMUNES F , 2 bis100 & 101, 19770142/1-19770142/2, 19770142/2 F2 bis 101. en raison de la présence sur son sol d'un grand nombre d'arbres de cette espèce..

Du point de vue botanique, les mimosas qui fleurissent en petites boules jaunes et dont le nom est associé à celui du village de Bormes sont des Acacia dealbata. Elles se distinguent pourtant des acacias du langage courant, qui sont des Robinia pseudoacacia et des Mimosa au sens des botanistes, appelées couramment sensitives, et qui produisent comme fleurs des boules violettes.

Histoire Antiquité et Moyen Âge Vers , une tribu ligure venant d’Italie appelée Bormani investit le littoral proche de Cabasson. Après être restés longtemps un peuple de pêcheurs vivant du cabotage et du commerce du sel, du fer et du plomb argentifère, les habitants émigrèrent sur les collines au pour échapper aux attaques incessantes des pirates sarrasins. Le village et ses remparts ne furent construits qu’au .. En 1323, lors de la tournée d'inspection des fortifications de Provence, mis devant l'alternative de remonter dans la forteresse ou d'agrandir les murs par Robert de Milet, les habitants choisissent d'agrandir les murs.

Époque moderne La mort de la reine Jeanne de Naples ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence ; les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis d'Anjou, alors que le seigneur de Bormes, Rosselin de Fos., soutient le duc d’Anjou dès le printemps 1382, ce soutien étant conditionné à la participation du duc à l’expédition de secours à la reineGeneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, , 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, 409 et 410 (note 42)..

Le village sera gouverné à compter du , et jusqu’à la Révolution française, par cinq dynasties de seigneurs dont les puissants Seigneurs de Fos.

Époque contemporaine À la fin de la Seconde Guerre mondiale, le débarquement de Provence s'opère entre Le Lavandou et Saint-Raphaël dans la nuit du . Les forces du débarquement font route vers Toulon, et libèrent Bormes-les-Mimosas le .. La bataille de Toulon aura lieu du .

Politique et administration Rattachements administratifs et électoraux vignette|redresse|La mairie, vue coté Est en 2023.